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TOURNÉE INSPIRANTE

Par: Louise Fortin, collaboration spéciale

 Il y avait le soulier de verre de la princesse de conte de fées, il y a maintenant la gougoune de verre de la fée Julie. (En fait, c’était un soulier de vair, qui était une sorte de fourrure couvrant le soulier, mais inutile de s’enfarger dans les fleurs du tapis), au 21e siècle c’est la gougoune de verre de la fée Julie qui est hot.

Il y avait le soulier de verre de la princesse de conte de fées, il y a maintenant la gougoune de verre de la fée Julie. (En fait, c’était un soulier de vair, qui était une sorte de fourrure couvrant le soulier, mais inutile de s’enfarger dans les fleurs du tapis), au 21e siècle c’est la gougoune de verre de la fée Julie qui est hot.

Les 6 et 7 septembre derniers se déroulait une 7e édition de La belle tournée, le circuit des arts de la Beauce alors que dix municipalités accueillaient les 25 participants représentant la peinture, la sculpture, la joaillerie, le vitrail, le dessin, la photographie, le pastel, le textile et l’aquarelle. 

Au grand bonheur des artistes et des artisans, plus de 1300 amateurs ont franchi les portes, dont plusieurs de l’extérieur de la région. L’organisation nous assure que chaque année de nouveaux visiteurs font leur apparition, séduits par les arts.

Beauce Magazine a donc demandé à une p’tite nouvelle – qui a la plume facile -de livrer ses impressions pour cette première, mais non dernière belle tournée 

Par Louise Fortin, collaboration spéciale

 L'artiste Julie Morin

L’artiste Julie Morin

La première rencontre nous fait connaître l’artiste Julie Morin. Elle travaille le pastel sur pâte de verre. Parmi ses œuvres une attire l’attention : une sandale (communément appelée : gougoune ou flip-flop). C’était drôle de constater cet objet habituellement si peu solide représenté dans une matière qui l’est. Elle utilise aussi la pâte de verre sous forme de tableaux qu’elle encadre. Pour ces œuvres, elle possède chez elle un four qui, selon ses dires, fait le plaisir d’Hydro-Québec !

Oeuvre de Christian Morin avec petit poisson fureteur

Oeuvre de Christian Morin avec petit poisson fureteur

Au même endroit se trouvait le peintre Christian Caron. Celui-ci peint avec de l’acrylique dilué. Une de ses œuvres peut compter de 20 à 30 couches de peinture. Il utilise la technique du « dripping ». Lorsqu’on lui demande s’il a toujours une idée de ce qu’il va créer, il mentionne qu’il débute avec une base, mais peut changer en cours de processus selon ce qu’il obtient sur la toile. Il parle alors de « contrôle non contrôlé ».

Dans ses œuvres, on distingue des paysages ou des formes (lignes, cercles) où se glissent parfois des objets reconnaissables comme un poisson bleu (au lieu de rouge !). Ses couleurs fétiches sont le bleu et l’orange foncés qui confèrent à ses tableaux un côté sombre, mais tout de même attirant.

Le dernier atelier visité fut celui du photographe Claude Gagné. Dans ce qu’il a choisi d’exposer, figurait un superbe triptyque représentant l’intérieur de l’église de l’ouest. En utilisant la technique de superposition, il réussit à faire ressortir des éléments qui seraient invisibles autrement. Il y avait aussi une photo intrigante : une balle de foin de laquelle ressortait une paire de bottes de travail. En la voyant, nous croyons que quelqu’un se trouve prisonnier à l’intérieur.

Triptyque de l'église de l'ouest du photographe Claude Gagné. On peut s’imaginer le photographe au jubé, près de l’orgue, qui va croquer une vue des deux jubés et de la nef, pour nous offrir cette magnifique triple vision unifiée, une combinaison de points de vue qu’il est impossible de capter d’un seul coup d’oeil physiquement, mais qui nous est offert grâce à son oeil d’artiste.

Triptyque de l’église de l’ouest du photographe Claude Gagné. On peut s’imaginer le photographe au jubé, près de l’orgue, qui va croquer une vue des deux jubés et de la nef, pour nous offrir cette magnifique triple vision unifiée, une combinaison de points de vue qu’il est impossible de capter d’un seul coup d’oeil physiquement, mais qui nous est offert grâce à son oeil d’artiste.

M. Gagné mentionne que cette photo fait partie d’une série intitulée « Journal d’une paire de bottes » où on retrouve lesdites bottes dans différentes mises en scène. En discutant avec le photographe de l’utilisation de Photoshop et tous ces logiciels de traitement de l’image, il nous fait comprendre que la transformation d’une photo remonte au tout début de cet art quand les photographes dans leur chambre noire se permettaient d’utiliser différentes techniques pour améliorer leurs photos. Les puristes peuvent donc aller se rhabiller.

Cette Grande Tournée aura permis à l’artiste ou l’esthète qui sommeille en nous de remonter à la surface. Il s’agit d’une bulle lumineuse dans un quotidien souvent un peu trop terne.

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