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GÉNÉTIQUE ET GÉNÉALOGIE

Par: Joffre Grondin

Jean-Nicol Dubé, président de la Société de généalogie de la Beauce reçevait Damian Labuda, directeur du laboratoire de recherche sur la génétique des populations au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeur à l’Université de Montréal

Jean-Nicol Dubé, président de la Société de généalogie de la Beauce reçevait Damian Labuda, directeur du laboratoire de recherche sur la génétique des populations au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeur à l’Université de Montréal

Environ deux douzaines de personnes s’étaient rassemblées au 3e étage du centre Marie-Fitzbach pour une expérience assez particulière, une première en Beauce. Ces personnes participaient à une vaste étude sur la génétique et l’histoire des populations du Québec coordonné par le Centre hospitalier universitaire de Sainte-Justine, (CHU) à Montréal.

La rencontre avait été possible grâce à la collaboration de Jean-Nicol Dubé, président de la Société de généalogie de la Beauce et de Claudia Moreau agissant pour le CHU.

Multidisciplinaire

L’ambitieux projet, commencé en 2003, combine génétique, archéologie et généalogie pour avoir un portrait global le plus complet possible, de mieux comprendre l’histoire démographique du Québec (migrations, métissage, fécondité) et ses conséquences sur les variations génétiques observées dans les régions.

Des invités de prestige

On ne rencontre pas tous les jours des scientifiques de haut niveau. Ils étaient trois : Claudia Moreau, assistante de recherche dans le laboratoire du professeur Damian Labuda et responsable du recrutement et du projet de recherche, Brad Loewen, bio-archéologue et professeur à l’Université de Montréal, et Damian Labuda, directeur du laboratoire de recherche sur la génétique des populations au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeur à l’Université de Montréal.IMG_7564

Chacun des trois visiteurs a fait un cours exposé de leur participation au projet. Il est arrivé plusieurs fois que les trois interviennent pour se compléter, indiquant hors de tout doute la qualité de leur travail d’équipe.

Bravo !

Les trois scientifiques méritent des félicitations pour leur capacité de vulgarisation. On a quand même eu droit au classement par l’ADN mitochondrial qui est à la mère, et par le gène Y est au paternel, mais en gros, l’auditoire était extrêmement attentive et intéressée.

Tout un défi

Brad Loewen, bio-archéologue expliquait que les vestiges d’un vieux cimetière a été trouvé à Sainte-Marie, avec environ 80 sépultures sans pierre tombale. L’industrie funéraire n’a débuté que vers 1830, donc il n’y avait pas d’identification. De plus, les corps étaient souvent les uns par-dessus les autres, ce qui complique les problèmes.

Cependant, beaucoup peut être trouvé par la science actuelle.

 Plusieurs études ont été publiées dans le cadre de ce projet dans lequel les analyses historiques, démographiques et généalogiques du peuplement du Québec sont combinées aux données génétiques. Depuis 2003, on a récolté près de 800 échantillons d’ADN, combinés à la généalogie, dans plusieurs régions du Québec, Lanaudière, Abitibi, Gaspésie, Montréal, et maintenant la Beauce, plus spécifiquement Saint-Georges et Sainte-Marie.

À date, ces études montrent notamment que le patrimoine génétique québécois est aussi hétérogène que celui de la France, qu’il y a des différences génétiques entre les régions québécoises, que les données génétiques et généalogiques se complètent pour brosser un tableau plus précis de l’histoire de la population du Québec, et qu’en moyenne 1% du patrimoine génétique des Québécois provient des Amérindiens. Cette proportion varie cependant selon les régions.

Pourquoi la population du Québec ?

L’histoire de la population du Québec est récente et bien documentée. Il est possible d’y reconstruire les généalogies jusqu’aux premiers arrivants sur le territoire. De plus, le peuplement de son territoire est particulier et offre un contexte unique à la réalisation de tels projets de recherche sur les populations humaines.

Damian Labuda, directeur du laboratoire de recherche sur la génétique des populations au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeur à l’Université de Montréal, Brad Loewen, bio-archéologue et professeur à l’U de M, Jean-Nicol Dubé, président de la Société de généalogie de la Beauce, et Claudia Moreau, assistante de recherche et responsable du recrutement et du projet de recherche.

Damian Labuda, directeur du laboratoire de recherche sur la génétique des populations au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeur à l’Université de Montréal, Brad Loewen, bio-archéologue et professeur à l’U de M, Jean-Nicol Dubé, président de la Société de généalogie de la Beauce, et Claudia Moreau, assistante de recherche et responsable du recrutement et du projet de recherche.

Côté généalogie

Les informations généalogiques seront traitées dans un centre de recherche différent de celui qui recueillera votre matériel génétique, soit le projet BALSAC à l’Université du Québec à Chicoutimi. Selon les procédures d’éthique en recherche d’ADN, tout sera codé afin de protéger l’identité des participants.

Depuis 40 ans, BALSAC couvre l’ensemble des régions du territoire québécois depuis les débuts du peuplement européen, au 17e siècle, jusqu’à la période contemporaine. http://balsac.uqac.ca

On peut consulter le site internet du projet au http://www.quebecgenpop.ca

Quand ?

À quand les résultats ? « Dans quelques années », répond Claudia Moreau. Il a fallu attendre des centaines d’années pour savoir que la terre n’était pas plate, et qu’elle tournait autour du soleil. On peut attendre.

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