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Laboratoire sur la Réserve naturelle

Un laboratoire plein-air avec 110 cégépiens, plus d’action que tout le reste de l’année. Il faut dire qu’une réserve naturelle, il faut le grand calme, c’est naturel.

Par : Joffre Grondin

Ce jeudi 14 septembre, le site de la réserve naturelle de la Cumberland n’avait pas connu une telle animation depuis… l’an dernier. En effet, plus d’une centaine d’étudiants du cours de biologie «évolution et diversité du vivant» du cégep Beauce-Appalaches s’égaillait sur le site dans le cadre du laboratoire plein air annuel. 

Chaque équipe avait pour mission de récolter des échantillons des trois règnes, animal, minéral, végétal, ainsi qu’un échantillon d’eau. Le tout pour de futures analyses en laboratoire. Nathalie Brochu, la technicienne du laboratoire du cégep Beauce-Appalaches était d’ailleurs sur les lieux, ainsi que les deux enseignants Bruno Gilbert et Frédéric Fortier qui encadraient l’activité. 

Nous avons demandé à l’enseignant Frédéric Fortier de nous parler de ce laboratoire plein-air. Nous reproduisons presque verbatim ses propos.

Jean Poulin, président de la Réserve naturelle de la Cumberland, et les deux enseignants qui encadraient l’activité, Frédéric Fortier et Bruno Gilbert. 

«La plupart du temps, ils sont très bons, ils nous épatent.»

Ce sont des étudiants en première année des sciences de la nature. C’est un laboratoire d’observation pour constater la richesse du milieu, de la biodiversité qu’on a ici. Le but de l’exercice est d’identifier des individus vivants, mais qui proviennent des règnes différents, bactéries, protistes (organisme vivant unicellulaire), végétaux, mycètes (champignons). On les force à trouver autre chose que ce qu’ils voient habituellement. Ils vont aussi recueillir de l’eau, là où il y a énormément de vivant. Ce sera ramené au laboratoire, filtré et regardé sous le microscope. On va ensuite tenter d’identifier de petits individus dans ça, ce qui n’est pas toujours évident. 

En travaillant par équipes, ils doivent remettre un rapport dans deux semaines, comprenant la collecte de données, des photos et le classement, règnes, embranchements, jusqu’à l’espèce. Et les résultats de tout ça sont…

M. Fortier termine en disant que « la plupart du temps, ils sont très bons, ils nous épatent. »

Les équipes se dispersent de chaque côté du sentier qui leur sert de repère et y reviennent avec leurs trouvailles.

Une réserve naturelle constitue le milieu originel nécessaire pour supporter la vie et maintenir une balance. Un genre d’endroit où la main de l’homme n’a pas trop souvent mis le pied. Dans la réserve de la Cumberland, il a été identifié 197 espèces : chevreuils, orignaux, renards, coyotes, ours, castors, lièvres, perdrix, hiboux, canards, loutres, poissons, grandes aigrettes, etc.  

La Réserve est également un milieu humide important. Au cours des décades beaucoup de ces milieux ont été perdu pour diverses raisons. On constate maintenant de plus en plus que les milieux humides servent vraiment à retenir l’eau et prévenir les inondations. 

On dénombre 147 espèces d’oiseaux dans la réserve naturelle de la Cumberland; certains y nichent, d’autres s’en servent comme d’une halte migratoire.

Une grande aigrette au bord de l’étang. Envergure de 140 à 170 cm. Impressionnant en vol!

Info sur les grandes aigrettes

Sur les grandes aigrettes, Wikipédia nous apprend que: …d’une longueur d’environ 80–104 cm et d’une envergure de 140 à 170 cm, pour un poids de 700 grammes à 1,5 kg, la grande aigrette est un peu plus grande qu’un héron cendré. Son plumage est uniformément blanc. En période nuptiale, de longues plumes apparaissent sur le dos (aigrette) dépassant la queue, sans crête ni longues plumes sur la tête. Les yeux sont jaunes avec une pupille noire.

Et aussi que : La destruction des milieux humides rend difficile la survie des grandes aigrettes.

On aperçoit une grande aigrette dans un arbre, au centre. Le calme étant rompu par les visiteurs, l’oiseau s’est envolé. (En haut à droite sur la photo.)

Le calme de la réserve

Il faut dire qu’il est rare qu’une telle affluence se produise sur une réserve naturelle. En effet, une réserve étant un lieu qui est justement consacré à la préservation des milieux naturels. Il faut donc le plus de calme possible pour ne pas perturber la vie sauvage.  

Une équipe avait soulevé une roche dans le sentier et découvert des fourmis rouges. Une fourmi fut isolée et une tentative de la mesurer fut tenté. Malheureusement, la fourmi était très peu coopérative et refusait de garder la pose. Fourmidable!

Sa vocation n’étant pas celle d’un parc; on pense au Parc des Sept-Chutes par exemple, endroit magnifique et spécialement conçu pour recevoir des visiteurs. Pour les visiteurs, c’est la rencontre ultime avec un milieu naturel « apprivoisé ».  C’est merveilleux, mais…

… il ne faut pas confondre un parc avec une réserve naturelle. Chacun a une fonction différente.

C’est pourquoi, dans les réserves naturelles, les visites sont relativement rares, bien encadrées et dans le cas qui nous occupe, se veulent éducatives. 

Pour terminer, un laboratoire plein-air est vraiment une expérience instructive et agréable. Et comme disait un bon ami : « Ah ! Cette belle jeunesse ! » 

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