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BONNE SAINT-PATRICK

Les Foley, une saga irlandaise en Beauce

Par: André Garant, collaboration spéciale

Fêtez la Saint-Patrick où que vous soyez. On aperçoit ici deux musiciens qui animaient la fête l’an dernier à la bibliothèque Marie-Fitzbach.

Fêtez la Saint-Patrick où que vous soyez. On aperçoit ici deux musiciens qui animaient la fête l’an dernier à la bibliothèque Marie-Fitzbach.

Par André Garant

Tous les 17 mars, nous avons le plaisir de fêter la Saint-Patrick, la fête des Irlandais. Tout le monde peut fêter, sang irlandais ou non. De toute façon, comme le sang autochtone, il y a tellement de sang irlandais en circulation au Québec, que dans le doute, vous pouvez fêter. Il y a beaucoup de chances que vous en ayez quelques gouttes, sinon soyez sûrs qu’un de vos amis en a.

La Société de Généalogie vous présente donc avec plaisir un texte d’un vrai de vrai descendant, vérifié, certifié, étampé, recherché, avec citations et tout, et nous avons nommé, l’historien André Garant, à Lucien à William à Polycarpe à Jacques , dont voici un texte choisi pour l’occasion.

Les Foley, une saga irlandaise en Beauce

La Saint-Patrick est l’occasion rêvée pour se réapproprier nos racines irlandaises. Elisabeth Foley (1850-1941), fille de Michaël, est l’épouse de Bernard Grondin (1850-1926). Leur fille, Marie Grondin (1888-1980), épousera William Garant (1890-1950), mon grand-père, établi à Saint-Georges de Beauce en 1912.

Pas besoin d’accommodements raisonnables, car l’Irlandais Michaël Foley, uni à une francophone, est cultivateur en pleine Beauce, instituteur et deviendra, en 1858, le 2e maire du Beauceville de jadis, qui deviendra la première ville en Beauce.

En 1870, Beauce-Dorchester compte 35 % d’Anglo-saxons. Dans la région de la Beauce, on retrouve ces Irlandais dans les cantons de Frampton et de Cranbourne entre autres. Ils se retrouvent souvent près des Anglais et des Écossais.

Ces Irlandais s’établiront aussi dans la vallée de la Chaudière. Ils épouseront souvent des francophones, soit des Veilleux, Mathieu, Nadeau, Lacombe, Poulin, Poirier, Roy, etc. L’ouverture de nouveaux cantons, Shenley par exemple, en attire quelques-uns.

La guerre, entre les protestants et les catholiques, sévit en Irlande. En 1846, William Foley décide de fuir l’Irlande pour le Canada avec ses deux fils, Luke et Michaël.Trois mois en bateau. William Foley est veuf de Jane Elisabeth Agers, dont on ne sait rien. Selon la mémoire orale familiale, Michaël, un de ses fils, âgé de 5 ans, se serait réfugié, en Irlande, sous un lit, de peur de se faire tuer par des soldats protestants… raconté ainsi par Michaël Foley à ses futurs enfants.

William s’installe au Québec avec son fils Michaël à Saint-François-de-Beauce, en plein milieu francophone. Arrivé en Amérique en 1846, Michaël épouse dès 1849, à Saint-François-de-Beauce, Euphémie Lapierre dit Denis, fille de Louis Denis et Rosalie Grondin.

L’autre fils, Luke, habite le canton de Frampton. William et Luke demeureront unilingues anglais. Le 24 octobre 1848, à Saint-Edouard de Frampton, Luke Foley épouse Bridget Cullen. En 1870, Luke est dit résidant de Saint-Odilon de Cranbourne. Ils seront les parents de quatre filles et deux garçons.

Né vers 1819 en Irlande, Luke Foley sera plus tard contremaître dans un moulin d’East-Angus. Il décède le 14 septembre 1878 à Sherbrooke.

En 1872, Michaël est connu sous le prénom de Michel et il habite le rang Saint-Louis nord-ouest de Saint-François-de-Beauce. Il s’est intégré rapidement à son milieu, car ce cultivateur est aussi instituteur. Le 30 octobre1853, Michel Foley est un des 308 signataires de la pétition demandant une nouvelle église dans le futur Beauceville.

Michel sera le 2e maire de Saint-François-de-Beauce en 1858. En 1863, on lui fait confiance, car il assume la fonction de secrétaire-trésorier municipal.

Entre 1850 et 1871, le couple Foley-Denis sera parent de huit garçons et 4 filles, tous nés à Beauceville. Le destin des Foley les mènera plus à l’ouest, à Shenley, dans un canton relativement nouveau. Michel Foley décède le 3 mars 1894 à Saint-Honoré de Shenley, en Beauce. Né en Irlande en 1826, Michel a 67 ans et 5 mois.

Le prolifique romancier André Mathieu, maintenant décédé, aborde un peu l’histoire des Foley dans les 7 tomes (1854-1995), La saga des Grégoire, histoire qui se déroule à Saint-Honoré, en Beauce.

André Garant à Lucien à William à Polycarpe à Jacques… vous souhaite une bonne Saint-Patrick

Généalogie

William Foley (1785-1854)— Elizabeth Agers

Michaël Foley (1826-1894) — Euphémie Denis

Elizabeth Foley (1850-1941) — Bernard Grondin (1850-1926)

Marie Grondin (1888-1980) — William Garant (1890-1950)

Lucien Garant (1914-1965)— Simone Bourque (1921-1994)

André Garant (1946 — )— Nicole Roy (1946 — )

À propos de la Société

La Société de Généalogie niche au 4e étage du centre culturel Marie-Fitzbach, à Saint-Georges de Beauce.

Heures d’ouverture : Tous les dimanches après-midi (sauf durant les jours fériés) de 13 h à 14 h 30.

On peut rejoindre Jean-Nicol Dubé à cette adresse : sgbce@globetrotter.net

Vous êtes invités à visiter notre site web ici : http://genealogie.beauce.voila.net

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