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Hugo Chavez : patriote ou dictateur ? Voyons voir !

Par: Joffre Grondin

HugoChavez7péchésÀ la suite de la mort du président Chavez en mars 2013, les commentaires des médias sur le personnage variaient grandement. : médiocre, autoritaire, dictateur, tyran. « Bon débarras » titrait un journal de Toronto, citant un républicain de Californie. D’autres étaient plus modérés, Le Devoir avait même des mots sympathiques. Que penser et qui croire?

On entend souvent que les médias, qu’ils soient privés ou publics, sont au service de la classe dominante. Dans le no 52 du magazine À Bâbord!  http://ababord.org , François Doyon rapporte que le linguiste et philosophe Noam Chomsky soutient que « le fonctionnement même des médias impose des filtres à travers lesquels l’information doit passer avant d’atteindre le public. Ne se retrouvent dans les médias de masse que les informations qui ne nuisent pas aux intérêts du monde des affaires».

Ce n’est pas pour rassurer.

Il importait donc de se méfier et de consulter plusieurs sources à tout le moins; surtout ne pas se contenter du “Good riddance to this dictator,” said Ed Royce, a California Republican and chairman of the House Committee on Foreign Affairs, du National Post.

Le déclencheur

Ce qui a déclenché la recherche a été un excellent article dans L’AUT‘ JOURNAL qui, après de nombreux méandres, a finalement abouti à la causerie de Michel Collon, sur le livre dont la couverture illustre cet article.

J’inclus plusieurs références sans la prétention d’être complet, mais au moins d’aider à éclairer.

Cependant si vous n’en regardez qu’un, rendez-vous directement à la fin de l’article sur le lien pour voir et entendre Michel Collon. Il est extrêmement informatif et presque renversant.

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=4470 On y apprend entre autres autre qu’entre 2001 et 2010, le pourcentage de pauvres est passé de 48,6% à 27,8% et dans les onze dernières années, le gouvernement d’Hugo Chavez a investi près de 400 milliards de dollars en dépenses sociales, destinés à améliorer les conditions de vie des secteurs les plus modestes.

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/132840/hugo-chavez-nationalise-des-exploitations-petrolieres-etrangeres

28 février 2007 : Le président du Venezuela Hugo Chavez a ordonné lundi la privatisation des installations pétrolières des compagnies exploitantes étrangères dans la région vénézuélienne du fleuve Orénoque.

Hugo Chavez avait déjà annoncé l’intention de son gouvernement de prendre une participation majoritaire dans quatre gros projets portés par la compagnie britannique Petroleum PLC, Exxon Mobil, Chevron, ConocoPhillips, la française Total et Statoil, et ce, avant le 1er mai. Le président vénézuélien a annoncé lundi les nationalisations: la compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) prendra au moins 60 % de participations dans ces projets.

«La privatisation du pétrole au Venezuela a vécu», a-t-il déclaré lors de son émission radiophonique hebdomadaire, Hello, President. «Aujourd’hui commence la véritable nationalisation du pétrole au Venezuela». D’ici le 1er mai, «nous occuperons ces compagnies pétrolières» et le drapeau national flottera sur leurs installations, a-t-il affirmé.

Il en a par ailleurs profité pour nationaliser ces derniers jours la plus grande entreprise de télécommunications du pays, ainsi qu’un opérateur électrique.

Pour le président, les nationalisations sont nécessaires pour assurer au gouvernement un contrôle sur les secteurs «stratégiques» pour les intérêts vénézuéliens.

http://www.france24.com/fr/20110319-nationalisation-chavez-venezuela-commerce-expropriation-entreprise  21/03/2011 France24

Energie, banque, agro-alimentaire ou grande distribution … aucun secteur n’échappe à la politique de nationalisation qu’Hugo Chavez mène depuis plusieurs années. En mars 2009, Chavez nationalise une usine du groupe Empresas Polar, un géant de l’alimentaire vénézuélien. En mai, il met la main sur le gazier américain Williams, deux ans seulement après avoir nationalisé les raffineries de la région de l’Orénoque. En février 2010, c’est au tour du géant français de la distribution Casino d’être victime du « syndrome » Chavez. Caracas reproche à sa chaîne de magasins Exito d’augmenter trop brutalement ses prix et menace de s’en prendre à toutes les enseignes du groupe Casino.

Cette « route vers le socialisme » comme entend l’imposer Hugo Chavez laisse peu de marges de manœuvre aux entrepreneurs privés et en particulier étrangers.
Les multinationales sont pourtant nombreuses à convoiter le marché vénézuélien. « Les Chinois sont très présents et sont devenus le deuxième partenaire et fournisseur du Venezuela », analyse ainsi Stéphane Witkowski, conseiller au commerce extérieur de la France. La France, elle, se place au quatrième rang des investisseurs.

Et cette politique qui pousse les entreprises à s’investir dans le domaine social semble porter ses fruits : le taux de pauvreté au Venezuela aurait chuté de moitié dans les dernières années, estime l’ONU.

Pour les experts interviewés dans le « Journal de l’intelligence économique », il est donc possible de faire des affaires au Venezuela. « Après tout, le secteur public au Venezuela représente aujourd’hui 30% : ça veut dire qu’il y a quand même 70% qui est fait par le secteur privé », estime Jacques Sapir.

Pour Pascal Drouhaud : « il y a des possibilités de faire des affaires au Venezuela, à partir du moment où l’entreprise respecte le système. Après tout elle n’est pas là pour transformer le système politique dans le pays où elle travaille ».

http://www.pastoucheauvenezuela.com/Hugo-Chavez-nationalise-la-chaine-de-supermarches-213.html  PASTOUCHEAUVENEZUELA 18 janvier 2010

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé dimanche lors de son émission hebdomadaire « Alo Presidente » l’expropriation d’Exito, une chaîne de supermarchés appartenant au groupe capitaliste français Casino accusé d’avoir spéculé sur les prix après la dévaluation du bolivar.

« À cause des multiples violations des lois vénézuéliennes, la chaîne Exito appartiendra désormais à la république, c’est une décision irrévocable », a déclaré Chavez .

Il a précisé que les supermarchés Exito, présents à Caracas et dans plusieurs autres villes, avaient augmenté leurs prix sans justification. Les magasins appartiennent au groupe colombien Alamcenes Exito, lui-même détenu par Casino.

http://www.liberation.fr/economie/0101635876-hugo-ch-vez-nationalise

Libération 17 mai 2010

Le président vénézuélien a ordonné samedi la nationalisation d’une usine sidérurgique argentine et de l’entreprise de bauxite NorPro, dans laquelle Saint-Gobain détient une participation. «Que NorPro soit étatisé et passe aux mains de PDVSA», la compagnie pétrolière nationale, a dit Hugo Chávez. Cette décision s’inscrit dans une campagne de nationalisation de secteurs stratégiques (électricité, ciment, sidérurgie, alimentation, pétrole, banques), menée depuis 2007. Il a aussi décidé d’exproprier la société argentine Matesi, du groupe Tenaris, faute d’accord avec les propriétaires. «Il n’y a pas eu moyen de trouver un arrangement avec eux. Ils disent qu’ils vont nous poursuivre en justice je ne sais où, devant le tribunal céleste, qu’ils le fassent s’ils le veulent, mais nous allons [les] exproprier», assure Chavez

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201201/29/01-4490542-chavez-menace-de-nationaliser-certaines-banques.php

29 janvier 2012 La Presse

Le président vénézuélien Hugo Chavez a averti dimanche les banques privées qu’il envisagerait de nationaliser toutes celles qui refuseraient de financer les projets agricoles mis de l’avant par son gouvernement.

Les banques sont obligées par la loi, au Venezuela, d’offrir au moins 10 pour cent de l’ensemble des prêts à des programmes de développement gouvernementaux.

Les banques privées qui ne respectent par la Constitution et leur devoir pourraient être nationalisées, a déclaré M. Chavez lors de son allocution hebdomadaire à la radio et à la télévision tout en ajoutant qu’il devait s’assurer que la Constitution et les lois soient respectées.

Le président Chavez a affirmé que certaines des plus grandes banques du pays soit les banques Banesco, Banco Mercantil et Banco Provincial qui sont contrôlées par la grande banque espagnole Banco Bilbao Vizcaya Argentaria ne respectaient pas toujours les règles.

M. Chavez a également spécialement identifié le président de Banesco, Juan Carlos Escotet, lui ordonnant de prêter davantage aux fermiers vénézuéliens sans grandes ressources.

Le gouvernement a déjà pris le contrôle d’environ une dizaine de banques lors des dernières années, les accusant de causer des problèmes financiers et de violer les règles bancaires.

Le gouvernement Chavez contrôle environ 28 pour cent du secteur bancaire national.

http://fr.euronews.com/  30 mars 2012

Selon le président vénézuélien, les banques fomenteraient un coup d’État avec l’opposition. A peine rentré de Cuba où il se fait soigner pour un cancer, il s’est attaqué jeudi aux banques étrangères et certaines entreprises, celles qui selon lui n’ont qu’un seul but, lui faire quitter le pouvoir.

« ll y a de grandes entreprises nationales et internationales qui gagnent beaucoup d’argent et qui soutiennent les plans de l’opposition. » a-t-il déclaré. « Ce ne serait pas mauvais d’ordonner une nationalisation des grandes entreprises qui portent
atteinte à la constitution et à la paix nationale. » a-t-il ajouté.

Ce n’est pas le première fois que le président Chávez profère de telles menaces. En 2006, il avait saisi des milliards de dollars d’actifs au capital d’entreprises étrangères.

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/01/18/04015-20100118ARTFIG00405-hugo-chavez-nationalise-une-filiale-de-casino-.php

Après avoir dévalué le bolivar, le 8 janvier dernier, Hugo Chavez, le président du Venezuela, a ordonné la nationalisation d’une filiale de Casino. Il l’accuse d’avoir augmenté ses prix à des fins «spéculatives».

Après les activités pétrolières, énergétiques, sidérurgiques et des télécommunications, Hugo Chavez poursuit son processus de nationalisation d’entreprises. Le président socialiste vénézuélien a ordonné, dimanche, l’expropriation de la chaîne d’hypermarchés franco-colombienne Exito, détenue par Casino, qu’il accuse d’avoir augmenté ses prix à des fins «spéculatives».«Jusqu’à quand allons-nous permettre qu’une multinationale vienne faire cela ici ? Cela doit passer sous contrôle de la nation», a déclaré Hugo Chavez au cours de son programme radio-télévisé hebdomadaire, «Alo Presidente» (Allo Président). Le président vénézuelien avait déjà utilisé cette tribune il y a un an, pour menacer des sociétés internationales, à savoir Nestlé et Parmalat, qu’il jugeait responsables de la pénurie de lait dans son pays.

http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/02/11/04011-20080211ARTFIG00487-chavez-menace-nestle.php Le Figaro 11 févr. 2008

Dans son discours dominical radiophonique, le président du Venezuela a proposé de lutter contre la pénurie de lait en expropriant les usines des groupes étrangers.

Il entend agir «pour la sécurité de la nation». Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a menacé dimanche d’exproprier des usines de produits laitiers de Parmalat et de Nestlé pour résoudre la pénurie des aliments de base dans le pays. Le chef d’État a estimé que les deux groupes agroalimentaires exercent «une conspiration économique».

A l’occasion de «Aló, Presidente», son émission dominicale radiodiffusée, Hugo Chavez a indiqué que «s’il est prouvé que Nestlé ou Parmalat, sous différents mécanismes économiques, ou de pression, ou de chantage, ou bien en offrant de l’argent par avance, récupèrent la production et laissent les usines de l’Etat sans le lait nécessaire, cela s’appelle du sabotage. Il faut appliquer la Constitution, intervenir et exproprier les usines.»

http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/hugo-chavez-veut-nationaliser-le-secteur-de-l-or_1021675.html

17 août 2011 L’Express

Hugo Chavez a annoncé mercredi son intention de nationaliser le secteur de l’or, extraction et traitement compris, pour accroître les réserves internationales du Venezuela.

Le chef de l’État entend signer un décret en ce sens dans les jours qui viennent et a sollicité le concours de l’armée pour prendre le contrôle de l’activité.

« J’ai ici les lois autorisant l’État à exploiter l’or et toutes les activités qui y sont liées. Cela signifie que nous allons nationaliser l’or et le convertir, entre autres choses, en réserves internationales parce que la valeur de l’or continue à augmenter« , a-t-il déclaré à la télévision publique.

La veille, un membre de l’opposition avait révélé l’existence d’un rapport dans lequel les responsables des finances vénézuéliennes recommandent le rapatriement de 90% des réserves d’or qui se trouvent à l’étranger.

9 mai 2009 Parution du livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, par Michel Collon, journaliste belge

http://www.dailymotion.com/video/x9ee42_michel-collon-les-7-peches-de-chave_news?start=1154#

Au cours de cette conférence de Michel Collon, l’auteur parle notamment de ce qu’il qualifie d’assassinat de l’agriculture.

Je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer la liste des sept péchés en question :

Premier péché : il leur apprend à lire

Deuxième péché : chacun a droit à la santé

Troisième péché : chacun peut manger à sa faim

Quatrième péché : il change les règles entre les riches et les pauvres

Cinquième péché : la démocratie, c’est plus qu’un bulletin de vote

Sixième péché : il ne se soumet pas au pouvoir des médias

Septième péché : l’homme qui tient tête aux États-Unis

Ouh, que voilà sept péchés capitaux (j’allais dire : pour le capital)! Si les trois premiers sont classiques, les trois suivants donnent dans le mille. Ce sont sans doute ceux qui gênent le plus, le septième et dernier n’étant que la conclusion quasi inévitable de ce qui précède. Changer les règles : là est le pire péché, le péché mortel. Changer les règles entre les classes sociales avant tout, changer les règles de la démocratie ensuite, changer les règles des relations avec les médias enfin. Autres interrogations qui parcourent le livre : les multinationales pétrolières sont-elles compatibles avec l’avenir de l’humanité ?

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