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La petite histoire des élections fédérales

Aux urnes citoyens !

Les trois candidats connus à ce jour, par ordre alphabétique : Maxime Bernier, Parti conservateur, Claude Morin, Parti libéral et Sylvio Morin, Bloc québécois.

Les élections sont maintenant enclenchées et cette 41e élection générale fédérale aura lieu le lundi 2 mai 2011 avec des votes par anticipation le vendredi 22 avril, le samedi 23 avril ou le lundi 25 avril.

À moins d’avis contraire nous sommes encore en démocratie et on reste surpris d’entendre encore des «habitants» de notre beau pays coast to coast, voire même des députés prétendre que la population ne veut pas d’élections !

Des illuminés, pour ne pas dire des insignifiants, veulent mettre plus de poids à leur prétention en ajoutant que ça coûte cher des élections. Peut-être que ces individus devraient aller séjourner dans un pays où la dictature règne pour constater jusqu’à quel point on peut être heureux à ne pas avoir à subir des élections !

La petite histoire des élections dans la Beauce depuis la confédération

Pour le bénéfice de nos internautes, nous avons effectué un relevé des députés qui, depuis les débuts de la Confédération, ont représenté la Beauce à Ottawa.

Le premier député de Beauce, a été M. Christian Henry Pozer, de la grande famille que nous connaissons, de 1867 à 1876, date à laquelle il a été nommé au Sénat. À l’époque, il y avait moins de 2 000 électeurs en Beauce. Le Québec comptait alors 65 districts électoraux. M. Christian-Henry Pozer était avocat.

Lors d’une élection partielle qui a suivi la nomination de M. Pozer au sénat, c’est M. Joseph Bolduc, notaire et agriculteur de Saint-Victor ainsi que directeur de chemin de fer. Il a permis à la Beauce de passer aux mains du Parti conservateur. M. Bolduc a été réélu en 1878 et 1882 pour être nommé à son tour au sénat en 1884. Il a été président du Sénat de 1916 à 1922. Il est décédé en 1924.

Thomas Linière Taschereau, avocat de Sainte-Marie, est élu lors d’une élection partielle. Il garde, avec une majorité réduite, le comté aux mains des Conservateurs. Il sera défait, un an plus tard, lors d’une élection générale, par un médecin originaire de Lambton, M. Joseph Godbout qui habitait Beauceville, se présente sous l’étiquette de Libéral indépendant. Il sera réélu à trois reprises de 1891 à 1900. Il joindra les rangs du Parti libéral du Canada dès 1891. Il a été nommé au sénat en 1901.

C’est M. Henri Sévérin Béland, médecin, qui a été élu pour les libéraux de 1902 à 1922, soit 7 mandats consécutifs. Il avait été ministre des Postes, mais aussi ministre du Rétablissement des soldats à la vie civile.

En 1911, tout en se présentant dans le comté de Beauce, il avait tenté, mais en vain, de se faire élire également dans le comté de Montmagny. Il faut dire qu’à cette époque on pouvait briguer les suffrages dans plus d’un district électoral.

En 1925, il a été nommé au sénat et lors de l’élection qui s’ensuivit, en 1925, c’est ensuite Édouard Lacroix, qui l’a remplacé comme député, élu député libéral à la Chambre des communes en 1925. Réélu en 1926, 1930, 1935 et 1940. Il adhéra à l’Action libérale nationale le 12 août 1934. Démissionna le 11 juillet 1944 et se fit élire député du Bloc populaire à l’Assemblée législative à Québec en 1944. N’a jamais siégé. Il a démissionna le 14 mai 1945.

Il a été suivi de Ludger Dionne. En 1945 pour un seul terme puisqu’il a été défait, en 1949 par le médecin Raoul Poulin, de Saint-Martin, comme indépendant jusqu’en 1958 pour se faire battre par le libéral Jean-Paul Racine, de Saint-Honoré-de-Shenley, il a été défait, `à l’élection suivante par M. Gérard Perron, Hôtelier, créditiste qui avait été réélu en 1962 et 1963, mais vaincu par le libéral Jean-Paul Racine.

Le Ralliement créditiste, qui avait remplacé le Crédit social, prend le pouvoir avec M. Romuald Rodrigue, de Saint-Georges, en juin 1968. Mais les libéraux reviennent en force en 1972, avec M. Yves Caron, pour être réélu en 1974, avec, comme principal adversaire M. Romuald Rodrigue.

Mais, en 1979, c’est M. Fabien Roy qui, pour un court terme, déloge M. Yves Caron. Un an plus tard, les libéraux reprennent le pouvoir avec M. Normand Lapointe.

En 1984, Gilles Bernier, que nous connaissons tous, déloge à son tour M. Lapointe et redonne aux Conservateurs le comté de Beauce qui n’avait pas eu de député de ce parti politique depuis plus de cent ans dans la Beauce.

Conservateur, Gilles Bernier est nommé ambassadeur par les Libéraux

M. Bernier conservera son siège jusqu’en 1997 alors qu’il s’était présenté comme indépendant en 1993 après avoir été écarté du Parti conservateur. Il est à noter que M. Bernier, lors de l’élection de 1988, il avait obtenu plus de 36 000 votes, avec une majorité de plus de 20 000 voix sur son adversaire libéral, l’ex-maire de Sainte-Marie, Pierre-Maurice Vachon.

Ayant accepté de la part de M. Jean Chrétien le poste d’ambassadeur du Canada à Haïti, M. Bernier se retire juste avant l’élection de 1997 alors que Claude Drouin reprend la circonscription au nom du Parti libéral.

Depuis M. Drouin s’est fait réélire en 2000 et 2004 avec des majorités qui sont passées de 13 700 à 2 400.

Lors de l’élection, de  juin 2004,  M. Claude Drouin avait obtenu 19 592 votes, 41,4 % des voix et son plus proche adversaire, le Bloc québécois, M. Jean-François Barbe, avait recueilli 17 168 votes, 36,3 % des voix suivi de loin par M. Alain Guay, candidat conservateur avec 17,1 %, soit 8 091 votes. Le NPD et le Parti vert avaient respectivement obtenu 3,1 % et 2,2 % des votes.

Lors des élections générales de 2006 et de 2008, c’est M. Maxime Bernier,  le fils M. Gilles Bernier, qui avait été député de 1984 à 1997.

Maxime Bernier a donc obtenu, en 2006, 67 % des votes et 62 % en 2008.  Son plus proche adversaire a été Patrice Moore, pour le Bloc québécois en 2006 qui avait obtenu 10 997 votes, soit 19.9 % et, en 2008, c’est M. André Côté qui, pour le Bloc québécois,  parvenait à obtenir 13,9 % des voix, avec 7 143 votes.

Un devoir de voter… et un bon salaire en fin de compte !

Comme je le soulignais, en début de ce texte, nous vivons en démocratie et nous avons non seulement la chance, mais aussi le devoir de nous exprimer sur les performances des élus en les foutant à la porte s’il y a lieu.

Nous disposons de près d’un mois pour prendre une décision mûrement réfléchie après avoir entendu, vu et lu ce qu’avaient à nous « vendre » chacun des candidats.

Il faut aussi être capable de lire entre les lignes, car les charlatans sont souvent nombreux à nous promettre mer et monde alors ne soyez pas dupes, ne vous laissez surtout pas enfirouaper par des promesses qui ne seront jamais réalisées.

Bien entendu, vous aurez aussi l’insigne honneur de recevoir, par téléphone, un message préenregistré d’un candidat ou d’un député, qui va vous débiter son boniment mielleux pour vous vendre sa salade.  Vous n’êtes pas obligé de l’écouter jusqu’au bout, vous pouvez lui raccrocher la ligne au nez, ce n’est pas impoli puisque ce ne sera qu’une machine qui vous parlera !

Ce que l’on sait c’est que l’heureux élu recevra un salaire de 157 713 $ par année, auquel peuvent s’ajouter diverses indemnités,  jusqu’à la prochaine élection.

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