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CERTAINS ONT L’ART DE GÂCHER LES BONNES CHOSES

Halloween ! Faut toujours qu’un sans-desseins…

Par: Joffre Grondin

CitrouillesLa fête celtique de Samain, également fêtée en Gaule, avec druides et tout, comme dans Astérix, a connu plusieurs métamorphoses au cours des siècles, jusqu’à la fête d’Halloween, qui en reprend plusieurs caractéristiques. Samain tombait le 1er novembre, plus 3 jours avant et 3 jours après. Tant qu’à fêter ! 

Selon la croyance, durant cette semaine, notre monde s’ouvrait sur le monde des morts, ou des dieux. Selon une croyance bretonne qui aurait duré jusqu’au début du XXe siècle, les âmes des morts revenaient la nuit, à la veille de la Toussaint.

Introduite en Amérique du Nord par des immigrants irlandais, l’Halloween est célébrée le 31 octobre, la veille de la Toussaint. Vers 1920 que la fête gagne en popularité en Amérique. Et apparaissent les citrouilles évidées — en Europe on utilisait des navets — et découpées en forme de visage, où on peut placer une chandelle ; le tout devenant une sorte de lanterne.

C’est donc l’fun !

Dans la tradition moderne, les enfants se déguisent et passent par les portes pour demander des friandises. Le côté économique de la chose est non négligeable : décorations et costumes font le bonheur des vendeurs et des acheteurs.

On peut ajouter que dans plusieurs commerces et entreprises, les employés arborent un déguisement à cette période, provoquant des sourires, et déridant même les plus grognons.

Jusque là, tout est parfait.

Faut toujours qu’un sans-dessein…

Tout ça était très festif, mais il y a quelques années… Quelques personnes qu’on peut qualifier de « très méchantes » ont donné aux enfants des ignobletés, et passablement amoché le caractère naïf et festif de cette fête.

Ce n’est pas un hasard si les hordes de petits vampires, sorcières, squelettes, monstres et fantômes se sont passablement clairsemées depuis quelques années.

Adaptation, adaptation

Les parents ont été forcés de s’adapter et de devenir beaucoup plus prudents. Plusieurs choisissent d’accompagner leurs bambins déguisés chez un ou deux proches amis ou parents, et tout le monde est heureux.

C’est le côté sympathique de la fête.

Fini pour moi ! 

C’est avec l’autre côté, l’aspect spectres malfaisants qu’il pourrait y avoir problème. Ceux trop grands pour être accompagnés et pas assez fins pour savoir bien se comporter. Autrefois, quand un enfant commettait des actes répréhensibles, on disait qu’il n’était pas élevé. Sans le crier sur la place publique. Il suffisait d’ailleurs de regarder les agissements des parents pour comprendre. « Y’a pas été élevé par les voisins », murmurait-on discrètement.

On y arrive !

Lorsque des « Halloweens » passent par les portes, il est évident que certaines maisons ne les accueillent pas. Choix personnel qui n’a pas à être justifié. Elles ne sont pas décorées ni éclairées pour indiquer qu’il n’y a pas de cueillette de bonbons à y faire. Même un imbécile ne peut s’y tromper. Définition d’imbécile : « arriéré dont l’âge mental est intermédiaire entre celui de l’idiot (2 ans) et celui du simple débile (7 ans). Dictionnaire Robert.

Donc, si malgré tout un individu masqué, mesurant entre 1 m 60 et 1 m 70 frappe quand même à votre porte avec violence, le mot violence est approprié ici, et se fait poliment, trop poliment probablement, répondre par la dame qu’il n’y a pas de bonbons, et qu’il continue à frapper, il y a un problème. Se faire signaler tout aussi poliment par le monsieur qu’il n’y a pas de bonbons et ne toujours pas bouger certifie qu’il y a un problème entre les oreilles qui dépassent du masque.

Il faut dire que le monsieur n’était pas à porté de bras, car ameuté par le bruit, il était sorti par une autre porte, à une dizaine de pieds derrière l’olibrius. Il a fallu une troisième intervention, polie, mais assez ferme, pour que le masqué zigoto comprenne, et s’éloigne lentement, en faisant un geste de provocation.

Conclusion

Être poli et faire rire de soi. Coup dur pour la politesse. Une exception ? Évidemment que c’est une exception. Enfin, espérons-le, mais comment en être sûr ? De toute façon, cela demeure inacceptable.

Autrefois, quand tous les voisins se connaissaient, on pouvait facilement identifier les enfants, masqués ou non. Ce n’est plus le cas.

Masqués

Comment fait-on pour rapporter les agissements de quelqu’un qui porte un masque ?

Notre société est-elle rendue dysfonctionnelle au point qu’il faut se demander si, à cause de quelques craqués, il faudra que la ville interdise le passage de vampires, sorcières, squelettes, monstres et fantômes ?

Il faut toujours que quelques sans-desseins gâchent le plaisir. C’est pourtant tellement agréable pour les petits. Pour les petits, pas pour les grands malfaisants un peu “slack” de la cervelle.

La société permet une journée par année pour se masquer et certains en abusent. Ça fait un peu penser à ce que certains font circuler sur les réseaux sociaux sous le couvert de l’anonymat.

On ne peut toujours pas faire comme pour les vendeurs itinérants et imposer un permis de la ville pour passer l’Halloween ?

Enfin ! On devrait être tranquille jusqu’à l’an prochain.

Sur l’origine de Samain : https://fr.wikipedia.org/wiki/Samain_(mythologie)

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