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PROJET ORIFLAMME ET JOUR DU SOUVENIR

Par: Joffre Grondin

La cérémonie commémorative du jour du Souvenir a eu lieu au Cénotaphe, le 11 novembre 2017, à Saint-Georges

Quoique les motifs politiques qui ont sous-tendu les guerres à travers les âges aient toujours été discutables, voire très hautement discutables, la valeur des soldats, leur héroïsme sur le champ de bataille, leur dévouement à leur pays et à leurs frères d’armes ont toujours été, et sont encore digne d’admiration. C’est pourquoi, comme dirait l’autre, il est juste et nécessaire de leur rendre hommage. Le projet Oriflamme, dont le but est de rendre hommage aux militaires, vivants ou décédés, peut être vu comme un complément au jour du Souvenir du 11 novembre.

Une cérémonie commémorative s’est d’ailleurs tenue au Cénotaphe, sur la 18e Rue, ce matin, en présence de représentants des forces armées, de notables et de la Dame à la Croix d’argent, qui représente les mères des soldats tombés au combat ; cette année, madame Suzanne Drapeau-Langelier,

Le projet a vu le jour à St-Georges, au Nouveau-Brunswick, après l’assassinat de militaires en faction.  Une Oriflamme est un genre de bannière, mesurant environ 6 pieds par deux pieds, sur laquelle on peut voir la photo d’un militaire, dans quelle arme il a fait carrière (Armée, Aviation ou Marine), ainsi que ses années de service. Il s’agissait de placer ces oriflammes à différents endroits en ville, avant et après le jour du Souvenir du 11 novembre.

Bertrand Grenier : Un des deux derniers militaires beaucerons qui ont combattu en Europe lors de la Deuxième Guerre mondiale. L’autre étant Lucien Bourque, originaire de NDDP, et qui habite aujourd’hui Sudbury.

Vous les avez vues !

À Saint-Georges, quatre Oriflammes ont été installées le 31 octobre sur la 18e rue, du Georgesville, jusqu’au Rock Café ; quatre sur la 16e rue, du Cénotaphe jusqu’au boul. Dionne ; les dix autres ont été installés sur le boul. Dionne, de la station d’essence Shell au nord, jusqu’à la Clinique médicale de l’Ouest au sud. Un total de 18 Oriflammes.

Le projet en Beauce

L’ex-Adjudant maître Bruno Turcotte, de Saint-Georges, a proposé le projet à la Filiale La Beauce de la Légion royale canadienne. Son président, Alain Maheux, l’a soumis aux MRC et seule la MRC Beauce-Sartigan a accepté le projet. Comme plusieurs militaires sont originaires de Beauceville ou de Saint-Victor, ces deux localités ont décidé de défrayer elles-mêmes le coût des Oriflammes, en y apposant non pas le logo de la MRC Robert-Cliche, mais plutôt celui de la ville de Beauceville et de Saint-Victor.

À Beauceville, 19 oriflammes ornent la ville.

Coûts et réalisation

Le coût total du projet est évalué à environ 16 000 $. La MRC Beauce-Sartigan a fourni 8 000 $.

Les familles qui verront la photo d’un proche sur une Oriflamme donnent 50 $ soit le quart du prix. Le coût d’une Oriflamme, incluant l’ancrage est d’environ 200 $.

Rendre à César…

C’est l’entreprise Fototech, propriété de Michel Venne (fils de l’animateur à CKRB Jules Venne), qui a obtenu le contrat. Réaliser une oriflamme de 2 par 6 à partir d’une petite photo, quelquefois de qualité moyenne demande une bonne expertise. Michel Venne a prouvé qu’il a cette expertise. Quand vous avez vu la photo originale et que vous regardez l’oriflamme, vous ne pouvez qu’être impressionné de ce beau travail.

Quant aux ancrages nécessaires pour les placer sur les lampadaires, le travail fut confié à l’entreprise Soudures de Beauce inc.

D’autres Oriflammes sont installées : 19 à Beauceville, 5 à Saint-Côme, 3 à Saint-Victor, 2 à Saint-Gédéon, et une à Saint-Zacharie.

Vers la fin novembre, les Oriflammes pourront être placées dans des écoles, des bibliothèques municipales, des édifices publics, etc. Par contre, elles seront réinstallées sur les lampadaires les années suivantes, l’ordre étant cependant modifié, pour donner la chance à tous d’occuper d’autres endroits. La durée de vie de chaque Oriflamme est d’environ sept années.

Louis-Philippe Poulin : Il a fait partie des Fusiliers Mont-Royal lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Dans le futur

On prévoit d’autres oriflammes de la Clinique médicale de l’Ouest jusqu’à la résidence Le St-Guillaume), ainsi que sur le boul. Lacroix, ou encore dans le secteur Saint-Jean. Sur l’avenue Chaudière, à partir du Centre Lacroix-Dutil jusqu’au pont David-Roy, était envisagé, mais la forme des lampadaires ne le permettait pas. Le ministère des Transports interdit toute affiche, banderole, décoration de Noël ou autre sur le pont.

Le projet se continuera l’an prochain. D’autres candidatures ont même été reçues cette année, mais le temps pressait, elles ont été reportées à l’an prochain.

LRC Filiale La Beauce 

C’est la Légion Royale Canadienne (LRC) Filiale La Beauce (Québec No.249) qui est le Maître d’oeuvre de la cérémonie du jour du Souvenir. Elle organise également la Campagne annuelle du coquelicot, l’hommage de la fête du Canada, l’épluchette de blé d’Inde, le party de cabane à sucre, celui de Noël, le repas du jour du Souvenir, les déjeuners mensuels qui ont lieu au Resto-Pub du Grand Hôtel, etc. Québec No.249 compte 76 membres.

Précisions intéressantes sur les médailles.

Les médailles portées sur le côté gauche de la poitrine sont méritées pour des missions accomplies dans le cadre de son travail militaire. Celles portées à droite le sont pour avoir aidé leur filiale lors des activités comme la Campagne du coquelicot, avoir occupé un poste au sein de la direction, ou encore sont des médailles acquises soulignant par exemple le 150e anniversaire du Canada, le 90e anniversaire de la Légion royale canadienne, etc.

Florian (Senior) Veilleux : Il a fait la Deuxième Guerre mondiale. Il est détenteur entre autres de la MMM (Médaille du mérite militaire), pour avoir sauvé quelques soldats au péril de sa vie. C’est une décoration très rare.

Une seule médaille à gauche peut donc avoir une grande importance.

Vétérans

L’ex-Caporal Bertrand Grenier (93 ans), qui habite Saint-Georges, et l’ex-Caporal Lucien Bourque, (97 ans) natif de Notre-Dame-des-Pins, mais qui habite aujourd’hui Sudbury, sont les deux derniers Beaucerons encore vivants à avoir combattu en Europe lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Il ne reste aucun vétéran beauceron ou canadien qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Note : Cet article est basé sur le communiqué de Yvon Thibodeau, Officier aux relations extérieures de la Légion royale canadienne Filiale La Beauce (Québec No.249).

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