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UNE 18e POUR LE CLAN DU CHEVREUIL

Par: Joffre Grondin

Une 18e fête de l’Amitié autochtone. La photo montre un mélange de modernité et de tradition, une sorte de fusion entre les façons de faire du passé, combiné à celle du présent, qui essaie de garder le meilleur des deux mondes, et qui, finalement, y réussit.

Une 18e fête de l’Amitié autochtone. La photo montre un mélange de modernité et de tradition, une sorte de fusion entre les façons de faire du passé, qui, combinés à celle du présent, essaient de garder le meilleur des deux mondes, et qui, finalement, y réussissent.

C’est sous le thème du loup que la Fête de l’Amitié autochtone s’est tenue à Saint-Jean-de-la-Lande, présidée en quelque sorte par la mère Ourse, Pauline Nadeau, et en présence du leader spirituel Guy Frigon. Cette deuxième fin de semaine de juin 2014 marquait la 18e de ces rencontres.

Le Clan du Chevreuil est une communauté qui a été fondée en 1997. Son objectif est de favoriser et de créer des liens avec différentes communautés amérindiennes, de faire connaître et promouvoir la culture et le mode de vie amérindien et tenter de faire tomber les barrières et les préjugés concernant les premiers peuples.

Les festivités du Clan du Chevreuil comprennent diverses activités du samedi à 13 h au dimanche vers 17 h 30, desquelles se dégage réjouissances, paix et spiritualité.

Exposition d’art artisanal, divers ateliers dont un sur les capteurs de rêve et un autre sur la fabrication de tambour, sont suivi d’un souper après lequel tambours, chants, danses et enseignement traditionnel et cérémonies, messe sous la tente, cérémonie de prise de noms, les deux journées sont bien organisées.

Celle qui reçoit : Pauline Nadeau, la Mère Ourse et son frère Raymond Nadeau

Celle qui reçoit : Pauline Nadeau, la Mère Ourse et son frère Raymond Nadeau

Ça vient de loin

Interrogé d’où viennent les gens, la réponse est un peu étonnante. On pourrait penser que c’est très local et peut-être régional, mais on vient de Thetford, Québec, Lévis, Montréal, Sherbrooke, Rivière bleue, et d’ailleurs.

Détour

Et, soulignons un détail, pour le plaisir de voir ce qu’on ne voit pas souvent. C’est peut-être un détail, mais tous ces gens sont stationnés sur la route assez étroite qui mène à Saint-Jean-de-la-Lande d’une façon parfaite. Du jamais vu. Juste ça, mérite admiration. Allez à l’épicerie ou ailleurs jeter un coup d’oeil et vous m’en reparlerez.

De retour

Il y a même un kiosque de souvenirs, un camping et un chapiteau en cas de pluie et des poneys nains, pour le plaisir des petits et grands. Mais tout ça n’est que l’enrobage ; il y a beaucoup plus que les tambours et les chants.

Le drapeau du Clan du chevreuil

Le drapeau du Clan du chevreuil

Atmosphère et accueil

Ce qu’on remarque de prime abord est l’atmosphère de cordialité, fraternité, un « accueil inconditionnel » comme l’a déclaré un participant, le Loup Blanc. Ce n’est pas un hasard que le leader spirituel a donné de très nombreuses consultations privés, et que, du moins dimanche après-midi, les entrées étaient ininterrompues.

Animisme et écologie

Ce serait une erreur de penser que la spiritualité amérindienne est un mythe, même si le catholicisme – la messe du dimanche – semble s’y introduire sans problèmes. N’oublions pas que la façon animiste de se considérer comme faisant partie de la nature, donc de la respecter, date de plusieurs centaines, sinon de milliers d’années, bien avant que les prédateurs dollarisés actuels n’existent.

On constate d’ailleurs que la position des écologistes qui disent « vouloir sauver la planète » se rapproche beaucoup de la position animiste. Peut-on penser que le jugement de la cour suprême tombé cette semaine (26 juin 2014) qui donne un « droit exclusif » de décider de l’utilisation des terres et d’en bénéficier à un peuple autochtone de la Colombie Britannique est un pas dans la bonne direction ? On peut le penser.

 La danse et les chants sont très importants, comme dans toute bonne soirée.

La danse et les chants sont très importants, comme dans toute bonne soirée.

Les pieds sur le feu

On parle même d’une cérémonie où les participants marchent sur les braises. On peut être sceptique, mais quelqu’un, un participant depuis de nombreuses années dont je tairai le nom, a raconté, avec le sourire, que quelqu’un « de la ville » était venu pour apprendre en une soirée à marcher sur les braises. « Après huit ans ici, j’ai marché l’an dernier », a-t’il confié. Cela confirmait Sébastien, membre du conseil d’administration, quand il affirmait qu’il fallait « garder le sacré dans les cérémonies ».

La tête au frais

On peut aussi parler de la transformation de Claude Roy, le Loup Blanc, qui vient de s’avancer au micro. Il est un peu hésitant, mais se décrit : « j’étais pas fin… je délaissais ma famille et je m’isolais ». En assistant à la cérémonie de prise de noms avec le leader spirituel Guy Frigon, il déclare que « quand il a levé les bras », il est arrivé quelque chose. Il s’est transformé. Comme si son cerveau brûlant était redevenu frais. De retour chez lui le lendemain, sa famille constate le changement, sans comprendre.

Feu de paille ! Non.

C’était l’an dernier. L’homme témoigne. En public. Pour la première fois. Il lui faut du courage pour prendre le micro. Il est loin d’être un orateur, mais le message est clair. Un an plus tard, Loup Blanc reste transformé pour le mieux. Ceux qui l’accompagnaient étaient radieux.

Ne me demandez pas plus d’explications, c’est une constatation.

Donc…

Participer à la Fête de l’Amitié autochtone n’est pas comme assister au festival de la grenouille qui tousse de Saint-Époumonné, c’est une expérience autre, très différente, mais qui vaut la peine et qui fait du bien. À la 19e !

Et durant ce temps, les poneys nains, la jument Samie et le petit Paco prenaient toute cette agitation de façon très relaxe. Paco, étendu au soleil, trouvait que les chansons et les tambours sont excellents pour un petit sommeil d’après-midi.

Et durant ce temps, les poneys nains, la jument Samie et le petit Paco prenaient toute cette agitation de façon très relaxe. Paco, étendu au soleil, trouvait que les chansons et les tambours sont excellents pour un petit sommeil d’après-midi.

Le site du clan n’est pas très à date, mais par contre, on peut y trouver des renseignements très pertinents ici : http://clanduchevreuilnadeau.webnode.fr

Des chants absolument hypnotiques qu’il vaut la peine d’écouter, les chants amérindiens Lakota sont disponibles ici:  http://www.youtube.com/watch?v=yUjH3MX1pT0

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