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RADIO AMATEUR 2012

Le Field Day : les 24 heures de Saint-Jean

Par: Joffre Grondin

L’équipe pour le Field Day : Mario Veilleux, Jean Jibouleau, Xavier Gosselin, 7 ans et Louis Carrier se sont relayés. Ils ne peuvent être plus que deux à la fois. Pierre-Paul Gosselin, père de Xavier est au travail dans la roulotte.

Après les 24 heures du Mans, voici les 24 heures de Saint-Jean. Bon, d’accord, ça n’est pas vraiment le nom exact, mais c’est à Saint-Jean de la Lande que le Field Day a lieu depuis quelque temps, ça dure aussi 24 heures et les deux sont un succès. On avait visé 500 contacts, le but a été dépassé. 

C’est sûr que ce n’est pas une compétition d’endurance automobile pour faire le plus de tours possible, mais une compétition amicale de radioamateurs qui visent à faire le plus de contacts possible. Tout comme au Mans, ils peuvent se relayer et il faut être endurant.

Au Mans, c’est une compétition d’endurance automobile depuis 1923, mais l’association qui regroupe les radioamateurs et qui organise l’événement, l’American Radio Relay League (ARRL), elle, existe depuis 1914. Cette année, l’activité a eu lieu dans le parc Donat-Tanguay du samedi 23 juin 14 h jusqu’à dimanche le 24 à 14 h.

Les 24 heures de Saint-Jean, c’est un nom qui sonne gros. La preuve, un ministre canadien soi-même, l’honorable Maxime Bernier — ministre d’État à la petite Entreprise et au Tourisme — y a fait une apparition dimanche matin, vers 10 heures. Et ça donne 100 points. Tous les visiteurs donnent des points, mais pas tous également.

Pierre-Paul Gosselin, père de Xavier observe Jean Jibouleau qui vient de prendre la relève

Chaque contact réussi rapporte également des points. Mais avant tout, il faut préparer le matériel, monter les antennes et la génératrice, car il faut être autonome, et avoir un lieu — une roulotte — pour pouvoir être à l’abri des intempéries, si jamais.

Antennes

Il y a des antennes de formes différentes. Certaines ne sont qu’une simple tige de métal avec trois fils à 30 cm du sol. On les croirait là pour faire trébucher, mais non. Certaines sont plus complexes. Un rectangle immense orienté précisément sur l’horizon qui envoie une onde en huit à la perpendiculaire.

Les ondes longues passent mieux la nuit et les courtes le jour. Si 21 millions de cycles par seconde paraissent rapides, ce ne sont que des ondes longues. Plus courtes à 440 millions par seconde. Pour les téléphones cellulaires, on parle de 2,4 milliards de vibrations par seconde.

Contacts

Vers la 23e heure dimanche, 183 contacts en phonie étaient au palmarès, 357 en utilisant le code morse et 15 en utilisant un panneau solaire de cinq watts. Avec ces cinq menus watts, Jean Jibouleau envoie et capte des messages à quatre à cinq mille kilomètres. Il a pu contacter des radioamateurs en Californie. Un total de 555. Dans le sprint de la dernière heure il peut s’en ajouter une cinquantaine, plus ou moins.

Avec un panneau solaire de 5 watts on peut contacter la Californie

Notre position géographique ne facilite pas les prises de contact. Quelqu’un qui est au centre des États-Unis est entouré de gens à contacter. C’est plus facile. Ici, « nous sommes à l’extrémité » explique le radio Louis Carrier. Effectivement, nous sommes adossés à l’Atlantique. Les contacts potentiels sont en avant, si on se place sur une carte.

Radioamateur et science

On pourrait faire une grossière erreur d’appréciation en ne s’attardant qu’à ce qu’on voit. Une roulotte, une génératrice, deux ou trois portables et des poteaux et fils en métal. Il y a évidemment ce côté matériel inévitable, mais beaucoup plus que cela.

On parle de magnétisme, d’ondes, de physique, d’échelle à la grandeur du cosmos, et aussi l’infiniment petit. Plus on étudie, plus on voit « qu’il n’y a pas de bout », confie Pierre Paul Gosselin, « dans la vie, tout est interconnecté, l’infiniment petit et l’infiniment grand ».

Un moment plus tôt, Louis Carrier en répondant à une question en était venu à expliquer la fracturation de la chaîne de l’ADN, la relation avec le cancer, les fours micro-ondes, et les ondes radios, ondes longues de plusieurs mètres, et de moins d’un centimètre, comment certaines suivent la terre et d’autres vont très haut.

Être un radio amateur peut facilement devenir un moyen d’étudier et de découvrir l’infinie complexité du monde. En s’avançant un peu, on aurait envie d’affirmer que cela devient une façon d’appréhender le monde, bref, une philosophie de vie appliquée.

Un radio amateur de 7 ans en formation au micro, Xavier Gosselin, avec le coach Jean Jibouleau

Ah oui ! ça paraît qu’ils aiment ça.

Dernier contact

En terminant, il faut avouer qu’en folâtrant sur la toile pour vérifier ceci et cela pour cet article, la chose devient tellement instructive et passionnante qu’on en oublie de noter les sources. Je termine sur ce court paragraphe qui provient de quelque part sur Wikipédia et qui est exact, mais qui pourrait être de la science-fiction.

« La fréquence sélectionnée pour l’écoute de communications extraterrestres est 1420.405752 Hz, et se trouve être la fréquence du rayonnement de l’hydrogène atomique qui imprègne l’espace dans un grand nuage ; d’ailleurs, cette fréquence est dans la plage de fréquences radios capables de traverser l’écorce terrestre atmosphérique ».

E.T. téléphone maison.

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