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France Quirion, artiste-photographe

Par: Joffre Grondin

L’artiste photographe France Quirion, avec 2 de ses oeuvres en fond de scène.

L’artiste photographe France Quirion, avec 2 de ses oeuvres en fond de scène.

Ce mercredi, le bistro du Grand Marché était bondé, occupé par des gens qui regardaient les murs, pas les mûres, les murs. Qui sont ces gens qui vont au restaurant pour regarder les murs ? vous enquerrez-vous. C’était surtout ce qui était accroché aux murs, qui attirait l’attention, et était le sujet principal des conversations… avec raison, car il s’agissait… 

… Il s’agissait du lancement de l’exposition de l’artiste-peintre, et maintenant et de plus en plus, artiste-photographe France Quirion, qui présentait « Impression » une collection de 14 photos tirées de trois de ses collections : « Tableaux d’automne, Givre, et Fruits d’hiver ».

Le vernissage se faisait en partageant un souper communautaire avant lequel France Quirion, pigiste dont vous lisez les articles dans L’Éclaireur Progrès depuis quelques années, présentait ses photographies en expliquant l’idée derrière la prise de vue.

La collection s’appelle « Impression », car, comme le dit l’artiste, « l’atmosphère est plus importante que le sujet ». Il s’agit de regarder la photo, et réaliser qu’il s’agit d’un moment unique figé dans le temps, grâce à la technique, l’habileté, la sensibilité et la patience du photographe pour l’apprécier.

Peinture et poète vont bien ensemble

L’artiste affirme d’ailleurs que ses « tableaux visent à créer une réponse émotionnelle ». Ce qui explique la présence du poète. Qui parle par l’œil de l’automne qui voit venir l’hiver. À voir plus loin.

Une photo intitulée Lumière ardente.

Une photo intitulée Lumière ardente.

Un peu de technique

Ça s’appelle l’effet de bokeh. Un sujet très clair à l’avant, et le reste est comme flou. Le bokeh s’explique par une faible profondeur de champ, donc un flou d’arrière-plan.

On dit quelque part que « plus la profondeur de champ est étendue, plus elle intègre le sujet dans son environnement. À contrario, plus elle est courte, plus elle l’isole. Les plans en avant et en arrière du sujet seront alors plus ou moins flous ».

Le sujet figé dans le temps permet à l’observateur de sortir du temps pour entrer dans l’atmosphère. C’est le but recherché. Faut voir l’original pour bien apprécier. (C’est à vendre, en passant)

France Quirion

Elle s’intéresse à la photo alors qu’elle étudie au Séminaire de Saint-Georges ; elle suit des cours de photos avec l’abbé Gérard Sylvain. Une passion est allumée et s’exprime de plus en plus.

Elle se lance dans la peinture avec autant de passion. Ce sera 12 heures par jour pendant dix ans qui verront différents styles, dont la peinture sur bois s’exprimer avec succès. Le prestigieux Paintworks Magazine l’accueillera entre 2003 et 2012 à de nombreuses reprises. Le magazine est une autorité dans le domaine. Voyez ici : http:www.paintworksmag.com/

Un p’tit café

Pour vraiment prendre la mesure de ces magnifiques photos, il vous faudra faire une petite visite au Grand Marché pour un p’tit café ou un p’tit lunch.IMG_3725

Visitez son site

Le Grand Marché est situé aux 12120 de la 1re Avenue à Saint-Georges. Pour en connaître davantage sur France Quirion et ses œuvres, visitez le www.naturelphotographie.com.

Et quoi de mieux que de terminer sur les ailes d’un poème d’automne.

Denis Poudret est un poète connu. Il a monté la première nuit de la poésie à Saint-Georges, il y a bien longtemps. Il a lu un de ses poèmes, lors du vernissage, que nous reproduisons avec sa permission.

Denis Poudret, poète

Denis Poudret, poète

LORSQUE VIENT SEPTEMBRE

Je suis de vie et de lumière,

De fleurs, d’abeilles et de miel,

D’oiseaux bruyants et d’arbres verts.

Lorsque vient septembre

Et que plus tôt se couche la lumière,

Pendant des semaines je vis en demi-teinte,

Pris entre les corolles qui tombent,

Les oiseaux qui s’assemblent pour partir,

Le lent déclin du temps vers la nuit et le froid,

Et la beauté grandiose

De la forêt qui nous entoure.

Malgré le mordoré des feuillus

Découpant le ciel bleu,

La lumière de fin d’été

Ciselant avec raffinement le pourtour des nuages,

Le couchant de fin de journée

Resplendissant de teintes

Que ne peut jamais atteindre le soleil d’été

Étourdi par la chaleur du jour,

Malgré cette beauté étourdissante,

Chaque année,

Quand septembre est là,

Je commence à mourir,

Un peu,

Pendant un temps.

Denis Poudret

2014.10.22

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