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François Fréchette, « Humain »

Par Joffre Grondin

 L’artiste verrier François Fréchette et sa version de Léonard de Vinci

C’est dans le cadre des expositions estivales au Centre culturel Marie-Fitzbach, que vous pourrez visiter jusqu’au 18 août, que l’on peut découvrir « Humain » du vitrailliste François Fréchette. Luminosité, délicatesse et complexité; c’est ce qui accueille la personne qui entre dans la salle qui présente cinquante œuvres de l’artiste verrier.

La collection « Humain » propose du verre comme matériau premier, mais issu de plusieurs techniques : sculpture de verre, fusion, fusion thermoformée, murale, vitraux. 

Une dizaine d’œuvres ont pour thème les mains; les mains expriment les « joies et les peines du cœur… la fragilité et la force » comme le dit l’auteur. 

Une thématique développe les yeux, une autre les papillons. Cinq murales ornent les fenêtres du local. Selon l’heure du jour ou du soir, et selon la luminosité de l’extérieur qui varie, les murales offrent des dimensions différentes.

Une main d’apaisement

Un mur entier est inspiré par Léonard de Vinci dont c’est le 550e anniversaire cette année. Il faut les observer attentivement. Elles ne sont pas collées sur le mur, mais suspendues à quelques centimètres de celui-ci. Ensuite, elles ne sont pas en vitre pleine, mais ont des vides. Un peu comme en musique, où les notes sont importantes, mais également les silences, en sculpture, les espaces vides ont leur importance, confie l’artiste. Soulignons de plus que les plaques de verre n’ont pas la même couleur ni la même texture.

Le résultat global fait qu’en regardant chaque œuvre, on voit non seulement l’œuvre, mais les ombres sur le mur à l’arrière de celle-ci, que l’on aperçoit en transparence, et qui varie selon la position de ceux qui l’observent.

Non, ce n’est pas un hasard, tout est pensé et planifié.

Le Léonard, inspiration de l’autoportrait à la sanguine de Léonard de Vinci. Remarquez les ombres. Elles seront différentes quand vous les verrez, selon l’heure et la luminosité.

Vision, tourbillon, cortège

Les trois vitraux qui trônent au milieu de la salle, attirent l’œil et présentent un premier cercle de découverte de cette collection de verre thermoformé et de vitraux réalisés par la fusion. 

Le grand compositeur Modeste Moussourgski avait composé une musique (plus tard orchestrée par Ravel) intitulée Les tableaux d’une exposition, suite à l’impression ressentie en visitant l’exposition consacrée à la mémoire de son ami le peintre Viktor Hartmann. François Fréchette reprend le concept à l’inverse et crée ces vitraux inspirés de Mirages, du compositeur Jacques Hétu. 

Notons en passant que le journal La Presse parlait de lui comme « … le plus joué de nos compositeurs » lors de l’annonce de son décès en 2010. Notons également que Jacques Hétu a étudié la composition avec nul autre que Clermont Pépin.

Si vous vous demandez comment François Fréchette a réussi un vitrail à partir d’une œuvre musicale, le fait qu’il détienne un doctorat dans le domaine de la musique peut vous donner un indice.

On va dire qu’il a plusieurs cordes à son arc.

De Saint-Georges à Palencia, si senor!

Vient de paraître Guatemala, 10 ans de création en contexte de coopération humanitaire, une publication d’une cinquantaine de pages très bien illustrée qui décrit la production au Guatemala de beaucoup d’œuvres, tous sont à base de verre évidemment, mais la production passe de délicats papillons au capteur de rêves géant, avec des murales qui vont jusqu’à 2 m 14 carrés (7 pieds par 7 pieds). 

On apprend que le travail de création, réparti sur dix ans, a toutefois débuté à Saint-Georges, dans le cadre du 150e de la municipalité, par une commande en 2006 pour un vitrail qui représenterait le chevalier, les armoiries, et la devise de la ville : Ensemble vers l’avenir.

Le recueil révèle également un travail d’enseignement des techniques du vitrail à des étudiants du Liceo San Francisco de Asis, le lycée Saint-François d’Assise. Des étudiants sont formés à un métier spécialisé qui n’est pas à la portée de tout le monde. De plus, le matériel spécialisé indispensable à la création a été fourni au lycée. 

Donc, on pourrait dire que Saint-François serait fier de François qui a enseigné à Saint-François. Fallait le faire! Un travail gagnant-gagnant.

Si ce livre d’une cinquantaine de pages, d’un grand format et très bien illustré (que j’avoue avoir lu avec grand intérêt) vous intéresse, il est en vente à la boutique du 3e étage au coût de 20 $.

Consultez la page d’accueil de son site : www.francois-frechette.com 

Et il y a aussi…

Coup double. L’artiste verrier photographié devant les vitraux Vision, tourbillon, cortège et entrait par hasard, une confrère, GILL, Guylaine Benoît, créatrice de Molly Dolly. Son sac rouge à pois blanc a été l’indice pour l’identifier. 

Ne manquez pas les aventures en une seule image de Molly Dolly.

Vous pouvez apprécier plusieurs autres expositions jusqu’au 18 août dont Célébrer la femme… de GILL, Guylaine Benoît, créatrice de Molly Dolly, et plusieurs autres à découvrir sur place.

St-Côme
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