Que de remplissage !

Le trajet Beauceville Saint-Georges, au coût de 337 millions de beaux dollars, était divisé en 3 phases. La phase 3, qui contourne Saint-Georges est terminé, de même que la 1re partie de la phase 2, qui se rendait à la 74e Rue. Reste à se rendre jusqu’à la route Veilleux, ce qui est en bonne voie de réalisation.
La phase 1, de la route du Golf à Beauceville, est scindée en trois sections. Celle du secteur C, qui comprend la sortie pour Notre-Dame-des-Pins, est aussi en marche.

Et comme nous avons récemment pu apprendre, « elle » n’ira pas en appel, donc, on enlève le « brake à bras » et on va de l’avant.
Peut-être la vigueur citoyenne sera-t-elle requise pour énergiser les élus pour le dernier droit. C’est à voir.
État des faits
Couillard construction, qui a obtenu les contrats, et les travaux procèdent rondement. La section de Saint-Georges à la route Veilleux à Notre-Dame-des-Pins, incluant l’immense viaduc qui enjambe la rivière Gilbert sur la 34e Rue, est en bonne voie d’être terminée.
Vu de la 34e Rue, c’est comme si l’atterrissage du viaduc du côté nord avait fait éclater un bon 75 pieds de montagne, permettant à la route de s’élancer très littéralement, par monts et par vaux, vers la route Veilleux.
S’il y a du creusage, lire dynamitage, il y a aussi du remplissage, nécessaire pour en quelque sorte rapprocher les vaux des monts et vice-versa… jusqu’en 2015.

Les travaux ont attiré passablement de gens qui, la fin de semaine, venaient voir l’avancement des travaux surtout pour le viaduc de la 34e Rue, mais ces mêmes personnes ont vite compris qu’il était de plus en plus intéressant de regarder venir du point de vue de la route Veilleux.
L’immense grue au bout de l’horizon était la même que celle qu’on apercevait de la 34e Rue. Les gros camions, qu’on voit tous petits de loin, font réaliser comment la tâche est immense.
La phase 1
Il reste 8 km, divisé en 3. Le secteur A à partir de la route du Golf devrait se terminer à l’été 2015. La phase B, c’est « elle » qui était bloquée. La phase C comprend la sortie qui rejoindra la A-73 et la 173.

Phase C : la route des Pins
Nous avons eu l’occasion d’aller examiner l’état des travaux de cette section. La sortie est en construction, la route des Pins, qui amènera beaucoup d’avantages aux résidants du secteur de Saint-Simon. Nous tenons à remercier monsieur Martin Busque, ex-maire de Saint-Simon qui a été un guide et une mine d’informations fort utiles. On peut facilement constater qu’il apprécie le travail minutieux de construction de l’autoroute. Sachant qu’il a travaillé à la Manic, c’est sûrement un bon endroit pour apprécier le travail bien fait.
Manic 5, 214 m de hauteur, 1 314 m de largeur, plus haute que la grande pyramide d’Égypte. Quand on y a contribué, on s’en rappelle certainement pour la vie.
Une nouvelle voie
Pour les résidants des environs de Saint-Simon, dont plusieurs travaillent à Saint-Georges, les avantages sont très attendus. Si vous prenez la route Veilleux, qui a une pente de 17 %, vous constatez qu’aux heures de pointe, le trafic sur la 173 rend difficile l’accès. Avec la nouvelle route des Pins, l’accès sera grandement facilité, et avec une pente de 8 % seulement.
Évidemment, ce nouvel échangeur permettra également d’aller directement sur la 73, ce qui sera encore beaucoup plus rapide.

Pente, déclivité et angle d’élévation
Quand on voit un panneau qui indique 17 %, on est habituellement en haut d’une pente. Ce 17 % indique que, pour 100 mètres de distance horizontale, vous descendez de 17 mètres. Évidemment, c’est une moyenne. Si on pense à la route Veilleux, à un certain point cela semble plus. Il faut savoir qu’une pente de 45 degrés équivaut à 100 % de pente.
Tant qu’à parler de degrés! On voit quelquefois un panneau en degré. C’est l’angle d’élévation. Si vous êtes en bas et que vous voyez un panneau de 9,65 o, la pente a un angle d’élévation moyen qui équivaut à 17 %.
La nouvelle sortie aura une pente déclivité de 8 % au lieu de 17 % pour la route Veilleux. Tout le monde sera heureux.

Réutiliser
Monsieur Busque nous faisait remarquer que 5 casseurs de pierre avaient travaillé tout l’hiver pour classer les pierres selon les utilisations des différentes grosseurs. La pierre qui va pour la base n’est pas la même que celle dans les fossés, par exemple. Même la terre est classée, selon quelle ira sur les talus ou ailleurs.
Le roc qu’on enlève quelque part est réutilisé pour autre chose. C’est pourquoi on voit tant de tas le long du chantier.
Il y a une sorte de fascination à regarder comment se construit une autoroute, finalement. Imaginez que chaque matin quelqu’un doit planifier le travail de 35 camions, et de tout le reste, pour que chacun sache exactement quoi faire, sans perdre de temps.
C’est ce qu’ils font.
On a quand même très hâte.
