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HÉLÈNE OUELLET ET SA CLASSE DE CHANT

De la variété qui varie

Par: Joffre Grondin

Non, elle n'est pas découragée de ses élèves de chant, l'artiste pédagogue Hélène Ouellet, accompagnée par Josée Tardif, est saisie durant un numéro surprise. Elle chante très bien la madame.

Ce n’était pas un spectacle que sa classe de chant a présenté, mais un exercice pédagogique. Ainsi parlait Hélène Ouellet ! « Moins de tension » lance-t’elle, appuyé d’un clin d’oeil très expressif. Quoi qu’il en soit, les quelque dix-huit numéros, incluant une prestation hors programme de la maestra elle-même, offraient qualité et grande variété.

On sait qu’il est toujours délicat de choisir le premier numéro, celui qui brise la glace. On peut dire que Lucille Thompson avec Gens du pays, de qui vous savez, n’a pas vraiment brisé la glace, elle a plutôt délicatement ouvert la fenêtre pour laisser entrer le petit vent doux des numéros suivants.

La fourchette d’âge des participants oscillait entre 15 et 75, ce qui est assez impressionnant en soi. Les chansons étaient judicieusement choisies pour refléter à la fois le goût de l’interprète et son développement vocal, mais agencées de telle façon que chanson et interprète puissent être appréciées de l’auditoire.

Tout cela n’arrive pas par hasard. Avec une telle variété, c’est un tour de force. Chapeau Hélène Ouellet.

Alterner entre un extrait d’un Opéra Comique qui date de 1762, Le roi et le fermier, avec Marie-France Drouin dans une légère et taquine prestation, et Simple Man de Lynyard Skynyard où Pierre-Luc Morin appuyé par un jeu de guitare efficace montrait de plus en plus d’assurance plus la chanson avançait, aurait pu être un choc ; surtout suivi avec un Robert Lachance très apprécié de l’auditoire avec Je t’ai donné mon coeur et Old Man River livré très bas comme il se doit par Michel Laflamme dont on peut suivre l’évolution avec chaque concert.

La Troupe Mamma Mia a offert un medley qui devrait convaincre tout le monde de ne pas manquer l'intégrale

Le point central dans ce genre de spectacle réside dans le fait que tous sont en développement. Il est évident que les quatre pièces classiques présentées au début de la deuxième partie sont plus demandantes. On parle Berlioz, l’île inconnue par Suzanne Parent ; Les cloches de Corneville, sonnées par Maude Ouellet ; Louise Lantagne avec un extrait de Carmen, Je dis que rien ne m’épouvante, et finalement… le célèbre Air des bijoux que chante Marguerite, la bonne, dans l’opéra Faust de Gounod par Louise-Rachel Dion.

Directement tiré des albums de Tintin, le personnage de Bianca Castafiore a rendu célèbre l’Air des bijoux, sans l’air. Faut le faire. Les amateurs de cette bande dessinée se rappellent le profil inimitable de la Castafiore dans Le sceptre d’Ottokar.

Dans cette palette de styles offerte, deux compositions qui offrent une petite pause folk avant Abba.

Alexandre Boily, guitariste accompagnateur se révèle chanteur et offre Rayonner, une de ses compositions et Michel Roy Depuis que t’es dans ma vie. Les deux sont agréables d’écoute. Les textes reflètent l’âge des auteurs, ce qui est très intéressant. Les deux mériteraient d’être entendues de nouveau.

Numéro surprise. Hélène Ouellet, appuyée sur le piano, presque couchée dessus, dans une position où on ne peut pas chanter avec facilité, prouve le contraire en chantant d’une voix forte et douce par instant, et avec forces mimiques « je rêvais que je m’endormais ». Maintenant on sait pourquoi c’est elle la professeure.

Mamma Mia

On sait que l’opéra Mamma Mia, écrite par le groupe Abba, sera bientôt à Saint-Georges. Un excellent medley de la troupe Mamma Mia a clos la soirée et nous a convaincus d’aller voir au complet ce spectacle qui promet d’être excellent.

Michel Roy interprète une de ses compositions, "Depuis que t'es dans ma vie", accompagné par Alexandre Boily. À ré-entendre.

Animation

Les différentes présentations des pièces étaient assurées par Hélène Ouellet, qui a prouvé qu’elle n’en était pas à ses premières improvisations planifiées au quart de tour. Assisté de Étienne Ouellet, régisseur de plateau qui ressemble vaguement à Tintin, qui sert également de complice à la mise en scène, le décor est au minimum avec un maximum d’efficacité scénique.

Excellence pianistique

Au piano, Josée Tardif. Il faudra bien un jour consacrer un article sur elle. Il sera long, et il faudra prendre des notes, beaucoup de notes.

Finalement, mentionnons que Christian Gagné était au son et que la salle a vraiment apprécié et supporté les artistes. Beaucoup d’amis et de connaissances évidemment et… oui, la salle était comble.

Raymond Vachon
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