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Le Musée de la Patate

Par: Rolland Bouffard, collaboration spéciale.

Le Musée. (Photo : Rolland Bouffard)

Par : Rolland Bouffard, collaboration spéciale

Le plus grand Musée de la patate au Canada est situé à O’Leary, une petite municipalité localisée dans la partie ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. Ce musée raconte l’histoire de la pomme de terre et sa provenance.

L’Île-du-Prince-Édouard est connue pour la culture de la pomme de terre. Le climat, les grandes plaines, la terre rougeâtre sablonneuse et acide sont des facteurs qui facilitent la production de ce tubercule.

La municipalité. (Photo : Rolland Bouffard)

Les origines

La pomme de terre est originaire de l’Amérique du Sud. Les Indiens des hauts plateaux des Andes, aux abords du lac Titicaca, à la frontière de la Bolivie et du Pérou, en font la culture depuis plus de 5 000 ans. À l’époque, il existait près de 200 espèces de pommes de terre, mais les agriculteurs ont progressivement sélectionné les spécimens les plus savoureux et les mieux adaptés à la culture, donnant ainsi naissance à une immensité de variétés différentes. Au Pérou, on parle de plus de 2 000 catégories de pommes de terre, de couleurs et de formes distinctes. Quand on visite des amis au Pérou, ils prennent plaisir à cuisiner et à faire goûter différentes sortes de pommes de terre. 

En 1971, Le Centre international de la pomme de terre (CPI) est fondé à Lima au Pérou. L’objectif de cet organisme est d’obtenir, au moyen de travaux scientifiques, le meilleur développement des capacités alimentaires de la pomme de terre.

En Europe

C’est vers les années 1550 que les conquistadors espagnols introduisent la pomme de terre en Europe en provenance du Pérou. Ils avaient découvert que le tubercule était nourrissant, qu’il se conservait bien au cours des longs voyages en mer et qu’il prévenait efficacement le scorbut. À l’époque, il n’était pas rare que la moitié d’un équipage succombe au scorbut et à la malnutrition durant les longues et pénibles traversées. Ayant constaté que les esclaves indigènes survivaient longtemps dans les mines d’argent de l’Amérique du Sud et ne se nourrissaient que de pommes de terre, ils comprirent bientôt que la pomme de terre avait une valeur. 

Par la suite, on attribue à des moines carmélites, originaires d’Espagne, l’introduction de la pomme de terre en Italie. Finalement, le légume se retrouve partout en Europe, notamment en Angleterre, en Irlande et en Russie.

Au début, les paysans européens voyaient la patate d’un mauvais œil. Ils la cultivaient principalement pour nourrir les porcs et le bétail. Pourtant, en moins de 200 ans, la pomme de terre s’est imposée en Europe. La famine finit par l’emporter sur les préjugés.

Parmentier

On soutient que Parmentier a popularisé la patate. En fait, il a réussi à en faire manger aux Français. Antoine-Auguste Parmentier, agronome français et pharmacien militaire, qui fut capturé pendant la guerre de Sept Ans, survécut trois ans en Allemagne en mangeant des pommes de terre. De retour en France, il était bien décidé à faire la promotion de ce fabuleux légume, avec l’appui du roi évidemment. En guise de démonstration, il planta des pommes de terre sur un terrain vague. Pendant le jour, des sentinelles gardaient le champ, mais la nuit venue, les gardiens se retiraient. Intrigués, les paysans conclurent que les militaires gardaient un objet de grande valeur. Ils volèrent donc des plants la nuit et se mirent à les cultiver.

 En Amérique  

La pomme de terre est probablement importée au Canada lors des voyages des premiers explorateurs. Les provinces maritimes s’avèrent un terrain fertile à la production. 

Depuis, la patate vit des heures de gloire : lors de somptueux repas gastronomiques, dans les tourtières et le ragoût de pattes au temps des Fêtes et finalement, on en fait aussi des frites et de la poutine.

Arracheuse de patate antique. (Photo : Rolland Bouffard)

On ferme les écoles

Les pommes de terre sont prêtes à être récoltées deux semaines après que la tige aérienne se soit desséchée. Lorsque le feuillage fane, la peau des tubercules durcit, ce qui les rend plus résistants aux écorchures ou aux meurtrissures qui se produisent au moment de l’arrachage. En dépit de l’efficacité des arracheuses-trieuses, la récolte dépend encore dans une large mesure de l’élément humain, particulièrement pour le tri et le classement. À l’époque des grosses familles, tout le monde participe à la corvée. Pour profiter de la période favorable à la récolte, on ferme les écoles pour quelques jours afin de générer une main-d’œuvre locale. 

L’Île-du-Prince-Édouard, ses couleurs et ses paysages 

Sur le détroit de Northumberland, près de Charlottetown. (Photo : Rolland Bouffard)

Vues du côté de la mer, les rives de l’Île-du-Prince-Édouard offrent un paysage merveilleux.

Et le Nouveau-Brunswick

La capitale de la patate frite. (Photo : Rolland Bouffard)

Le Nouveau-Brunswick a également sa capitale de la patate. La famille de « patatiers » McCain possède plusieurs terres pour la culture de la pomme de terre et une importante entreprise de transformation située à Florenceville, installée sur les bords de la rivière Saint-Jean. Les produits McCain sont très connus, on les retrouve aussi dans la plupart des épiceries.

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