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KAYAKO RIVIÈRE

Où sont-ils donc tous les pontons ?

Par: Joffre Grondin

Pontons et kayaks sur la rivière en 2008

Cet été, la rivière est propre, propre, propre. À peu près rien n’y flotte. Pourtant, le but premier du barrage gonflable était de valoriser la rivière Chaudière dans la ville de Saint-Georges, en y aménageant un barrage saisonnier rétractable pour rendre navigable la rivière en saison estivale. Succès, elle l’est devenue. Mais… 

Pendant quelques années, le plan d’eau formé par le barrage gonflable sur la rivière Chaudière se peuplait d’embarcations diverses, dont kayaks, canots et pontons. Une grande parade de pontons connaissait un grand succès. En fin de semaine, on y voyait aussi Le Gabant, ponton très festif.

Le Gabant, un ponton de 24 pieds de long et de 8 pieds de large, se targuait de flotteurs d’aluminium, d’un moteur raisonnablement puissant, était approuvé par le ministère des Transports, et pouvait asseoir 14 personnes à ses tables.

Pour 120 $ de l’heure (partagés entre le nombre de personnes à bord, ce n’est pas cher) vous aviez une petite croisière sur la chaudière. Vous apportiez votre repas, bière et vin si vous le désiriez. Et vogue la galère sur la rivière. Un enchantement.

Certains, plus fortunés réservaient le tout pour deux personnes seulement. Aux chandelles, c’est follement romantique.

Petite parenthèse. Le nom du bateau, Le Gabant, est fort original. Le vieux mot français gaber, ou se gaber, qui veut dire se moquer, railler. Le Gabant équivaudrait un peu à Le Moqueur. Ah ! Ces cerveaux fertiles toujours en ébullition. Présentons-le.

Kayako Rivière

Une des personnes en partie responsables de l’agréable et coloré achalandage était un jeune entrepreneur, Carol Lessard, la trentaine, une épouse, trois enfants, dont deux petites filles blondes qu’il ne doit pas perdre de vue durant l’entrevue. La conversation révèle un homme qui a beaucoup d’idées et qui sait les mettre en application.

Il s’est lancé dans ponton et kayaks il y a quelques années. Il a investi environ 25 000 $ dans le projet. « J’avais 21 embarcations en tout ». Le projet a flotté quelques années. « J’ai fait huit ans », déclare celui qui est maintenant en voie de liquider ses équipements pour se lancer dans autre chose. Que s’est-il passé ?

Écueils

Au départ, il faut s’assurer. Les assurances de 5 millions exigés par la Ville coûtent près de 2 000 $ par an. Cela correspond à la location de 200 heures de kayak à 10 $ de l’heure. C’est une contingence majeure qui s’ajoute aux frais généraux.

Carol possède un terrain, pour avoir droit d’accès à la rivière, mais quand il laisse son ponton, d’une valeur d’environ 15 000 $, sur son terrain, il se le fait briser durant la nuit. Très fâcheux comme situation et difficilement contrôlable.

Au cours des différentes réparations indispensables au barrage, d’entretien ou de l’enrochement des berges, l’eau était forcément basse, donc pas de croisières possibles. Manque à gagner.

Lors des quelques activités sur la rivière, il n’a pas accès, même en demandant d’aller en amont. On peut inférer que la sécurité doit primer pour la sécurité civile, cependant, c’est un autre manque à gagner.

Un facteur très important demeure bien sûr la température. L’été que nous connaissons est exceptionnel. En règle générale, la pluie fait perdre un certain pourcentage de temps.

En accumulant tous ces facteurs, sa décision de tout vendre et de passer à autre chose est compréhensible, mais le fait qu’il n’y a pas d’activités nautiques sur un plan d’eau construit à grands frais pour ce but précis n’est pas réglé.

À vendre, ponton parfait état, avec remorque, 10 000 $ ferme.

Tout est à vendre

Pour des achats intéressants, il reste 8 kayaks d’une valeur de 600 $ laissés à 300 $ chacun. Pour la rame, qui vaut quand même une centaine de dollars, faut voir avec le vendeur.

Si vous avez le rêve de vous payer un ponton, il est à vendre. Le prix est ferme à 10 000 $. Vous seriez mieux de vous assurer d’avoir un plan d’eau accessible facilement.

Que faire ?

Il y a suffisamment de ce qu’on pourrait appeler des impondérables dans ce dossier pour se poser sérieusement la question à savoir si la Ville ne devrait pas s’impliquer. S’il n’est pas rentable de fournir à la population des activités nautiques, la Ville ne devrait-elle pas examiner le problème ?

Après tout, les montants ne sont pas exorbitants. On ne parle pas de centaines de mille dollars. Le jeune homme parlait de 25 000 $ dollars pour un superbe ponton et une vingtaine de kayaks pour garnir la rivière de couleurs et de plaisir. Il ne faisait pas ou pas beaucoup d’argent, mais avec l’implication des ressources physiques et structurelles de notre ville, il devrait être possible, avec un peu de bonne volonté de couvrir les frais.

Il est surprenant de parler à des gens qui ont fait cette modeste croisière en prenant un repas arrosé et de constater le grand plaisir qu’ils y ont pris. Du bonheur peu dispendieux. Même Yvon Deschamps serait d’accord.

On pourrait organiser des croisières déjeuner, car tôt le matin, c’est le bonheur.

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Raymond Vachon

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