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Du beurre ou de la margarine ?

Par: Joffre Grondin

To beurre or not to beurre? Voilà la question

Bienvenue mesdames, messieurs et tous ceux qui mangent des toasts le matin… et qui mettent quelque chose dessus. Si vous êtes au pain sec et à l’eau, ceci n’est pas pour vous. Et c’est notre sujet. Margarine ? Beurre ? Si j’avais su, jamais je n’aurais commencé cette recherche. Mais que voulez-vous, c’est ça la curiosité .

Il y a un an ou deux, peut-être trois, qui sait, tempus fugit au cube ces temps-ci, un article, dont l’auteur beurrait épais, m’était tombé sous les yeux, prétendant avec citations et une diabolique assurance que la margarine n’était pas loin du plastique fondu. Je me voyais déjà, commençant à me plastifier lentement et inexorablement. Se réveiller un matin avec des ongles en plastique, puis les doigts, les cheveux, avec des pellicules en plastique.

À quoi goûterait une tarte aux framboises avec des papilles gustatives en plastique ? Et le vin blanc qui va avec ? Il y avait un chanteur qui s’appelait Plastic Bertrand. Maintenant, on sait pourquoi. Il devait être en phase terminale.

Pour prévenir que ce cauchemar devienne réalité, je m’étais promis de vérifier si la personne qui avait signé cette calamité littéraire avait raison, ne serait-ce qu’un peu, car un fort doute me corrodait inexorablement sur la crédibilité de l’affirmation.

Ayant complètement oublié l’origine et l’auteur de l’article en question, le moment est venu de vérifier. Pour vous donner un indice comment l’histoire se termine, disons que ma position initiale s’est très peu modifiée.

À la recherche du beurre perdu

Avant de commencer, une certitude : après recherches, uno, je ne serai jamais certain à 100 % des informations trouvées, mais je me lance quand même, et deuzio, je vais en apprendre suffisamment pour me faire une idée.

Il y a tant de choses écrites sur le sujet par des gens pas toujours impartiaux, comment ne pas se perdre dans la montagne d’information. On verra. Qui ne google rien n’a rien.

Un nutritionniste

Notre premier moineau est ici : http://lenutritionniste.com/2009/10/06/beurre-vs-margarine/  C’est le site de Jonathan Fontaine, un nutritionniste, qui affirme qu’il « existe deux grands types de margarines, l’hydrogénée et la non-hydrogénée. Le beurre lui a toujours la même composition en gras ».

Petit tableau inclus :

Gras total
Gras saturé
Gras trans
Margarine hydrogénée
3,6 g
0,7 g
0,7 g
Margarine non hydrogénée
4,0 g
0,5 g
0,0 g
Beurre
3,8 g
2,4 g
0,1 g

« On élimine la margarine hydrogénée, un concentré de gras trans. Il nous reste la margarine non hydrogénée et le beurre. Rendu là, le 2 g de gras saturés par cuillère à thé me fait pencher vers la margarine ».

Il paraît que les gras trans, les gras saturés, ce n’est pas bon. Commentaire à moi-même, je ne mets pas quelque chose sur mes toasts en pensant gras saturé, je pense à quoi ça goûte. En plus, il me semble qu’on mange du beurre depuis des siècles. J’ai l’impression que c’est le seul produit qui a gardé le même emballage dans tout ce temps. On ne sait pas pourquoi.

Plusieurs sites consultés en arrivent à une sorte de condamnation du beurre. Ici :

http://www.canoe.com/artdevivre/bienetre/article1/2008/01/28/4798189-jdm.html   et ici http://www.cstfelicien.qc.ca/Scinat/cyberexpojournal2003/W03C02.pdf  où on affirme que « … l’indice de saponification élevé du beurre a permis de savoir que ses chaînes sont plus courtes. Le fait que ses chaînes soient courtes n’a pas d’incidence sur le cholestérol. Cependant, le fait qu’elles soient très saturées, tel que confirmé par l’indice d’iode, prouve que le beurre a une influence néfaste sur la santé. La margarine non hydrogénée est celle qui répond le mieux aux deux critères étudiés : ses chaînes sont longues et insaturées ». 

…et ici : http://www.bonsgras.ca/findingmargarines_fr.asp n’y va pas de main morte.

« Amorcez un virage santé dans votre alimentation en remplaçant le beurre par une margarine molle non hydrogénée pour tartiner et cuisiner ».

L’épicerie

C’est avec le site de l’épicerie que j’ai décidé que c’était assez. Sur ce site http://www.radio-canada.ca/actualite/lepicerie/docArchives/2003/03/07/enquete.html on a analysé 32 marques de margarine. Inventée en 1869, on peut la conserver jusqu’à 6 mois. Très bien expliqué, détaillé, on comprend tout à la lecture, et on est épuisé à la fin d’avoir assimilé tant de données. Mais c’est clair.

C’est clair que la margarine hydrogénée est moins bonne que la non hydrogénée, mais on est loin du plastique. Voici ce qu’en dit le Dr Robert Dufour, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal : « Il faut bien réaliser qu’il ne s’agit pas d’un effet astronomique et qui, à lui seul, peut être responsable de l’artériosclérose ou des problèmes cardiovasculaires ». C’est de 8 à 10 %.

Bonheur! Après toutes ces données techniques, on apprend que « la plupart des margarines non hydrogénées que nous avons analysées se comparent entre elles ». Pas de marque « gagnante ». Alors, on achète à l’avenir une margarine non hydrogénée. Un peu plus cher. Mais la différence n’est même pas d’un sac de chips.

Le docteur Dufour précise qu’il y a d’autres sources d’acides gras saturés et d’acides gras trans importantes dans l’alimentation. « On parle en particulier des biscuits, des craquelins et des croustilles qui sont, la plupart du temps, fabriqués à partir d’huiles hydrogénées, et donc qui peuvent avoir un contenu élevé en acides gras saturés et en acides gras trans ».

Donc, il faudrait, en premier songer à éliminer les biscuits, les craquelins et les croustilles qui sont consommées en grandes quantités.

Évaluation

C’est beau la science. On ne peut s’en passer. J’adore les données qu’elle nous fournit. Il y a la question des sens, de la quantité relative absorbée et le bien-être apporté par un bon repas.

On dira ce qu’on veut sur le beurre, mais quand on fait cuire ses oeufs le matin, l’odeur du beurre dans la poêle qui se mêle à celui du café rend heureux. La margarine dans la poêle pour moi c’est non. C’est le veto du nez qui a priorité.

De la margarine non hydrogénée sur les toasts pas de problème pour moi. Si quelqu’un a un goût plus développé qui lui dit que le beurre sur les toasts, c’est vraiment beaucoup mieux. Si ce quelqu’un était moi, ce serait du beurre sur les toasts. Et il y a comme un petit mélange beurre et toast chaude qui donne presque des frissons à ceux qui ont un nez développé. Car il y a de tout dans la nature.

Il y a de ces plaisirs dans la vie que rien ne peut acheter, car ils font partie de vous. De votre sens olfactif ou de celui du goût. Il ne faut pas s’en priver. Apprécier les petits moments de bien-être de la vie facilite la longévité.

Les données scientifiques sur le beurre et la margarine sont probablement exactes. Le problème réel se retrouve dans toutes les autres « cochonneries » absorbées en quantité industrielle.

Le beurre est plus cher, d’accord. La margarine non hydrogénée un peu moins, l’hydrogénée encore moins. Mais ce ne sont pas des produits que nous consommons en grande quantité.

Remplacer l’habitude de manger des biscuits, craquelins et croustilles par des carottes (qui ne coûtent presque rien) contribuerait plus à la santé que tous les programmes ruineux du ministère de la maladie, excusez, de la santé.

Une vache, c’est pas lait.

 

 

 

 

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