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FAMILLES AU SHOW : BEAU BEAU SHOW !

Par: Joffre Grondin

Sylvie Loignon, Michel Roy et Marie-Claude Bolduc, le trio très expressif de Familles au Show

Sylvie Loignon, Michel Roy et Marie-Claude Bolduc, le trio très expressif de Familles au Show

Le deuxième spectacle-bénéfice au profit de la Maison de la famille Beauce-Etchemins était présenté samedi soir 26 avril à l’auditorium de la Polyvalente Saint-Georges partiquement toutes les places étaient occupées, ce qui, considérant le niveau du spectacle, était fort justifié. 

Il y a beaucoup à dire sur la prestation de cette équipe, car, n’en doutez pas, c’était un travail d’équipe.

Une équipe soudée, de la mise en scène, direction artistique, et même l’éclairage d’Hélène Ouellet, canevas sur lequel évoluaient Marie-Claude Bolduc, Sylvie Loignon et Michel Roy, trois belles voix, transportées par Jean-Benoit Lemire au piano, Jean-Marie Ouellet à la guitare, Germain Ouellet à la basse et Sylvain Ouellet à la batterie. 

L’unité du spectacle était fournie par le thème, la famille, et la vingtaine de chansons choisies offraient des variations sur ce thème. Les textes avaient donc une grande importance. Rendre une mélodie dont le texte est secondaire est une chose, rendre une chanson à texte en est une autre.

Des amateurs à saveur professionnelle

Un texte mélodique demande non seulement de la technique, mais une grande expressivité, qui ne doit pas tomber dans ce qu’on pourrait décrire comme de l’excès émotif. Il faut livrer le message en chanson, presque comme une conversation avec l’auditoire. Si vous pensez « ouais, ça doit être difficile », vous avez raison, ça l’est.

C’est pourquoi on peut affirmer que les trois artistes et leur équipe ont livré un spectacle recherché, distingué, élégant, qui a joué sur les émotions de façon raffinée.

L’appréciation de la salle le confirmait et apportait un sceau définitif de qualité.

Jean-Benoit Lemire, vivre sa musique

Jean-Benoit Lemire, vivre sa musique

Le répertoire

On avait ratissé large pour rassembler tous ces textes. N’en doutons pas, le choix s’est fait textes d’abord. Ce qui a été assemblé pour ce spectacle : Carla Bruni, Angèle Arsenault, Anne Sylvestre, Édith Piaf, Steve Faulkner, Luc Plamondon, Aznavour, Richard Séguin, Leclerc et son P’tit bonheur, Paul Piché et son escalier, Ferland, Brel et pour finir, les Vieux mariés de Michel Sardou. Une brochette hétéroclite de styles que les interprètes ont réussi à rendre à merveille, tout en restant eux-mêmes.

Avant de l’oublier, les trois interprètes restent sur scène tout au long du spectacle. Travail d’équipe. Et de plus, quand ils ne chantent pas, ils demeurent non seulement physiquement, mais mentalement sur scène. On le voit à leur expression. Détail, peut-être, mais c’est l’accumulation de tous ces détails qui donne la qualité finale.

Viens voir les musiciens…

Devant un énorme bouquet décoratif prenait place le pianiste, le chevelu, souriant et expressif Jean-Benoît Lemire, également à la direction. Le public a pu apprécier son jeu dès le départ, car les cinq premières pièces mettaient clairement le piano en avant-scène, et créait tout de suite une atmosphère intime où venaient se greffer les trois frères Ouellette, trio soudé s’il en fut. On pouvait difficilement demander mieux. Soulignons le son velouté de la guitare de Jean-Marie Ouellette, qui s’est même permis d’ajouter une petite touche genre steel guitare (avec un tube de métal à un doigt, que l’on glisse sur les cordes) dans Sur la terre de mon père, dont nous reparlerons plus loin.

Marie-Claude Bolduc et Sylvie Loignon y mettent tout leur coeur dans une composition de Angèle Arsenault, Envoyez-moi un homme.

Marie-Claude Bolduc et Sylvie Loignon y mettent tout leur coeur dans une composition de Angèle Arsenault, Envoyez-moi un homme.

Des gens d’ici

Il faut revenir au répertoire pour mentionner deux chansons qui, malgré les auteurs prestigieux mentionnés, « tiennent leur bout ». Il s’agit de « La roue de la vie », composition de Michel Roy, qu’il interprète et qui n’a rien à envier aux autres compositeurs. Profitons-en pour parler de sa voix. Timbre agréable, voix très bien placée et contrôlée, articulation parfaite (ceci est valable pour les trois, on ne perdait pas un mot des textes) bref, une belle surprise pour quelqu’un qui ne l’avait vu qu’en photo. C’est connu, les photos ne chantent pas, excepté dans Harry Potter.

Autre surprise : tiré du CD Marc de passage, et interprété par les trois artistes en fin de première partie, une composition d’un autre auteur d’ici, Marc Cloutier, intitulée Sur la terre de mon père.

Petite parenthèse. Sur la terre de mon père étant la dernière pièce de la première partie, c’est l’entracte. Presque tout le monde sort. Et c’est Hélène Ouellet qui monte énergiquement les marches de l’auditorium qui passe près de moi. J’en profite pour vérifier qui est ce Marc Cloutier. « Quelqu’un d’ici. Il n’est pas là, mais son père est dans la salle ». Et elle disparait vers le haut. Comment trouver le père ?

Salle presque vide. Je tourne la tête vers la droite. Rangée vide, excepté, tout au bout, un septantenaire à barbe blanche. Ce n’est pas le temps de faire un calcul de probabilités, alors… « Êtes-vous le père de Marc Cloutier ? — oui ! » La chance sourit aux audacieux. La conversation s’engage.

Oui, il a encore la terre à Saint-Odilon avec une maison de 135 ans. « Les paroles décrivent exactement la réalité, les enfants viennent encore. Ils m’ont fait pleurer tantôt », avoue Monsieur Cloutier.

On peut entendre l’original Sur la terre de mon père, de Marc Cloutier, tiré de l’album Marc de passage sur YouTube http://www.youtube.com/watch?v=NGTyHbOe-sw   

Michel Roy, à la guitare, interprète La roue de la vie, une de ses compositions

Michel Roy, à la guitare, interprète La roue de la vie, une de ses compositions sous l’oeil attentif de Sylvie Loignon. À gauche, le concentré bassiste Germain Ouellet

La chanson-thème

Ben non, c’était pas un rappel. Le programme indiquait Les vieux mariés comme étant la dernière pièce. En fait, on n’a pas présenté de façon formelle ce qui a suivi, qui n’était pas un rappel, mais la chanson-thème du spectacle de la Maison de la famille. On introduit quelquefois ça avec un genre de voix hors champ qui dit « mesdames, messieurs, la chanson-thème du spectacle de la Maison de la famille 2014, composition de Jocelyn Rodrigue, voici pour vous Ta famille, ton histoire », et Marie-Claude Bolduc, Sylvie Loignon et Michel Roy entrent en chantant et livrent une belle performance. C’est exactement ce qu’ils ont fait, mais sans la présentation. 

Soulignons donc que la chanson-thème, Ta famille, ton histoire , a été composée spécialement pour l’événement par l’auteur-compositeur beauceron Jocelyn Rodrigue, issu d’une famille de musicien, qui a enregistré, à ses frais, la chanson. Que vous ayez assisté ou non au spectacle, vous aurez plaisir à écouter sa version, et ainsi apprécier un musicien de talent et de bon goût.

Remarquez la qualité de la production, l’harmonie des voix et le support du trombone à l’arrière-plan.  https://www.youtube.com/watch?v=vwS0JTaJkCM&feature=youtu.be

On peut affirmer que tous les spectateurs sont ressortis satisfaits, heureux, et même reposés. La bonne musique, c’est reposant.

 

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