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LE MANOIR TAYLOR DE CUMBERLAND MILLS

« Accordez-vous ! C’est si beau l’accordéon », qu’ils disaient.

Par: Joffre Grondin

Le manoir Taylor

Le manoir Taylor

Les nouveaux occupants du manoir Taylor de Cumberland Mills Paul Geary et James Dean Hunter convoquaient la presse, le jeudi 21 mai dernier, pour informer « le public en général, les promoteurs du patrimoine, de l’état de [leurs] projets de développement », qui visent non seulement à restaurer le Manoir, mais à reconstituer les bâtiments originaux le plus fidèlement possible, tels qu’ils étaient vers 1920, dans le but d’en faire un musée vivant.

Depuis l’achat en 2012, tout près d’un million de dollars ont été investis, sans aucune subvention. Ce qui est assez rare.

Le projet est très ambitieux, mais déjà, le voisinage leur a offert le four à pain original, la glacière (Ice House), les plans de la forge, et autres artéfacts soigneusement conservés. Si le support de l’entourage est acquis, les deux promoteurs semblent déçus du nouveau conseil municipal élu en 2013.

Des amants du patrimoine : Daniel Carrier directeur général de la Société du patrimoine des Beaucerons, Paul Geary et James Dean Hunter, les propriétaires, et Anne Dutil, de la Société historique Sartigan.

Des amants du patrimoine : Daniel Carrier directeur général de la Société du patrimoine des Beaucerons, Paul Geary et James Dean Hunter, les propriétaires, et Anne Dutil, de la Société historique Sartigan.

Déçu ! 

Cependant, plusieurs, sinon tous les projets déposés « sont en veilleuse ; ils sont en attente de décision, ou de révision demandée du conseil municipal », explique M. Hunter, qui ajoute qu’ils ont « reformulé, à l’intention du conseil municipal de Saint-Simon-les-Mines, nos projets de restauration, de conservation, de valorisation et de promotion des trésors exceptionnels du patrimoine du domaine seigneurial Taylor… afin d’obtenir de ce conseil les permis, les autorisations ou le support dont nous avons absolument besoin pour réussir ».

Cette reformulation des demandes survient après la réunion du conseil municipal du 4 mai dernier ; « quelques espoirs de collaboration » semblent en vue.

Le 4 mai à Saint-Simon-les-Mines

À la réunion du conseil municipal du 4 mai dernier, James D Hunter avait posé six questions sur les diverses demandes faites depuis un certain temps. La mairesse, Christine Caron, et le conseiller Jean-Marie Dehaye avaient donné des réponses.

On avait soudainement appris qu’ils en étaient « à avocats tirés ». Chacun parlant à l’autre par la bouche de son avocat. Messieurs Geary et Hunter ont retiré leur avocat depuis.

Les requérants affirment qu’ils ont demandé les permis, le conseil affirme que cela n’a pas été fait ou qu’ils n’ont pas reçu les documents.

Le ton monte.

En commençant la période de questions, la toute première question portait sur une demande de permis pour une serre solaire passive. S’en est suivi ce qu’on pourrait donner comme exemple de ce qu’on appelle « un dialogue de sourds ».

Monsieur Hunter affirmait n’avoir eu aucune réponse, 48 jours après sa demande pour la serre. La mairesse a rétorqué en demandant quand la demande avait été faite et si la formule avait été remplie ?

La réponse fut une… phrase disant qu’il (James Hunter) voulait consulter les règlements pour les suivre, et qu’on les lui avait refusés, mais qu’il avait un document écrit de la part de la directrice générale Francine Poulin, certifiant qu’elle avait reçu la directive de ne pas lui remettre les règlements. (Note : Nous n’avons pas vu ce papier.)

« Y’a-t-il obligation légale pour la municipalité de répondre en 30 jours maximum ? » demande et redemande le citoyen, irrité.

Pas de réponse.

Tout est dans le ton

Madame la mairesse, et le conseil ont gardé un ton ferme, d’une onctueuse politesse, tandis que le demandeur, ignorant peut-être le mot onctueux, est passé de poli à poli qui parle fort.

Les autres échanges — si on peut parler d’échanges — se ressemblaient, mais le ton de monsieur Hunter s’était beaucoup adouci. Celui de la mairesse était aussi calme qu’une mer d’huile sur un bateau de croisière dans le Sud.

« Il faut respecter les règlements et tout va bien aller », a plaidé la mairesse en terminant la période de questions.

Questionné par ce journaliste comment il voyait le règlement du dossier, le conseiller Jean-Marie Dehaye lance : « Le dossier est déjà réglé, mais ils refusent de l’accepter ».

Ce vêtement a été porté par l’actrice Elisabeth Taylor, et a été légué aux propriétaires actuels par une des dames Taylor, avec de nombreux autres artéfacts et archives. Des trésors patrimoniaux a préserver soigneusement.

Ce vêtement a été porté par l’actrice Elisabeth Taylor, et a été légué aux propriétaires actuels par une des dames Taylor, avec de nombreux autres artéfacts et archives. Des trésors patrimoniaux a préserver soigneusement.

Un protocole de collaboration

Il reste quand même peut-être un espoir dans une des propositions faites au conseil, un protocole de collaboration. Ce serait une entente tripartite, avec droits réservés, entre les associés du Manoir Taylor, la Corporation de la Conservation du Patrimoine de Saint-Simon-les-Mines et la municipalité de Saint-Simon-les-Mines.

C’est une tentative de rapprochement et de collaboration sur le projet global de développement du Fief de Cumberland Mills.

Le président de la Corporation s’est dit d’accord pour une rencontre le 17 juin.

Un peu étrange tout ça.

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