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SAINT-SIMON-LES-MINES

James Hunter fait le point

Par: Joffre Grondin

 Le nouveau conseiller municipal de Saint-Simon-les-Mines James D Hunter.

Le nouveau conseiller municipal de Saint-Simon-les-Mines James D Hunter.

Situation assez unique à Saint-Simon-les-Mines. Depuis 2013, la municipalité, qui communiquait avec les propriétaires du Manoir Taylor par la voix de leurs avocats respectifs, se voit confrontée à une étrange situation : un des propriétaires fait maintenant partie du conseil. 

On pourrait presque entrevoir une situation de commedia dell’arte. Que va-t-il se passer ?

Premier conseil 2016

Après avoir, selon lui, avoir « été extrêmement mal reçu au sein du conseil, par d’aucuns qui semblaient vouloir continuer leur obstruction aux projets du domaine », le nouveau conseiller élu de Saint-Simon-les-Mines James D Hunter, a tenu a faire le point. Étant maintenant membre du conseil, il déclare qu’il se retirera de toutes discussions du conseil impliquant le Manoir Taylor, se jugeant en conflit d’intérêts. La gestion sera entièrement confiée au propriétaire Paul Geary.

Transparence

Son but en faisant partie du conseil municipal est de rendre le fonctionnement dudit conseil plus transparent en développant une communication et une participation avec les citoyens, en utilisant les moyens du 21e siècle, notamment en publiant l’ordre du jour des séances, de même que les procès verbaux du conseil. Il déplore que le conseil s’en tienne uniquement à ce qui est légal, et ne s’adapte pas en ce qui concerne les communications avec les citoyens.

La session de janvier

La première session de l’année 2016 s’est tenue dans une salle inhabituellement bondée, dans une atmosphère assez houleuse, alors qu’un membre du conseil se serait questionné à voie haute sur la présence de si nombreux citoyens.

Le gestionnaire du domaine Taylor, Paul Geary

Le gestionnaire du domaine Taylor, Paul Geary

Paul Geary remet une copie aux journalistes

En point de presse, monsieur Geary confirme que le 6 octobre leurs « avocats et ceux de la municipalité ont proposé une solution de compromis qui concilie les droits et devoirs de la municipalité avec les objectifs du projet », comme l’avait révélé M. Hunter précédemment, et remet une copie de la note de service soumis par les avocats aux journalistes. Le projet a sans doute été étudié par le conseil, soumet Paul Geary, mais en date du 22 janvier 2016, le résultat de leurs discussions n’est pas connu.

Cauchemar

Paul Geary rappelle tout d’abord la mission que le projet veut remplir. La préservation, la protection et la préservation de tous les vestiges du domaine Taylor ; l’éducation, la poursuite de la recherche et l’interprétation de l’histoire du régime seigneurial au Québec, en particulier dans la Beauce et au domaine Taylor. Il s’agit également de remettre le site le plus possible comme il était en 1919, avec plusieurs bâtiments fourni par les voisins, et en reconstruire à partir de photos.

Il souligne également l’auto-financement du projet et l’autonomie financière du projet.

Dans le document d’une dizaine de pages, le zonage actuel est qualifié de « cauchemar ». On y apprend que la municipalité avait procédé à des modifications de zonage dès les années 1990, pour permettre l’usage d’un gîte dans une zone résidentielle. Les normes actuelles, précise le document, « ne sont pas adaptées à une propriété comme celle de nos clients, notamment en raison de la superficie des lots et de leur vocation patrimoniale ». La description des points de litiges actuels suit, avec des propositions de solution sous le titre : L’outil pour atteindre le rêve : une modification du zonage. Il semble donc évident que dans les conditions actuelles, le projet soit impossible à réaliser.

Le manoir Taylor, bâtiment principal de la seigneurie, construit en 1919, encore frais comme une fleur.

Le manoir Taylor, bâtiment principal de la seigneurie, construit en 1919, encore frais comme une fleur.

Conclusion

Le dernier paragraphe du document, La conséquence du constat que le rêve est impossible, est peu porteur d’optimisme, et se lit comme suit :

« S’il s’avère impossible pour nos clients de s’entendre avec la Municipalité sur les modifications réglementaires qui sont nécessaires pour permettre la réalisation de leur rêve, nos clients n’ont pas l’intention de demeurer propriétaires de cet ensemble de lots. Le cas échéant, nos clients ont l’intention de vendre leurs propriétés à un privé et ce dernier pourra décider de faire ce qui lui plaît de ces lots. »

Dossier à suivre. Le Village des défricheurs vient de cesser ses activités, le projet seigneurial du domaine Taylor aura-t-il été tué dans l’oeuf. Si le passé est gage du présent…

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Raymond Vachon

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