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Daniel Carrier reçoit le prix Étienne-Chartier

Daniel Carrier, homme de la première heure, et 37 ans à la Société du patrimoine beauceron, maintenant à la retraite.

Le 20 mai dernier, Daniel Carrier, homme de la première heure de la société du patrimoine des Beaucerons et récemment retraité de 37 ans de travail à la Société comme directeur général, recevait le prix Étienne-Chartier lors d’un souper organisé par le Comité des patriotes de la Côte-du-Sud, à Montmagny.  

Le prix est remis à une personne qui, au cours de sa vie, a fortement contribué au développement de la société québécoise dans la région de Chaudière-Appalaches. Un peu ironique en constatant l’état actuel de l’organisme.

Une première

C’est le président de la Société nationale des Québécoises et des Québécois de Chaudière-Appalaches (SNQCA), Antoine Dubé, qui a remis le prix Étienne-Chartier 2018 à Gisèle Lamoureux et à Daniel Carrier comme patriotes de l’année dans Chaudière-Appalaches.

Le prix étant depuis le début remis à une seule personne, la SNQCA innove cette année en le remettant à deux personnes : Gisèle Lamoureux, botaniste de Lévis, en reconnaissance de l’immense contribution dans les domaines de la botanique et de la protection de l’environnement, et Daniel Carrier, historien de Saint-Joseph-de-Beauce. 

Daniel Carrier se retrouve ainsi en compagnie de précédents récipiendaires comme Fabien Roy et Jean Garon. 

Gisèle Lamoureux, botaniste de Lévis, en reconnaissance de son immense contribution dans les domaines de la botanique et de l’environnement.

Gisèle Lamoureux

Madame Lamoureux a rédigé neuf guides d’identification sur les plantes sauvages. Tant au débutant qu’à l’expert, ils offrent environ 3 000 pages et 1 500 photos couleur sur plus de 500 espèces de plantes sauvages de l’est de l’Amérique du Nord. On lui doit la francisation de plus du quart des noms des plantes vasculaires québécoises, en particulier des espèces rares, souvent dépourvues de noms français. Elle est renommée aussi pour ses campagnes de sensibilisation à la vulnérabilité de plantes ou d’habitats fragiles. Faisant suite à des réclamations échelonnées sur plus de 35 ans par divers groupes, de 1996 à 1999 elle pilote des démarches énergiques menant à l’adoption par l’Assemblée nationale du Québec de l’iris versicole comme emblème floral.

Daniel Carrier

Monsieur Daniel Carrier a été choisi pour sa contribution exceptionnelle en matière de recherches historiques et de promotion du patrimoine en Beauce. 

Il a travaillé depuis 1980 à la Société du patrimoine des Beaucerons comme responsable de l’Inventaire architectural de la Beauce, phase III et à l’obtention pour la Ville de Sainte-Marie du projet-pilote Rues Principales de la Fondation canadienne pour la protection du patrimoine. 

De 1983 à 1993, il est le représentant de la Beauce au c.a. du Conseil de la Culture de la Région de Québec et à sa table du secteur patrimoine/histoire et il devient le coorganisateur des États généraux de la Culture en Beauce en 1983. 

De 1983 à 1987, il travaille avec Madeleine Ferron pour la demande de classement (au provincial) du site de l’ensemble institutionnel de Saint-Joseph-de-Beauce. 

De 1985 à 1988, il collabore au 250e anniversaire de la Beauce. 

En 1991, il reçoit Prix Robert-Lionel Séguin de l’Association des amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec.  

De 2003 à 2006, il travaille à l’obtention de désignations historiques canadiennes auprès de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada pour l’ensemble institutionnel de Saint-Joseph-de-Beauce, de l’église de Sainte-Marie, des produits de l’érable au Canada et de l’industriel forestier Édouard Lacroix.  

En 2011, il est récipiendaire pour la SPB avec la Fabrique de Saint-Joseph-de-Beauce et Michel Gilbert, ébéniste-restaurateur du Prix Coup de cœur des Prix du patrimoine 2011 pour la restauration et la mise en lumière du grand catafalque à baldaquin de Saint-Joseph-de-Beauce. 

Comme il a pris sa retraite cette année, la SNQCA profite de l’occasion  pour lui rendre hommage  et  pour appuyer toutes ses initiatives  pour valoriser la Beauce.

Récipiendaires passés

Le prix Étienne-Chartier a été remis successivement à Monique Miville-Deschênes (2003), Jacques Lemieux (2004), Fabien Roy (2005), André Gaulin (2006), Normand Bolduc (2007), Léo Chartier(2008), Michel Lessard (2009),  Raynald Paré (2010),  Jean Garon (2011), Gaston Deschênes(2012), Carole Légaré (2013), Jean Simard (2014),Gaston Cadrin (2015), Pierre-Paul Sénéchal en 2016 et Jean-Pierre Lamonde en 2017.

Qui était Étienne Chartier

Ce prix a été ainsi nommé en l’honneur d’Étienne Chartier qui a été l’un des rares ecclésiastiques ayant supporté publiquement les patriotes. Né en 1798 à Saint-Pierre de la Rivière-du Sud, il a été le premier directeur du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et a été secrétaire de l’instruction publique. Il a été aussi été curé de plusieurs paroisses, dont la dernière à Saint-Gilles de Lotbinière jusqu’à sa mort en 1853.

Plus de détails

Voici ce qu’on peut lire sur cet ancêtre peu connu du public qu’était Étienne Chartier dans l’ouvrage de L’ABBÉ J.-B.-A. ALLAIRE, paru en 1910, Dictionnaire biographique du clergé canadien-français – Les anciens. 

Notons en passant que les 6 volumes de ce dictionnaire sont une petite mine d’or pour historiens et chercheurs.

CHARTIER (L’abbé Etienne), né à Saint-Pierre-de-la- rivière-du-Sud, comté de Montmagny, le 23 décembre 1798, de Jean-Baptiste Chartier et de Geneviève Destroismaisons, fit ses études à Québec et fut ordonné, le 28 décembre 1828. Vicaire à Saint-Gervais (1828-1829); premier directeur des élèves du collège classique de Sainte-Anne-de-la-Pocatièrc (1829-1831); curé de Sainte-Martine-de-Châteauguay (1831- 1833), de Saint-Pierre-les-Becquets (1833-1834), avec desserte de Saint-Jean-Deschaillons (1833-1834) ; curé de Fraserville (1834-1835), de Saint-Benoît-des-Deux-Montagnes (1835-1837), avec desserte de Saint-Hermas (1836-1837); impliqué dans les troubles politiques de 1837 il se réfugia dans le New-Jersey où il desservit Madison (1837- 

1840), en Europe où il voyagea (1840-1842), dans l’Indiana où il fut supérieur du séminaire de Vincennes (1842-1844) et dans la Louisiane où il fut curé des Avoyelles (1844-1845); curé de Saint-Grégoire-d’Iberville (1845-1849), avec desserte de Sainte-Brigide-d’Iberville (1847-1849); curé de Sainte-Philomène-de-Châteauguay (1849-1850), d’Arichat sur l’île du Cap- Breton (1850-1851), de Saint-Gilles (1852-1853); décédé à Québec, le 6 juillet 1853; inhumé à Saint-Gilles. 

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