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LA SOCIÉTÉ LYRIQUE DE LA BEAUCE

Comme deux concerts dans un.

La Société lyrique donne son concert de Noël.

La Société lyrique donne son concert de Noël.

En spectacle à Piopolis la veille, la Société lyrique récidivait à l’église de Saint-Georges le lendemain, dimanche 6 décembre avec une prestation digne de sa réputation. Le programme en anglais aurait pu intriguer, mais à l’écoute, la langue était très secondaire ; il fallait aller au-delà des mots. C’était un concert double, basé sur des atmosphères : plutôt méditative en première partie et plus festive en deuxième. 

Le fait que plus de la moitié des œuvres de la première partie provienne du compositeur anglais John Rutter n’est pas étranger à l’ambiance méditative qui s’en dégage. Rutter, 70 ans, est connu pour ses compositions de musique religieuse pour chorales.

Les quelques premières chansons installaient un climat doux et feutré qui berçait l’assistance et la baignait dans une chaleur très loin du sautillement commercial habituel. En allant au-delà des mots, I Wish You Christmas, avec ses échanges dans les partitions masculines et féminines, évoque une conversation d’amoureux qu’on imagine au coin du feu, dégustant un grog bien chaud, alors que le froid dehors fait éclater la moelle des arbres.

Les mélodies des hommes dans I Wonder As I Wander semblent errer et prendre une direction différente de celles des femmes, mais finissent par se retrouver au final, dans une aura intimiste.

Le maestro, Vincent Quirion, en action

Le maestro, Vincent Quirion, en action

On se surprend à se demander si la Société lyrique n’a pas réussi le tour de force de recréer l’esprit de Noël original. On sentait que l’audience applaudissait avec une retenue appréciative.

L’ensemble vocal n’a pas raté sa transition vers la deuxième partie avec un arrangement très particulier de Silver Bells, se situant très loin de la ritournelle commerciale habituelle.

Mélodies mémorables

Il faut absolument souligner que les 400, et plus, spectateurs se sont totalement immergés dans le cachet méditatif de la première partie pour tout aussi facilement transiter vers des pièces plus connues, telles I’ll Be Home for Christmas, Do you Hear What I Hear, White Christmas, Have Yourself a Merry Little Christmas et l’incontournable Battle Hymn of the Republic, mais toujours assaisonnés de fines herbes musicales avec goût.

Finalement, un dimanche après-midi de toute beauté avec la Société lyrique.

Le choix de pièces et les arrangements étaient superbes, originaux et soigneusement choisis, ce qui est en soi une tâche très difficile. L’appréciation du public cautionne amplement les décisions de répertoire.

Recrutement

Difficile de trouver une section soprano plus solide. Non seulement un si bémol à pleine voix ne les effraie pas, mais elles le rendent avec le sourire. La Société est en recrutement à chaque pupitre cependant. Basses, ténors, altos, et sopranos sont en demande. Auditions le 11 janvier 2016 à l’école la Passerelle (Lacroix) à Saint-Georges. Consultez www.societelyrique.com l’onglet devenir choriste.

Aux violons, Philippe Amyot à gauche et à droite Marjorie Bourque, les deux très concentrés.

Aux violons, Philippe Amyot à gauche et à droite Marjorie Bourque, les deux très concentrés.

Musiciens

La pianiste Josée Tardif était appuyée par un quatuor à cordes. La présence de la jeune violoniste georgienne Marjorie Bourque au côté du vétéran Philippe Amyot a été fort remarquée. Marie-Élyse Badeau frottait l’alto et Sigifredo Cavallini le violoncelle. Yves Bélanger assurait les indispensables percussions.

Où en Beauce peut-on profiter de la présence d’un quatuor à cordes, sinon à un concert de la Société lyrique ?

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