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LAC DU PORTAGE

Un 28 km2 protégé… à perpétuité

Jim Scott, chemise orange, pose avec l'équipe de conservation du Lac du Portage

Jim Scott, chemise orange, pose avec l’équipe de conservation du Lac du Portage

Depuis 1962, Conservation de la nature Canada et ses partenaires ont contribué à la protection de plus de 1 million d’hectares à travers le pays. L’organisme vient de faire l’acquisition de la propriété du Lac du Portage, un territoire de 28 km2, jouxtant la frontière américaine, ce qui, suivant la volonté de la famille, protégera le territoire à perpétuité.

C’est la plus grande réserve naturelle de la région Chaudière-Appalaches et la deuxième au Québec.

Non seulement les amoureux de la nature en général seront-ils ravis, mais également les chasseurs et les pêcheurs, car la vocation de pourvoirie sera préservée.

Travail de longue haleine

On pourrait citer ici les mots de Pierre Falardeau, qui disait « les bœufs sont lents, mais la terre est patiente », car interrogé sur le temps que le projet a mis à arriver à terme, monsieur Joël Bonin, vice-président régional de Conservation de la nature, lance d’entrée de jeu que ce genre de projet « prend du temps », avant de préciser : « entre 15 et 18 ans ».

Cependant, le propriétaire, M. Rex Scott, un petit-fils du fondateur John Breakey tenait absolument à ce que ce territoire, les plantes et les animaux qu’il contient soient protégés et gardés naturels.

Monsieur Bonin révèle que le territoire a été vendu à la moitié de son prix, ce qui constituerait le plus grand don écologique privé, fait qui sera bientôt certifié.

La nature coule de source dans la famille Scott. Présent sur les lieux, Jim, frère de Rex, confiait : « grâce à nos parents, le respect de la forêt est naturel ».

Le biologiste Patrick  Laliberté présente une fougère assez rare, sur le territoire

Le biologiste Patrick Laliberté présente une adiante du Canada, fougère qui pousse sur le territoire.

Donateurs

Les montants n’ont pas été spécifiés, mais on parle de gros sous. Parmi les donateurs, Rex Scott, le gouvernement du Canada et du Québec, Sweet Water Trust, Fondation Écho, Estate of Kenneth & Cindy (Eiko) Etheridge, Open Space Institute, The Nature Conservancy, et le U.S. Fish and Wildlife Service.

Les Amaricains!

Il faut savoir que la frontière sépare le Québec du Maine, mais que l’espace est quand même complémentaire. En effet, une aire protégée de 1 300 km2 dans le Maine est adjacent à celui du Lac du Portage. Nos voisins du Sud ont donc grand avantage à assurer la continuation de la protection, de même que l’agrandissement du territoire.

Une vue aérienne du lac du Portage. La ligne sinueuse entre les arbres, en bas de la photo, est la frontière américaine. Crédit photo : gracieuseté Pourvoirie Lac du Portage.

Une vue aérienne du lac du Portage. La ligne sinueuse entre les arbres, en bas de la photo, est la frontière américaine. Crédit photo : gracieuseté Pourvoirie Lac du Portage.

Un territoire riche et des cours d’eau en santé

Justement, ce qui est, on pourrait dire merveilleux, c’est que le territoire est entier, et non fragmenté, ce qui facilite énormément le projet. Le territoire comprend 4 plans d’eau d’envergure, dont le plus grand lac de la Beauce, plusieurs sortes de poissons, d’oiseaux aquatiques et de sauvagine, comme le canard noir, le huard à collier et le grand harle; des rapaces, comme le pygargue à tête blanche, et des amphibiens, dont les salamandres.

On y retrouve aussi des tourbières avec plantes carnivores, (ben oui! C’est Patrice Laliberté, biologiste chargé de projet qui l’a dit), des milieux humides et des barrages de castor, de la menthe sauvage (excusez, j’ai marché dessus) et bien d’autres choses qui poussent et qui piquent, ou qui ne font que piquer, style insectes, mais qui sont nécessaires à l’équilibre écologique.

Le biologiste mentionnait d’ailleurs que l’inventaire écologique du territoire est presque terminé et qu’un prochain projet sera de bonifier les sentiers.

Des plantes évidemment : une de nos plus belles fougères, l’adiante du  Canada ainsi que deux sortes d’orchidées, des platanthères. Si vous pensiez que les orchidées ne se trouvaient que dans les milieux tropicaux, vous n’étiez pas seuls.

Deux espèces que l’on retrouve au lac du Portage : une salamandre sombre du nord, et une fougère, l’adiante du Canada. Notez que les deux espèces sont en situation précaire.

Deux espèces que l’on retrouve au lac du Portage : une salamandre sombre du nord, et une fougère, l’adiante du Canada. Notez que les deux espèces sont en situation précaire.

Territoire vital pour mammifères

Un castor ou un maringouin ne prennent pas beaucoup de place, mais, par contre, il faut de grandes étendues forestières pour offrir un habitat aux mammifères à grand domaine vital tels l’orignal, l’ours noir, le lynx du Canada et le chevreuil.

Il est très important pour ces animaux d’avoir un territoire vital respecté. Si une ourse par exemple a besoin de moins de 20 Km2, territoire qu’elle parcourt en entier tous les 2 à 4 jours, le mâle utilise 50 km2. Certains vont jusqu’à quelques centaines de km2. Il peut y avoir de 1 à 5 ours au 10 km2, selon les types de forêts. Les fans de Yogi l’Ours en auront plus ici : http://www.ceaeq.gouv.qc.ca/ecotoxicologie/mammifere/ours.pdf

Une bonne description du milieu naturel autour de la Pourvoirie

Une bonne description du milieu naturel autour de la Pourvoirie

Tous ceux ferrés dans le domaine, biologistes et autres l’affirment, le territoire vital ne doit pas être fragmenté. Pour donner un exemple de fragmentation, on pense au territoire de l’Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland qui est comme crevassé de développements résidentiels. Plus d’une cinquantaine de chevreuils ont été tués cet hiver à peu près au même endroit, sur une route qui coupe un ravage de chevreuil. Ce sont les pires conditions pour protéger un milieu.

L’immense territoire du lac du Portage n’a heureusement pas ces problèmes.

Milieu différent

Même s’il n’est situé qu’à une quarantaine de kilomètres de Saint-Georges, le climat est différent. Ne vous surprenez pas s’il neige en septembre et pas plus que la neige subsiste en mai. C’est pourquoi il faut préserver les écosystèmes, à la fois riches et fragiles autour du lac du Portage.

 André Roy et Jean Poulin, de Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland, des personnes bien connues dans le milieu de la conservation, assistaient à l’événement.

André Roy et Jean Poulin, de Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland, des personnes bien connues dans le milieu de la conservation, assistaient à l’événement.

La Pourvoirie

On arrive aux chalets principaux du Lac du Portage après 16 km de route non pavée, qui serpente à travers bois. En pénétrant dans le plus vieux chalet, construit par John  Breakey, on ne peut manquer la petite plaque près de la porte : John Breakey 1884.

Pour le futur, écoutons les paroles de Francis Mathieu, coordonnateur au développement à la pourvoirie du Lac Portage : « M. Scott a trouvé une manière d’honorer le vœu de ses ancêtres et nous nous réjouissons d’avoir l’occasion d’accueillir des amateurs de plein air dans notre site paisible et enchanteur ».

Notons pour terminer que Conservation de la nature Canada a acheté 3 secteurs et pense échanger entre les sites, dans le but de développer le tourisme.

Et n’oubliez pas de visiter le site de la Pourvoirie au www.lacportage.com 

 Il faut s’attendre à tout dans un milieu sauvage. Sur la route qui au lac, à environ 7 ou 8 km. en pleine forêt, un chalet, et sur un arbre se trouve cette affiche.

Il faut s’attendre à tout dans un milieu sauvage. Sur la route qui mène au lac, à environ 7 ou 8 km en pleine forêt, un chalet, et sur un arbre, une affiche interpelle les voyageurs. On n’y aurait pas pensé !

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