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DE TRÈS BELLES PHOTOS

Vous n’avez pas vu ça souvent.

Par: Rolland Bouffard collaboration spéciale

L'église de Sainte-Marie Photo: Rolland Bouffard

L’église de Sainte-Marie Photo: Rolland Bouffard

On voit souvent les églises comme un gros bâtiment gris imposant qui fait partie du paysage et qu’on ne voit que de l’extérieur parce qu’il y a bien des années qu’on y est entré. La beauté est quelquefois cachée. Il faut la découvrir. C’est l’ami Rolland Bouffard, qui n’est pas que globe-trotter, qui a pris des photographies absolument superbes au moment le plus propice, au solstice, quand la lumière dans les vitraux est au maximum.

Avant de vous présenter un premier montage, celui qu’il a fait dans l’église de Sainte-Marie, faisons une petite introduction.

Le Québec se laïcise progressivement, c’est indéniable. Mais quand on parle de patrimoine religieux et plus spécifiquement de l’héritage architectural où les églises sont très largement représentées, croyant ou non, cet héritage immobilier ne laisse personne indifférent. La crise de foi qui a secoué le Québec dans les années 70 étant terminée, une église peut être appréciée par tous pour l’harmonie et la beauté de son architecture et vue comme un héritage à préserver.

Mais au-delà de la beauté des lignes et des formes, c’est le travail de nos ancêtres, hommes de métier, artisans, manoeuvres, qui les ont bâtis de leurs mains et que tous, du pauvre au riche, ont contribué à payer, qu’on peut aussi apprécier et ne pas oublier.

Il y en a vraiment beaucoup

Un peu de recherche permet d’apprendre que le Québec compte 2 751 lieux de culte dont 2 023 de tradition religieuse catholique, 238 de tradition anglicane et 532 d’autres religions.

Selon le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), autrefois la Fondation du patrimoine religieux du Québec, 40 % de ces lieux possèdent une forte valeur patrimoniale d’un point de vue architectural, artistique ou historique.

Voici un extrait du discours du président de la Société du patrimoine des Beaucerons, Rolland Bouffard, prononcé lors du dévoilement d’une plaque commémorant l’importance historique de l’église de Sainte-Marie en 2009.

Il y traite du besoin d’une nouvelle église à Sainte-Marie, au milieu du 19e siècle.

Extrait

Je ne suis pas historien ni archiviste, mais j’ai lu une bonne partie de la documentation concernant l’église de Sainte-Marie. J’ai retenu un paragraphe qui raconte ce qui pourrait être l’élément déclencheur de la décision de construire l’église actuelle pour remplacer l’autre devenue trop petite.

Une ancienne paroissienne, dame Philomène Provost, racontait que la petite église était souvent bondée et que le jubé menaçait de s’écrouler sous le poids des assistants.

Vers le milieu des années 1850, un dimanche, durant le sermon, un craquement sinistre a retenti, provoquant des cris de femmes et un début de panique général. Selon la dame, c’était un de ses souvenirs d’enfance les plus vivaces.

Suite à cet évènement, les procédures canoniques suivirent aussitôt, et la décision a été prise à l’effet de regarder la possibilité d’une nouvelle construction, préparer des plans et construire par dessus l’ancienne église. 

En mai 1858, on bénissait la pierre angulaire et à la fin de l’année 1859 la construction était complétée. La décoration intérieure est terminée vers 1866, soit un an avant la confédération de 1867.

Il faut souligner aussi l’attention et la vigilance perpétuelle que les gens de la fabrique portent au maintien et à la protection de l’église. Par exemple la réfection du toit, des fenêtres, etc. Il faut reconnaître que la gestion et l’administration de ces chantiers demandent beaucoup de conviction et d’efforts de la part des administrateurs.

Aujourd’hui, on se réjouit que cet édifice ait atteint l’âge de 150 ans. Le défi à venir : Il faut intéresser les prochaines générations.

Les prochaines générations doivent découvrir, reconnaître et percevoir la valeur de cet édifice, la qualité de l’architecture et le travail que nécessite une telle élégance.

Il y a 200 ou 300 ans, la profession la plus recherchée, c’était le métier de tailleur de pierre. Aujourd’hui le métier le plus recherché, c’est informaticien. Éventuellement il risque de ne plus y avoir de constructeurs de cathédrales, ces églises seront donc devenues des objets rares.

Je voudrais aussi reconnaître le travail des personnes qui consacrent beaucoup de temps et d’attention à la conservation des ensembles architecturaux de nos régions.

Je veux remercier les gens du ministère de l’environnent du Canada, et Parcs Canada pour l’intérêt et l’attention qu’ils portent aux dossiers que nous leur soumettons.

On pose une plaque pour garder le fil entre le présent et le passé.

Ce montage photo avait été présenté à cette occasion. Le voici :Église Ste-Marie 2008-3 Web

Pour en savoir plus

http://veilletourisme.ca/2012/04/30/le-patrimoine-religieux-et-son-heritage-architectural/

Le site du Conseil du patrimoine religieux du Québec

http://www.patrimoine-religieux.qc.ca/fr/publications/bulletins.php

Raymond Vachon
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