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COMMISSION SCOLAIRE BEAUCE-ETCHEMIN

La CSBE voit fondre ses surplus

Le directeur du Service des finances de la CSBE, M. Patrick Beaudoin, le président, M Charles-Henri Lecours, et le directeur général, M. Normand Lessard étaient très conscients des temps un peu troublés, mais quand même fiers de leur gestion.

Le directeur du Service des finances de la CSBE, M. Patrick Beaudoin, le président, M Charles-Henri Lecours, et le directeur général, M. Normand Lessard étaient très conscients des temps un peu troublés, mais quand même fiers de leur gestion.

Les membres du conseil des commissaires la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin ont adopté les états financiers 2013-2014 ce mardi 25 novembre, en soirée. Le président, Charles-Henri Lecours, récemment réélu par acclamation, rappelons-le, s’est dit « fier de la façon dont les fonds ont été gérés », même s’il y a déficit de plus de 2 millions.
Depuis quelques années, le contexte difficile a fait fondre les surplus accumulés. Imaginez ce que les taxes scolaires seraient, si une gestion prudente n’avait pas mis de côté un peu de réserve pour les temps difficiles… qui sont maintenant là.
Résultats
Selon l’état des résultats au 30 juin 2013, les revenus de l’année ont été de 197 150 741 $ et les dépenses de 199 260 589 $. Il y a donc déficit de 2 109 848 $ pour l’exercice 2013-2014, soit 1,06 % du budget.
Le déficit de 2013 — 2014 a été déduit du surplus accumulé de la commission scolaire, ramenant ce surplus accumulé à 17 327 871 $, incluant la valeur des terrains, car une partie importante du surplus est constituée de la valeur des terrains (plus de 10 M$) et des provisions pour avantages sociaux futurs (6,25 M$).
Il reste donc…
Le surplus accumulé disponible est en fait de 973 760 $, soit moins de 0,5 % du budget annuel.
Le président, M. Lecours, constate qu’on ne dispose désormais plus d’un surplus accumulé qui pourra servir à atténuer l’effet des coupures gouvernementales. « Nous avons fait d’importants efforts budgétaires dans le passé et il faudra se résigner à couper encore. Cela reste toujours notre orientation de toucher le moins possible aux services aux élèves, mais il est évident que nous ne pourrons y arriver complètement », indique-t-il.
L’administration a le dos large
Du côté administratif, on est passé de 8 408 845 $ à 8 274 919 $, une baisse 133 926 $. Le 8 408 845 $ est un gros chiffre, mais qui ne représente que 4,15 % du budget total de 199 260 589 $ ? Il faut donc réaliser que d’une part, 4,15 % d’administration est une très bonne performance et que d’autre part, les économies importantes exigées par le gouvernement doivent venir d’ailleurs.
Prenez le problème par n’importe quel bout, les coupures affecteront les services aux élèves.
Quant au directeur général de la CSBE, M. Normand Lessard, tout en admettant que le gouvernement soit devant des choix difficiles, il note qu’un déficit de 1,2 M$ était déjà prévu lors des prévisions budgétaires. Le reste du déficit est surtout attribuable aux coûts d’énergie engendrés par un hiver rigoureux et au déficit de la formation professionnelle, en parts à peu près égales.

Patrick Beaudoin, Charles-Henri Lecours, et Normand Lessard, quand même fiers de leur gestion.

Patrick Beaudoin, Charles-Henri Lecours, et Normand Lessard, quand même fiers de leur gestion.

Services aux élèves : principe
Le concept de service à l’élève est un peu brumeux à l’abord. Au fond, une commission scolaire est en soi un service aux élèves. C’est sa raison d’être. Tout ce qui est modifié ou coupé va donc toucher l’élève. Il s’agit de déterminer ce qui est plus ou moins près de nos chers petits et petites. Disons que l’administration est un service aux élèves « éloigné ». Toutes les autres composantes du système scolaire sont plus ou moins rapprochées. Et c’est complexe.
Local ou provincial
Les réductions semblent inévitables. Mais qui va décider, qui va faire les choix ? Le local, chaque citoyen a accès à son commissaire — même si la majorité ne connait pas son nom — ou le provincial, donc le ministère ou le ministre.
À ce sujet, le président Lecours lance spontanément que « dans les semaines qui vont suivre, les parents vont courir après les élus pour protéger les acquis ». Assez clair comme position.
Fusions
En Chaudière-Appalaches, 3 commissions scolaires doivent fusionner, selon les annonces du gouvernement. Selon les informations, d’ici juin 2015, il y aurait formation d’un Conseil provisoire et en 2015-2016, il siègerait 2 Conseils de commissaires et un Conseil provisoire.
Selon les informations de monsieur Lecours, le ministre va statuer vers fin décembre avec un projet de loi en février pour baliser le Conseil provisoire.
À la question de savoir quel serait le temps nécessaire pour amarrer 3 commissions scolaires, ayant des « cultures d’entreprise » différentes, monsieur Lecours répond « 4 ou 5 ans ».
C’est quand même assez long. Il faut savoir qu’en 2012, une tentative de fusion avec la CS Côte-du-Sud avait été étudiée sérieusement, mais n’avait pas abouti.
La CSBeauce-Etchemin n’est donc pas dans le noir avec les fusions. Il y a déjà une expérience acquise.
Un dossier à suivre.

Raymond Vachon
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