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Les casses-rôles

Par: PROMENADE EN VILLE

Une trentaine de personnes, une marche dans le calme.

Ce mardi soir de l’an de grâce 2012, et pour une troisième fois, malgré une pluie à ne pas mettre un policier hors de son véhicule, une trentaine de piétons munis de beaucoup d’enthousiasme, de casseroles, marmites et cuillères en bois, de vêtements de pluie et d’un drapeau des patriotes, se sont tout d’abord rassemblés sur le parvis de l’église de Saint-Georges à 20 heures. 

Les drapeaux des patriotes ne craignent ni les marmites, ni cette sombre clarté qui tombe des lampadaires, ni la pluie, ni la neige, ni le soleil, c’est bien connu. C’est pourquoi il était venu.

Le cortège s’est ensuite ébranlé pour se rendre quelque part, pedibus cum jambis* — comme disait mon père —, mais où ?

Seuls les malins marcheurs mouillés le savaient de même que les constables bien stables au sec.

Accompagnés d’un harmonieux clapotis cliquetant sur fond d’onomatopées variées, d’un tournoiement de lumières rouges et dans un ordre et une discipline parfaite, la petite foule s’est dirigée vers la rivière et a opéré un 90o à dia, pour aller à hue plus loin et traverser sagement le pont en suivant les trottoirs.

Ayant observé les lumières rouges, et patiemment attendu pour traverser tels des canards sur un coin-coin de rue, les trois fois dix ont arpenté la première avenue pour se retrouver devant les bureaux du ministre Dutil dont la présence s’est rapidement révélée absente à l’indifférence générale. De toute façon, que diable serait-il venu faire dans cette galère ?

Tout ça ayant été soigneusement planifié pour ménager la monture, au plus 25 minutes s’étaient écoulées.

Assez bien encadré

Et tout ce beau monde a refait le chemin inverse dans le même état festif.

Pourquoi ? Kossa donne ?

On dit qu’il ne s’enseigne pas beaucoup d’histoire à l’école ces temps-ci, et que nos jeunes n’en savent pas grand-chose. Peut-être. Mais il y a une partie de l’histoire qu’ils vont sûrement connaître, c’est celle qu’ils sont en train d’écrire.

Si vous n’en croyez rien, vous vous rappelez peut-être de celle qu’une certaine génération a écrite en 70, sinon regardez ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Just_watch_me  Faire peur est une brillante tactique, fréquemment utilisée à travers le temps, de diverses façons plus ou moins subtiles, et qui fonctionne presque toujours. Presque.

Si vous vous demandez jusqu’où ils peuvent aller, regardez-les faire.

*Cette locution s’emploie uniquement par plaisanterie, en sachant que celui qui l’entend sait très bien que ce n’est pas du vrai latin. Pedibus veut effectivement dire à pied et cum, avec, mais jambis ressemble à jambe, mais n’est pas latin, le tout voulant dire à pied avec ses jambes. Celui qui a assemblé ces trois mots devait peut-être vouloir ironiser sur des expressions comme marcher à pied, ou faire de la marche à pied, course à pied, monter en haut, descendre en bas et de la redondance récurrente à répétition. Humour d’un autre âge.

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