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VISITE AU CIMETIÈRE SAINT-GEORGES

Mémoire ancestrale en voie d’extinction

Par: Yvon Thibodeau, collaboration spéciale

Depuis quelques années, plusieurs monuments présents dans le cimetière Saint-Georges furent l'objet d'actes de vandalisme. Leurs auteurs semblent inconscients du tort causé par ces méfaits à l'endroit des familles des défunts.

Depuis quelques années, plusieurs monuments présents dans le cimetière Saint-Georges furent l’objet d’actes de vandalisme. Leurs auteurs semblent inconscients du tort causé par ces méfaits à l’endroit des familles des défunts. Photo : Yvon Thibodeau

« Quand les morts sont honorés et que la mémoire des plus anciens ancêtres reste vivante, la force d’un peuple atteint sa plénitude », affirmait Confucius. Malheureusement, si on se fie à l’état lamentable de plusieurs monuments présents dans le Cimetière Saint-Georges, il semble bien que les noms de ceux qui reposent en ces lieux soient à jamais oubliés, à moins que leurs descendants investissent quelques dizaines de dollars, dans le but de sauvegarder la mémoire de leurs ancêtres. 

Il existe certains endroits dans une ville qui sont fort peu fréquentés, et qui mériteraient qu’on leur porte un peu plus d’attention. La vie trépidante que nous menons fait en sorte que nous en venons à oublier ceux qui nous ont précédés, et qui ont construit le monde dans lequel nous évoluons.

Il nous vient rarement à l’idée d’aller passer une couple d’heures dans un cimetière, et de se donner la peine de lire les inscriptions qui sont gravées sur les monuments qui y sont présents. Je m’y suis rendu il y a quelques jours, et je me permets de vous faire part de mes impressions, et des émotions ressenties à la lecture des informations qu’on y trouve. On serait porté à croire que ceux qui y reposent étaient pour la plupart octogénaires, ou à tout le moins des gens ayant dépassé soixante-dix ans.

Pour ma part, je vous avoue avoir été surpris de constater que plusieurs citoyens sont décédés dans la cinquantaine. Plus votre visite se prolongera, plus vous pourrez découvrir des gens que vous avez connus, ou qui ont fait partie de votre famille. Vous serez également étonnés par les messages gravés dans la pierre, qui nous incitent à réfléchir sur la précarité de notre existence en ce monde éphémère.

Quels plaisirs malsains peuvent bien éprouver ceux qui se livrent à des actes aussi barbares, commis dans un endroit sacré comme celui du Cimetière Saint-Georges ? Photo :Yvon Thibodeau

Quels plaisirs malsains peuvent bien éprouver ceux qui se livrent à des actes aussi barbares, commis dans un endroit sacré comme celui du Cimetière Saint-Georges ? Photo :Yvon Thibodeau

Actes de vandalisme incompréhensibles

Malheureusement, après avoir terminé ma visite, j’ai été à même de constater que plus de dix pour cent des inscriptions gravées étaient devenus pour la plupart illisibles. L’action du soleil et du vent a fait en sorte que la peinture qui les recouvrait s’est complètement dissoute. Il devient donc impossible de connaître l’identité de la personne qui repose sous les stèles funéraires.

Sur les 2 108 monuments qu’on retrouve dans le Cimetière Saint-Georges, j’en ai compté plus de deux cents qui auraient besoin d’une cure de rajeunissement. Il suffirait aux familles concernées de requérir les services d’une firme spécialisée dans ce genre de travail, et d’investir quelques dizaines de dollars afin de remédier à cette triste situation. La mémoire de ceux que nous avons aimés, connus et respectés se doit d’être protégée pour l’éternité.

Autre constatation : plusieurs monuments qui furent vandalisés au cours des années sont demeurés sur place, agissant désormais comme de véritables témoins silencieux de la bêtise humaine. Les personnes qui se livrent à de tels actes sacrilèges à l’endroit de nos disparus n’ont sûrement pas réfléchi au tort qu’ils causent aux familles des disparus. Difficile de comprendre le but de tels gestes, qui ne rapportent rien à leurs auteurs. Sacha Guitry nous apporte probablement la meilleure réponse : « Il y a des bêtises que j’ai faites, uniquement pour avoir le plaisir de les raconter ».

 

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