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HAUSSE DU PRIX DES PERMIS DE CHASSE ET DE PÊCHE

Ce n’est pas une augmentation raisonnable, affirme la Fédération.

LOGOFedQuéChasseurs et pêcheursLa Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, à l’instar de nombreux intervenants du secteur de la faune, est ébranlée par les hausses de tarifs annoncées par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). À l’occasion de la présentation du budget annuel de l’État, le gouvernement libéral annonçait que les Québécois ne subiraient aucune augmentation de taxe ou de tarifs pour 2015. 

Pour la Fédération, la hausse excède ce qui aurait pu paraître acceptable aux yeux des amateurs de chasse et pêche. Aug.des permisde chasse

Paradoxalement, dans le Journal de Québec du 27 mars, Carlos Leitao, assure « qu’il n’y aura ni hausse de taxes ni hausse de tarifs dans le budget 2015 — 2016.

Le 4 décembre dernier, on lisait dans Le Devoir la promesse du premier ministre Couillard à l’intention des contribuables : ceux-ci « n’auront plus à sortir leur portefeuille pour assurer le retour à l’équilibre budgétaire ». M. Couillard s’était également engagé à ne procéder à aucune hausse d’impôt ou de taxe.

Hausses non raisonnables, dit la Fédération

La FédéCP était pourtant prête à défendre le principe d’une augmentation raisonnable afin de maintenir des emplois d’agents de protection de la faune, de biologistes, de techniciens et autres professionnels de gestion de la faune. Mais des hausses de 21 %, 24 % et 42 % sont-elles raisonnables ? FédéCP, ses membres et ses collaborateurs croient que non.

Selon les dires du MFFP, cette hausse permettra de moderniser l’industrie de la faune.

La Fédération peut comprendre que l’injection de nouveaux fonds pourrait aider à rencontrer les défis de formation de la relève, à assurer la cohésion du secteur de la faune et à maintenir l’impact économique relié aux activités fauniques en prévision des années à venir, et conçoit également que les nouveaux revenus aideront à favoriser l’accessibilité à la ressource, notamment en améliorant les

conditions d’accessibilité aux plans d’eau et à la chasse en milieu municipalisé.

Mais était-il nécessaire d’y aller avec une augmentation aussi substantielle ?

On se réjouit

La FédéCP se réjouit toutefois que le ministre Laurent Lessard ait tenu parole au sujet du maintien du programme de Réinvestissement dans le domaine de la faune (RDF). Pour la FédéCP, le RDF rend possible la mise en œuvre de projets permettant d’améliorer l’offre liée aux ressources fauniques, de développer et diversifier les clientèles pratiquant des activités liées à la faune, de sensibiliser les publics non pratiquants et de consolider le partenariat en matière de gestion de la faune.

Plus spécifiquement, les projets touchent les volets de la conservation, des inventaires aériens, des inventaires ichtyologiques, de l’éducation, de la promotion et image de la chasse et de la pêche, de l’économie, de l’accessibilité et de l’adaptation de l’information pour les clientèles. Ces projets structurants agissent comme des éléments déclencheurs afin de stimuler et susciter l’intérêt des clientèles envers les activités de prélèvement faunique.

En demeurant sceptique

Mais la FédéCP ne demeure pas moins sceptique quant au bien-fondé d’une augmentation aussi forte (elle aurait pu être modulée autrement pour obtenir les mêmes résultats), à l’heure où la séduction de la relève devient tellement importante. Il est assez ironique, soutient la Fédération, de constater que le même discours avait été tenu en 2009, lors de la hausse des tarifs qui était survenue après plusieurs années de gel. Suivie d’une indexation annuelle, cette hausse devait pouvoir assurer au MFFP de boucler ses budgets.

Force est de constater que les prévisions étaient erronées et que les amateurs devront débourser encore plus pour permettre le maintien du secteur de la faune.

De nombreux permis 

Les chasseurs et les pêcheurs du Québec paient de bon gré les nombreux permis exigés. Des études récentes démontrent la fragilisation de l’assiduité aux activités de chasse et de pêche qui deviennent de plus en plus des activités accessoires. Quel impact aura ce niveau d’augmentation sur la relève pour ces activités, se demande la Fédération.

Selon le président de la FédéCP, Monsieur Pierre Latraverse, « une nouvelle question surgit par ailleurs dans la tête des amateurs de prélèvement faunique. En effet, même si le principe de l’utilisateur-payeur est assez bien accepté de ces derniers, ils commencent à se demander pourquoi ils sont les seuls à payer pour l’offre faunique qui, tel que le communiqué du ministère l’indique, profite chaque année à des millions d’amateurs de plein air. Au Québec, la gestion de la faune n’est pas effectuée seulement en fonction des activités de prélèvements, mais aussi pour l’ensemble de la population, qui profite d’une gestion adéquate des populations et des habitats fauniques ».

Devient-il une habitude de combler les besoins monétaires en tarifant toujours davantage les utilisateurs plutôt que par l’ajustement de la structure aux besoins réels de gestion ?

À propos de la Fédération

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (www.fedecp.com) est un organisme sans but lucratif qui représente 125 000 membres. Depuis 1946, sa mission est de contribuer, dans le respect de la faune et de ses habitats, à la gestion, au développement et à la perpétuation de la chasse et de la pêche comme activités traditionnelles, patrimoniales et sportives.

Pour devenir membre individuel de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, visitez le www.fedecp.qc.ca. Suivez-nous sur Facebook : www.facebook.com/federationcp

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