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Société lyrique 2022 : défi relevé

La Société lyrique était de retour dimanche pour son concert de Noël avec Hélène Ouellet à la direction musicale.

Par : Joffre Grondin

Après un hiatus de deux années, la Société lyrique de la Beauce a pu constater le dimanche 18 décembre 2022 que les liens tissés à travers les années étaient toujours présents. De retour sur scène à l’endroit où ils se sont produits le plus souvent dans le dernier quart de siècle, ce concert de « Noël ensemble » dans le chœur de l’église de Saint-Georges fut un succès, un renouement attendu avec son fidèle et très nombreux public.

Il était facile de constater, chez les choristes, la joie du retour et percevoir peut-être une certaine fébrilité. Après ces années sans voix, on aurait pu se demander comment serait le concert. Mais comme Mère Nature avait étendu une petite nappe blanche, de toute beauté, pour souligner l’événement, les auspices étaient favorables. 

Transition

Le chœur a saisi l’occasion pour souligner une transition de direction musicale. Vincent Quirion, à la barre de la Société depuis 1995, allait offrir un dernier concert avant de passer le flambeau à Hélène Ouellet. Cette passation d’un très professionnel à une très professionnelle fut interrompue par le vortex pandémique du début 2020. 

Les deux personnes qui ont présenté la peinture de François Faucher ont débuté avec la Société en même temps que Vincent Quirion. Il s’agit de Lina Duchesne et de Marie-Hélène Maheux. Même jeunesse des cordes vocales qu’il y a vingt-sept ans.

Le concert de Noël de 2022 fut l’occasion de remercier — avec humour — le directeur musical Vincent Quirion pour les années passées avec la Société lyrique, tout en soulignant la très grande qualité de la série de concerts donnés au cours des ans, ainsi que plusieurs enregistrements sur CD, dont le fameux « Cadeau de Noël » enregistré en 2011 à l’église de Saint-Martin avec le ténor Pierre Verreault. 

On peut retrouver les œuvres du peintre François Faucher chez plusieurs aficionados dont Elton John, Billy Joel et maintenant Vincent Quirion. 

En plus d’être nommé Grand Ambassadeur de la Société lyrique, un tableau de François Faucher, peintre dont les œuvres se retrouvent notamment dans les collections de Billy Joel et Elton John, a été remis à monsieur Quirion en appréciation de son travail.

Le concert de Noël

On retrouvait cette ambiance particulière aux concerts de la Société lyrique dans la salle, difficile à décrire, mais facile à percevoir; une sorte de concentration détendue, attentive et presque recueillie, quasi méditative. Et aussi très appréciative. Atmosphère reposante de l’assistance.

Sous la baguette énergique de la nouvelle capitaine Hélène Ouellet, la chorale a livré 22 pièces, couvrant une vaste palette, des contemporains Marie-Claire Saindon avec « L’annonce » à l’« All Bells in Paradise » de John Rutter vers le « Nazareth » de Gounod. Bach, Mozart et Tchaïkovsky ont aussi eu droit à une voix au chapitre. 

Il serait indécent de ne pas mentionner le travail de longue haleine de la pianiste Josée Tardif et du violoniste Philippe Amyot, une équipe forgée par les années.

Éclectisme.

Mentionnons les solistes de la première partie, Hodie Christus natus est, par Lucie Toulouse et Louise-Rachel Dion dans Laudate Dominum. Dans les deux cas, elles ont fait honneur à la qualité à laquelle la Société nous a habitués.

La très belle voix de soprano de Louise-Rachel Dion (au centre de la photo) a vibré dans Laudate Dominum. 

Évidemment, le choix des pièces est toujours délicat pour un spectacle réussi, il s’agit d’agencer les pièces pour une sorte de crescendo. Difficile de ne pas le noter dans la deuxième partie.  L’annonce -Méditation de la Vierge Marie interprétée uniquement par les voix de femmes était une belle introduction à la « Chanson joyeuse de Noël » livrée pour vous à deux voix, deux belles voix d’ailleurs, par les jumelles Lyne et Martine Gilbert. 

Touche de légèreté avec les « Nutcracker Jingles » de Tchaikovsky qui fournissait un contraste avec « Nazareth » composé par Charles Gounod en 1856. Interprétation remarquable de la basse, je dirais basse profonde, Jean Poulin. 

Une mélodie espagnole, un Noël lorrain de la vieille France suivi d’un enchaînement de trois pièces menait à la finale.

N’ayez crainte, la relève est assurée.

Jean Poulin, a livré « Nazareth » de Gounod d’une superbe voix de basse intégrant profondeur et douceur. Une pièce coup-de-cœur du concert.

Cependant… il faudrait…

La relève de la direction musicale est assurée, le chœur et son organisation ont beaucoup de résilience. Cependant, il y avait 38 personnes sur scène, et peu d’hommes. La « balance » d’un chœur impose des proportions de voix de femmes et d’hommes d’un certain ordre. En clair, il manque de voix d’hommes pour que le chœur « sonne ». Le mot recrutement n’est pas loin. 

Il faut d’ailleurs souligner la présence de plusieurs anciens membres de la Société. Si une autre saucette dans les harmonies mélodieuses vous tente, vous serez les bienvenus.

Visitez le site de la Société lyrique de la Beauce, et sa page Facebook pour les détails.

Bien le bonjour Louis!

Une photo de la Société dans l’une de leurs interprétations, mais prise du jubé; on remarque la grande concentration des choristes. L’ami Louis Binet se trouve au milieu de la première rangée.  

Petite note personnelle. Pour ce beau concert de Noël, on aperçoit que deux hommes seulement dans la section ténor. On peut dire que 6 à 8 apporterait plus de confort. Mais ils sont deux. Durant un déplacement pour photos vers le début du concert, soudain une voix de ténor m’accroche l’oreille. Cette voix n’a pas changé avec les années. Je l’ai connue « when I wore a younger man’s clothes » comme dit Billy Joel dans « Piano Man ». C’est celle de Louis Binet qui, à « quatre-vingts berges » comme Maurice Chevalier « pousse la note » comme un jeune homme. 

Bravo Louis!

Un petit mot sur Hélène Ouellet

Maîtrise en interprétation en chant de l’Université de Toronto, perfectionnement avec Chantal Masson Bourque à Laval et Éric Trudel au Connecticut.

Des applaudissements bien mérités du public pour la nouvelle porteuse de flambeau Hélène Ouellet; indispensables et fidèles, Philippe Amyot, violoniste, et la pianiste Josée Tardif se sont joints avec plaisir à l’hommage.

Artiste pédagogue, elle participe aux perfectionnements de différents festivals, opère son propre studio depuis 39 ans, beaucoup de mise en scène, spectacles, chorales, etc. C’est une artiste accomplie qui a énormément travaillé pour développer la culture musicale depuis son retour en Beauce, il y a quelques années maintenant, en donnant des cours de chant, organisant des spectacles, même des opérettes, etc. 

Un gros plus pour la Beauce.

Comme le titre de cet article l’annonçait: défi relevé pour la Société lyrique. Longue vie à la Société lyrique de la Beauce!

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