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Hélène Baillargeon (1916-1997), folkloriste, comédienne et juge

Par: André Garant

Hélène Baillargeon (1916-1997) folkloriste, comédienne et juge

Hélène Baillargeon (1916-1997) folkloriste, comédienne et juge

Par André Garant

Saint-Martin de Beauce était jadis connu comme la mission Grandes-Coudées. Saint-Martin était le patron de la Beauce de France. En 1775, vers le futur Saint-Martin, aux rapides en face de la Côte des Maheux, l’envahisseur américain Benedict Arnold aurait perdu un coffre renfermant 30 000 livres anglaises. C’est alors le début d’une chasse au trésor. En 1926, à Beauceville, le notaire Philippe Angers (1858-1935) imagine une légende fort bien tournée aux Rapides-du-Diable…

D’autre part, deux enfants de Saint-Martin, fils de Honoré Poulin et de Sarah Delisle, occupent la scène politique beauceronne pendant plusieurs années. Georges-Octave Poulin (1894-1963), époux de Camille Vachon, était d’abord un père de 13 enfants, un horloger-bijoutier, un commerçant de bois, un agent d’assurance et un secrétaire-trésorier de Saint-Martin de 1912 à 1947. Aussi, de 1945 à 1960, Georges-Octave est député de l’Union nationale…et beau-père de Paul-Émile Allard (1920-1995), député et ministre de l’Union nationale de 1962 à 1970. Le libéral, le Dr Fabien Poulin (1928-2005) le défait en 1970.

Quant au Dr Raoul Poulin (1900-1975), époux de Marie-Anna Lachance, il est connu, en 1939, comme le président-fondateur du Centre canadien des Cercles Lacordaire. En 1931, ce Conservateur est défait en Beauce. Élu en 1936 pour l’Union Nationale, il démissionne quelques mois plus tard. Enfin, de 1949 à 1958, il est élu député indépendant de Beauce à Ottawa; le libéral Jean-Paul Racine (1928-1988) lui succède. Selon Fabien Roy, Raoul Poulin est le précurseur du bilinguisme à Ottawa.

Enfin, devoir de mémoire, une autre native de Saint-Martin a été très active sur la scène québécoise et canadienne: Hélène Baillargeon.

Hélène Baillargeon (1916-1997)

folkloriste, comédienne et juge

Il ne faut pas confondre la folkloriste avec la journaliste, essayiste, biographe, Hélène Pelletier-Baillargeon (1932- ). Hélène Baillargeon naît à Saint-Martin-de-Beauce, le 28 août 1916. Elle est la fille de Joseph Baillargeon (1875- 1901), cultivateur et marchand, et d’Amanda Carrier (1879-1958). Son grand-père Vénérand Baillargeon (1835, Saint-Charles, Bellechasse / 1901,Saint-Benoît-Labre, Beauce) émigre aux mines américaines en 1855. Le 1er juillet 1859, à Coppra Harbor, Michigan, le missionnaire étant absent, il épouse civilement, Johanna Nepomugena Schuler (1841-1922), une Allemande. Enfin, le 21 janvier 1862, le couple Baillargeon-Schuler se marie religieusement à Sainte-Hénédine de Dorchester.

Victor Rodrigue (1917-2007), né en 1917 à Saint-Martin, et déménagé en bas âge à Saint-Georges, me racontait, sourire en coin : « Vers 1925, nos anciennes automobiles faisaient 4 à 5 flats (crevaisons) de Saint-Martin à Saint-Georges. Nos routes étaient en mauvais état et nos pneus non performants.»

À Saint-Georges-de-Beauce, le 24 juin 1944, Hélène épouse André Côté (1906-1994), avocat, fils d’Elzéar Côté et d’Auxilia Brisebois. Leurs fils, Pierre-André et François Côté, exercent  la même profession que leur père.

Hélène Baillargeon est la sœur du juge Paul-Eugène Baillargeon (1908-1987) de la 2e avenue à Saint-Georges. Un autre de ses frères, Jules Baillargeon (1911-1989), épouse civilement et en secondes noces, Zdzislawa Solecka (1922-), une des cent Polonaises arrivées à Saint-Georges, en 1947 en vue de travailler à la Dionne Spinning Mills. Les parents de cette immigrante sont Szymanska  Stanislawa et Adam Solecka, Docteur en droit et philosophie et… prisonnier  du camp de Dachau, en Allemagne.

En décembre 1947, André Côté, Victor Veilleux (1916-2008), époux de Jeanne Baillargeon (1915-2000) et R. Choquette (remplacé peu après par Jules Baillargeon) fondent le Cinéma Vimy, coin 3e avenue Est et 118e rue actuelle. Ce cinéma offre 650 places assises. Le poste de radio Cool FM occupe maintenant cet édifice. Le magasin de meubles de Jules Baillargeon, coin 1re avenue et 120e rue, à Saint-Georges est acheté par Jean-Paul Veilleux et son beau-père Ernest Poulin…c’est là les débuts du Salon du Meuble. En 2016, un restaurant occupe l’édifice.

Une jeune Hélène Baillargeon

Une jeune Hélène Baillargeon

Le folklore vivant

Riche de ses racines familiales, en 1939-1940, Hélène Baillargeon étudie le chant à Québec avec Mme Franz Rupp et à Montréal avec Alfred La Liberté qui l’initie au folklore. De 1950 à 1955, au Musée national de l’Homme à Ottawa, Hélène fera des recherches avec nul autre que le célèbre Mariverain Marius Barbeau (1883-1969).

La radio et la TV : hôtesse, chanteuse et comédienne

Bilingue, la Beauceronne œuvre à plusieurs émissions radio et tv de Radio-Canada : Le Réveil rural (1951-1955), Songs de Chez nous avec Alan Mills(1952-1955) et Cap-aux-Sorciers (1955-1958). Aussi, l’émission Chez Hélène, diffusée de 1959 à 1973; elle y joue le personnage de Tante Hélène dans cette émission consacrée à l’enseignement de la langue française auprès des jeunes anglophones. On se rappelle de la marionnette, une souris bilingue. Enfin, elle participe à de nombreux congrès de folklore internationaux.

De commerce agréable, cette érudite mène parallèlement une carrière de chanteuse, donnant des récitals. Son répertoire est riche de plus de 700 chansons. Elle publie un recueil de 77 chansons folkloriques, Vive la Canadienne, édité à Montréal en 1962.

Elle enregistre quinze 33 tours : French Canadian Folk Songs (1953, RCI 97; 1954, RCI 98), ainsi que Chants de Noël du Canada français / Christmas Carols of French Canada (1956, Folk. FC-7229), Chantons un peu (Dom. 48003) et quelques autres avec Alan Mills (1913-1977). Elle enregistre aussi Songs of Chez Hélène (Dom 48008). En 1963, elle crée Les Productions Hélène Baillargeon Inc.

Rue Hélène-Baillargeon, Montréal

De 1974 à 1985, elle devient juge à la Cour de la citoyenneté. En juillet 1997, lors d’un congrès de l’Association des familles Baillargeon, elle se permet un bref rapaillage de réparties rigolotes.

Au pays des hommes, cette énergique Beauceronne sera pendant deux ans porte-parole du Festival international de folklore de Drummondville. En 1973, Hélène Baillargeon reçoit à juste titre l’Ordre du Canada. La Ville de Montréal se souvient, car une rue du Plateau Mont-Royal porte son nom.

Hélène Baillargeon aura marqué le Québec de son empreinte passionnée pour le folklore, la chanson, la vie de chez nous! Comment la Beauce se souvient-elle de cette fière et réputée Beauceronne?Tableau d'ascendance Hélène Baillargeon

 http://www.biographiesartistesquebecois.com/folklore/le%20plus%20grand%20site/compere%20guilleri.mp3  Compère Guilleri par Allan Mills et Hélène Baillargeon

http://www.biographiesartistesquebecois.com/folklore/le%20plus%20grand%20site/gentil%20coquelico.mp3 Gentil coquelico par Allan Mills et Hélène Baillargeon

https://www.youtube.com/watch?v=tJYrnIp22l8 Vers 10m40 Hélène Baillargeon dans Cap=-aux-Sorciers

https://www.youtube.com/watch?v=BQHK4Qi9KCU Chez Hélène (Les choux magiques)

Un rapaillage d’André Garant

La légende des Rapides-du-Diable par PhilippeAngers :

http://www.patrimoine-beauceville.ca/la-legende-des-rapides-du-diable

Sources :

Ancestry.ca

BMS2000

L’Encyclopédie Canadienne

monsieurjeff.ca

Société du Patrimoine d’Expression du Québec

Wikipedia

St-Côme
SHSartigan
CarteVetementsSevigny
PBeauceville
CarteDanaki

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