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Beauce Art : Siriki Ky

Par: Joffre Grondin

Le sculpteur burkinabé Siriki Ky

Le sculpteur burkinabé Siriki Ky

Notre quatrième sculpteur de l’Internationale de sculpture 2014 provient de l’Ouest du continent africain. Il faut bien prendre la mesure de cet homme hors du commun, né en 1953 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il fait partie de la première génération d’artistes plasticiens burkinabé qui ont reçu une formation académique. Siriki Ky a fait ses études à l’Institut National des Arts d’Abidjan, avant de s’installer au Burkina Faso, terre de ses ancêtres.

Siriki Ky, sculpteur Burkinabé, a été l’initiateur du symposium international de sculpture sur granit de Laongo en 1988, et animateur de l’atelier-musée qui en est résulté. Il est une figure centrale de la scène artistique au Burkina. Plusieurs places dans la capitale, Ouagadougou, portent l’empreinte forte et expressive de ses sculptures.

Également commissaire du symposium de Ben Amira en Mauritanie, on peut dire que Siriki Ky a mis le Burkina Faso sur la carte.

Siriki Ky a exposé dans les galeries en Europe et participé à des symposiums au Canada, en France, en Asie et en Afrique. Ayant parfait sa technique à Pietrasanta, Mecque italienne des sculpteurs, il a su provoquer une petite révolution dans le monde parfois un peu trop artisanal où se pérennisait la technique ancestrale de la fonte à la cire perdue.

Voici ce qu’on dit sur lui sur le site AfricAmericA.org :ici :  http://www.africamerica.org/Siriki-Ky-Sculpteur_a146.html

« Après avoir mélangé de manière baroque bronze et bois pendant quelques années, Siriki s’est rapproché d’un art plus primitif, brut, en sculptant des personnages tubulaires dont l’émotion n’est pas absente. Entre tendresse et humour, ses figures accolées les unes aux autres nous parlent d’une culture, d’une tradition sur lesquelles l’auteur porte un regard généreux et reconnaissant.

Homme de conviction, il a réussi à faire sortir la culture contemporaine d’Afrique hors du ghetto où l’œil étranger avait tendance à le figer ».

Ce bronze à l’africaine est en exposition au 3e étage du centre Marie-Fitzbach.

Ce bronze à l’africaine est en exposition au 3e étage du centre Marie-Fitzbach.

On poursuit avec cette intéressante phrase : « L’œuvre individuelle de Siriki Ky reprend à son compte les idéogrammes Dogon, les confronte aux recherches techniques spatiales reçues dans une formation canonique ».

Note : Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l’Ouest. Leur population totale au Mali est  estimée à 700 000 personnes. Le site des falaises de Bandiagara du pays Dogon est sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. Une recherche sur les Dogons peut vous réserver quelques surprises.

Son projet sur l’île  Pozer

Voici ce qu’il en dit« Le Berger est un Bronze d’une hauteur de 200 cm réalisé avec la technique ancestrale de la fonte à la cire perdue. Ma sculpture dans cet endroit au Canada est en soi « subliminale » et cet acte plein de sens et de partage qui est de nous inviter à votre rendez-vous artistique, sublimera à mon sens tout  ce qui s’y déroulera ; rencontre entre artistes et public, rencontre entre artistes et artistes, et rencontre entre artistes, public et organisateurs ».

 Une photo de l’esquisse qu’a réalisé Siriki Ky de son oeuvre   future, « Le berger ».

Une photo de l’esquisse qu’a réalisé Siriki Ky de son oeuvre   future, « Le berger ».

Siriki Ky confie qu’il aime, quand c’est possible, travailler le bronze sur place pour « permettre aux visiteurs de voir notre technique ancestrale de fabrication de sculptures. La technique de la fonte à la cire perdue peut se faire en extérieur où il n’y a pas beaucoup d’habitations, car la cuisson des moules est réalisée avec du bois, et la fonte du bronze se fait dans une forge réalisée dans une moitié de fût d’huile avec du charbon de bois. Je peux donc réaliser mon oeuvre dans un atelier ou à l’extérieur si les conditions sont remplies ».

C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer.

Pour en savoir plus

On peut trouver des renseignements très précis sur cette technique de la cire perdue et de l’histoire extrêmement riche de l’Afrique, malheureusement trop peu connue en Occident, écrit par Joseph Adandé, qui enseigne l’histoire de l’art à l’université d’Abomey-Calavi, au Bénin, ici : http://www.african-concept.com/bronze-africain.html et  une autre présentation ici : http://www.la-borne.co /fifta/index.htm

Voici la liste des sculpteurEs de l’édition 2014 de Beauce Art avec l’article de Beauce Magazine les concernant.

1 Marc Fugère :  http://beaucemagazine.com/2014/07/28/bientot-en-scene/

2 André Bénéteau : http://beaucemagazine.com/2014/07/29/mesdames-messieurs-en-direct-de-lile-pozer/

3 Yann Normand : http://beaucemagazine.com/2014/08/01/beauce-art-yann-normand/

4 Siriki Ky : http://beaucemagazine.com/2014/08/04/beauce-art-siriki-ky/

5 Pierre Karam :  http://beaucemagazine.com/2014/08/05/beauce-art-pierre-karam/

6 Ikram Kabbaj : http://beaucemagazine.com/2014/08/06/beauce-art-ikram-kabbaj/

7 Paul Duval : http://beaucemagazine.com/2014/08/06/beauce-art-paul-duval/

8 Karl Dufour : http://beaucemagazine.com/2014/08/07/beauce-art-karl-dufour/

9 Pascale Archambault : http://beaucemagazine.com/2014/08/07/beauce-art-pascale-archambault/

10 Yann Farley : http://beaucemagazine.com/2014/08/09/beauce-art-yann-farley/

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