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LE GÉNIE QUÉBÉCOIS TRAITÉ PAR L’HYDRO

Opinion d’un scientifique Michel Gauthier, PARTIE 2

Par: Michel Gauthier

En partie retraité, complètement heureux

Convaincu que chaque citoyen du Québec devrait prendre connaissance de ce texte d’opinion, Beauce Magazine a contacté l’auteur, Michel Gauthier, un scientifique de haut niveau, qui a gracieusement accepté de publier dans nos pages. La longueur du texte nous a incité à le scinder en deux parties. Voici la deuxième partie, avec une courte biographie de l’auteur. 

 Opinion d’un scientifique qui a contribué au leadership technologique du Québec sur les accumulateurs au lithium 

 Partie II  (La partie 1 se trouve ici : http://beaucemagazine.com/?p=8571  )

UN GOUVERNEMENT QUI PARLE D’ÉCONOMIE, MAIS N’INTERVIENT PAS.

 Après la vente à rabais des intérêts d’Hydro-Québec dans Avestor, cautionnée par son PDG, on aurait pu espérer que le gouvernement demande des comptes pour les centaines de millions de dollars d’argent public investis.

Rien de la sorte ne s’est produit et il est difficile de dire si c’est par ignorance ou par aveu d’impuissance envers la société d’État.

Dans le dossier Phostech, avec l’ouverture des droits exclusifs concédés à l’entreprise locale et surtout l’abandon de la ‘Clause Québec’,  le gouvernement ne peut plaider l’ignorance. L’auteur de cette opinion, après avoir écrit personnellement en 2009 au PDG d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, a écrit au ministre Béchard des Ressources naturelles (MRNR, au ministre Bachand du Développement Économique, de l’Industrie, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIIE) et même au premier ministre Charest pour expliquer les enjeux et l’importance de la ‘Clause Québec’ et leur demander d’exiger des explications de la société d’État.

En 2010, après avoir démissionné de ses fonctions dans Phostech pour pouvoir exprimer son opinion, l’auteur a écrit de nouveau aux ministres Normandeau (MRND et Gignac (MDEIIE) avec copie à Jean Charest pour expliquer plus précisément les enjeux ; de plus, il a provoqué une rencontre non partisane avec la ministre Normandeau, avec l’appui du député de La Prairie à l’époque, pour suggérer des solutions qui respectent les intérêts du Québec.

Il n’y a pas eu de suite.

Après l’ouverture de l’exclusivité de Phostech en 2011 et les sorties publiques de l’auteur, le ministre Gignac a repris à son compte les arguments d’Hydro-Québec comme quoi plus d’une licence est nécessaire pour développer le marché (la licence exclusive de Phostech avait pourtant une clause prévoyant un second fournisseur !) et que selon lui d’autres usines viendraient sous peu s’installer au Québec pour fabriquer du phosphate et même des accumulateurs au phosphate de fer.

Rien de tel ne s’est produit et maintenant Phostech (dans laquelle Investissement Québec a mis 8 M$) subit une compétition implacable des autres licenciés dans un marché qui ne s’est pas accéléré pour autant, et aucune usine additionnelle n’est en vue malgré les promesses faites pour justifier l’abolition de la ‘Clause Québec’.

A la veille des élections du 4 septembre 2012, ce même gouvernement promettait un Plan Nord pour extraire des roches et les exporter comme moyen de relancer l’économie. Après 40 ans de R&D, la conclusion de l’auteur est celle d’un retour à la case départ dans un pays sous-développé.

Responsabilité

Le gouvernement sortant ne peut certainement pas nier sa responsabilité dans cette incroyable occasion ratée de se doter d’une nouvelle base industrielle. Il faut souhaiter que le nouveau parlement questionne les dirigeants d’Hydro-Québec sur les motifs de leurs décisions.

Cela fait, l’auteur souhaite que les partis résistent à l’idée de réorganiser et de couper dans la société d’État simplement pour avoir l’air de changer quelque chose, mais au contraire, y regardent de plus près pour comprendre comment la société a pu développer une technologie de classe internationale et comment s’assurer dans le futur que des improvisations de dernière minute ne viennent ruiner les investissements.

Pour l’auteur, Hydro-Québec, en plus de générer des profits pour les dépenses du gouvernement, doit, plus que jamais, assumer son rôle unique d’outil de développement technologique du Québec dans le domaine de l’énergie au sens large. On n’est plus à l’époque ou la recherche se faisait dans le fond d’un garage !

L’auteur, Michel Gauthier

Le Dr Michel Gauthier a 35 ans d’expérience en RS&DE tant en milieu industriel qu’en milieu académique. Ses champs d’expertise sont l’électrochimique, la transformation/conversion d’énergie, l’innovation et le développement technologique. Il a travaillé à l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) de 1972 à 1999 au développement des accumulateurs au lithium métallique à Électrolyte Polymère (ACEP)

En 2001, il a incorporé Phostech Lithium pour produire et vendre le phosphate de fer.

Il est chercheur invité à Université de Montréal depuis 2000 et professeur associé au département de génie chimique de l’École Polytechnique de Montréal depuis 2010 où il poursuit le développement d’un nouveau procédé de production de LiFePO4.

Ses travaux multidisciplinaires ont été exécutés avec une vaste gamme de partenaires internationaux. Il est également inventeur sur plus de 50 brevets.

Les documents auxquels il est fait référence sont disponibles à : jmgauthier@videotron.ca

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