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LE CENTRE CULTUREL N’AURA PAS LIEU

Une ex-belle de Saint-Georges nous quitte

Par: Joffre Grondin

« Belle d’autrefois, maintenant je suis belle de loin », dirait la belle, si elle parlait.

« Belle d’autrefois, maintenant je suis belle de loin », dirait la belle, si elle parlait.

Elle en a tourné des têtes, mais l’âge aura eu raison d’elle. Une des belles demeures de Saint-Georges est rendue à terme. Le manque d’entretien y est pour quelque chose, car plusieurs de ses sœurs du même âge tournent encore les têtes.  
Une simple visite confirme ceci. C’est magané, magané. Elle sera donc bientôt démolie.
Uno, la bâtisse…
Le bâtiment n’est pas classé patrimonial — il y en a peu qui le sont — et, selon la Ville « est devenu tout simplement irrécupérable étant donné son état et la présence d’amiante. Non habité, fréquemment l’objet d’introduction par effraction et de vandalisme. Il serait trop onéreux de retirer l’amiante et par la suite de mettre aux normes ce bâtiment pour en faire un édifice public ».
Dans les prochaines semaines, l’édifice situé au 12275, boulevard Lacroix, sur le terrain voisin de l’église l’Assomption, sera donc démoli par la firme Excavation Transco inc., au coût de 62 373 $ taxes incluses ».
C’est donc bien dit !
« De plus, son positionnement au centre du terrain municipal empêchera de maximiser l’utilisation de celui-ci lors d’un éventuel projet de construction. La démolition de ce bâtiment est devenue incontournable et cette action permettra de faire des économies annuelles de base de l’ordre de 10 000 $ », d’affirmer le maire de Ville de Saint-Georges, M. Claude Morin.

Pas l’air de grand chose. Qui peut se vanter d’avoir un superbe arrière?

Pas l’air de grand chose. Qui peut se vanter d’avoir un superbe arrière?

… et deuzio, le terrain
Il reste le terrain patrimonial, sur lequel la demeure était sise.
Le communiqué de presse rappelle « qu’il s’agit de l’un des rares terrains vacants situés sur le boulevard Lacroix. D’une superficie de 160 000 p2, ce terrain stratégique fut acquis par la Ville en 2009. Il constitue une réserve foncière de premier ordre pour ville de Saint-Georges advenant un quelconque projet d’infrastructure ».
Advenant ?
Donc, advenant que ça advienne, que va-t-il advenir ? Que sera ce « quelconque projet d’infrastructure ? » On ne sait, mais il y a sûrement plusieurs candidats pour un des plus beaux sites en ville.
Ce pourrait être une pisciculture de poissons rares, un centre d’élevage de chevaux nains, une maison pour lutins retraités, un centre de dermatologie spécialisé dans les peaux lisses, un bar de danseuses unijambistes, un élevage de piranhas pour greffe de molaires pour pit-bulls en perte d’autonomie ; ou encore une grosse bâtisse pour les outremangeurs anonymes, une grosse bâtisse pour les pompiers, une grosse bâtisse pour les polices… les opportunités sont extraordinaires. Que sera la chose qui s’y implantera ?
On ne sait !
Le Centre culturel, oubliez ça… mais pas tout de suite
Évidemment, au départ, il y avait un Centre culturel qui devait s’y établir. Paraitrait que c’était presque fait. Beaucoup de monde là-dedans. Dur dur de les identifier tous. Toujours est-il qu’après la référence scatologique d’un individu dont l’histoire locale a oublié le nom et l’existence, le projet a été abandonné…
… Maman tannée ment ! (Jeux de mots pas fort, mais il faut s’assumer.)
Il y a aussi eu celle qui faisait semblant de croire que le projet était voué à l’échec, un genre de fausse sceptique quoi.
Pour le moment, revenons à momentanément.

Une fois à l’intérieur, c’est triste. L’abandon, ça ressemble à ça.

Une fois à l’intérieur, c’est triste. L’abandon, ça ressemble à ça.

Le maire Claude Morin, le 27 novembre, par un temps radieux, a déclaré que « le projet était rouvert depuis 15 jours ». Il faut savoir que « le Fonds pour les infrastructures devrait se signer en janvier avec le gouvernement du Québec ». Il s’agit d’une entente sur le partage des coûts des infrastructures entre le fédéral, le provincial et les municipalités. Un projet est donc financé 1/3, 1/3, 1/3.
Mais…
Le maire est clair
« Il faudra une participation importante du milieu ». Il est évident qu’il faut éviter les bouillantes et divisées réactions pour la localisation de la « chose », sinon, on oublie ça.
De toute façon, pour la Ville, ce ne serait qu’une quatrième priorité. Trois autres, dont le quai Pinon et la sortie du « Burger King » sur la 271 sont évalués comme plus vitales, plus pressantes, plus nécessaires, bref, plus importantes. Avec raison, pourrait-on dire.
Histoire
Dès le début de ce qui devait devenir Ville de Saint-Georges, une bataille féroce s’était engagée pour le pont qui reliait l’Est à l’Ouest. Sautons les détails, mais soulignons que la bataille fut très coûteuse monétairement, totalement stérile quant aux résultats, et qu’elle a concentré les énergies de la population sur quelque chose qui n’allait nulle part.
Calmons-nous le pont pont.
Pendant ce temps, le développement de la future ville était ralenti, ou n’avait pas lieu.

Croyez-le ou non, il y a quelques années, c’était le rendez-vous des familles pour des piques-nique et des amoureux le soir.

Croyez-le ou non, il y a quelques années, c’était le rendez-vous des familles pour des piques-nique et des amoureux le soir.

Cent ans plus tard, la bataille pour faire atterrir le pont sur la 1re avenue au lieu de la 2e reprenait le même scénario. Ce qui fait que maintenant dans le genre « right now », le trafic lourd ne peut pas monter vers le boulevard, mais doit tourner soit au nord sur la 1re Avenue, ou au sud par le Quai Pinon, qui a été fait sur ce qu’on appelait les travaux d’hiver.
Les gens avaient tendance à rire de la qualité des travaux d’hiver.
Cependant, le quai, fait à la pelle et à la brouette, est un peu pas mal poqué, OK, mais est toujours là, 40 ou 50 ans plus tard. Depuis ce temps, de gros morceaux du stade olympique, construit à prix d’or, se sont écroulés.
Manque de vision pour le pont, pourrait-on dire. Sûrement. Serait-ce une caractéristique de notre belle ville ?  Ne nous déprécions pas ! On oublie le flatte bedaine et on espère que non ?
Revenons au présent qui va vers le futur.
Donc !
On pourrait conclure que si des citoyens envisagent encore actualiser un édifice culturel, il faudra prendre le temps d’établir un large consensus dans la population, genre tirer dans le même sens, et non pas se tirer dans le pied. Terminé l’époque ou un centre culturel n’était qu’une occasion de faire de l’argent dans le style que « mon beau-frère a un restaurant juste à côté doussekivon bâtir », ou autres bricoles semblables, plus ou moins camouflées.
Oublions-le, « si je ne l’ai pas, personne ne l’aura ». Ça n’a pas fonctionné. Faut oublier cette façon bizarre de faire, sinon, le Centre culturel… n’y pensons même pas.
« Oublions ça comme une mauvaise pensée », aurait-on dit à une autre époque.
Résumé
Pour se concrétiser, le projet devra avoir une quasi-unanimité. Tous dans le même sens, ou tout à la poubelle.
C’est un pensez-y bien !

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