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La vie d’une fleur en forêt

Par : Mélanie Bergeron

La trille blanche est une espèce désignée vulnérable au Québec. Photo: gracieuseté

Le printemps est là et bientôt les fleurs apparaitront dans les champs et sur les gazons. On oublie souvent que dans les fleurs poussent aussi dans les forêts. L’Association forestière du sud du Québec nous le rappelle dans ce communiqué qu’elle nous fait parvenir sous la plume de Mélanie Bergeron, biologiste, M.Sc., de l’Association forestière.

Saviez-vous que les forêts peuvent être très fleuries? En fait, certaines plantes de forêt produisent des fleurs tout aussi spectaculaires que celles retrouvées dans les grands jardins. En revanche, à la différence des plantes ornementales, les espèces forestières sont bien plus éphémères. 

Cela est dû au peu de temps qu’elles ont pour accumuler un maximum de lumière et d’énergie avant que les arbres couvrent le ciel de leurs feuilles. En fait, de nombreuses plantes de sous-bois du sud du Québec n’ont que quelques semaines en avril et au début de mai pour sortir du sol, croître, fleurir et produire des graines. Si elles ne réalisent pas leur cycle complet, elles doivent survivre afin d’y parvenir une prochaine année, et ce, pour que leur espèce perdure à long terme. 

Il est possible d’observer de magnifiques orchidées, oui, oui, des orchidées, dans nos forêts? La plus répandue est la cypripède acule, qu’on appelle aussi Sabot de la Vierge.

Certaines plantes y arrivent en un an alors que d’autres auront besoin de cinq à sept ans avant de se reproduire une première fois. Ces dernières sont particulièrement vulnérables à la cueillette. Malgré leur beauté ou parfois leur comestibilité ou leurs propriétés médicinales, cueillir de telles plantes en forêt risque de nuire à la survie de l’espèce. 

Avant d’en récolter, il est important d’identifier la plante pour déterminer si la quantité en forêt peut permettre une récolte, pour définir le nombre maximal de tiges à prélever et pour définir la technique de prélèvement à utiliser. Certaines méthodes peuvent causer des blessures importantes alors que d’autres n’affectent pas la viabilité de la plante. 

Par exemple, la cueillette de l’ail des bois est légiféré. Chaque personne doit récolter au plus 200 g d’ail, soit environ 50 bulbes. Pour assurer la survie de la plante, les talles doivent contenir un minimum de 1 000 tiges et il ne faut jamais en cueillir plus de 5 %. Il faut éviter de récolter les plus gros plants, car ils assurent la croissance de la population. Enfin, il faut éviter d’abîmer ou de déraciner les tiges environnantes.  

 N’oublions pas que la cueillette de l’ail des bois est légiféré.

En cas de doute, s’abstenir de prélever une plante est toujours une bonne solution. D’ailleurs, plusieurs plantes forestières sont maintenant en vente chez bon nombre de pépinières. Ces plantes sont produites sans affecter les populations naturelles. Il est donc possible de profiter de ces plantes chez soi sans nuire aux plantes fragiles de nos forêts. 

Si vous êtes témoin de cueillettes illégales, vous pouvez contacter SOS braconnage en ligne au https://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/protection-de-faune/s-o-s-braconnage/ ou par téléphone au 1 800 463-2191.

Pour en savoir plus sur les plantes de sous-bois : www.afsq.org/information-foret/pfnl/

L ‘Association forestière du sud du Québec (AFSQ) est un organisme sans but lucratif ayant pour mission de promouvoir l’apport bénéfique des ressources du milieu forestier auprès de la population par l’éducation, la sensibilisation, la concertation et le transfert des connaissances. Nos principales valeurs sont la créativité, le leadeurship et le développement durable.

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