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Le CHSLD de Saint-Georges Ouest reçoit quelques fleurs

Par: Joffre Grondin

Le Centre d’hébergement de Saint-Georges Ouest, est apparemment un endroit où les résidants seraient bien traités, selon l'Association québécoise des retraités du secteur public et parapublic (AQRP).

Le Centre d’hébergement de Saint-Georges Ouest, est apparemment un endroit où les résidants seraient bien traités, selon l’Association québécoise des retraités du secteur public et parapublic (AQRP).

L’Association québécoise des retraités du secteur public et parapublic (AQRP), la principale association indépendante de retraités de l’État au Québec, vient de dévoiler une liste de 32 centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) qui ont été visités depuis le début de l’année 2013 et pour lesquels des lacunes importantes ont été repérées. Mais…

Mais dans ce sombre portrait, on peut lire sur le site de L’AQRP, à la fin du communiqué, que trois centres seulement se démarquent positivement, dont l’un en Beauce, plus précisément à Saint-Georges. « Malgré quelques lacunes, l’AQRP note par ailleurs la relative bonne performance… du Centre d’hébergement de Saint-Georges (Ouest), à Saint-Georges ». Bravo !

Ça n’a peut-être pas l’air d’un gros bouquet de fleurs, mais après avoir lu la description de 32 autres centres ayant d’importantes lacunes au niveau de la sécurité, du processus de plainte, des traitements, des repas, de la « contention », c’est un beau compliment pour tout le personnel, autant administratif que celui sur le plancher, qui fait du bon travail. Espérons qu’il est apprécié.

Le rapport

Voici ce que rapport révèle sur trois centres en Chaudière-Appalaches. Sur le Centre d’hébergement de Saint-Georges (Est), on lit « Saint-Georges (contention trop fréquente, procédure d’accueil incomplète, déroule ment des repas à améliorer, trop peu d’activités, présence de produits dangereux, lieux mal entretenus, manque d’équipement et aucun programme d’accompagnement en fin de vie) ».

Contention !!!

Notons en passant que le Robert définit le mot « contention » comme « action de maintenir, par des moyens artificiels, des organes accidentellement déplacés ». Le Larousse prétend pour sa part que c’est un « appareil ou procédé destiné à immobiliser un animal ou une partie du  corps humain dans un but thérapeutique ».  Ça n’a pas l’air très agréable quand on lit « contention trop fréquente ».

Pour Vigi Notre-Dame-de-Lourdes, de Saint-Michel de Bellechasse, c’est « contention trop fréquente, processus de plainte déficient, déroulement des repas à améliorer, manque d’équipement, quiétude des lieux insuffisante, et aucun programme d’accompagnement en fin de vie ».

Pour le Centre d’hébergement de Saint-Prosper, on lit « directives manquantes, procédure d’accueil incomplète, déroulement des repas à améliorer et aucun programme d’accompagnement en fin de vie ». Pas de contention au moins.

Bémols en vue

Le Québec compte plus de 1,3 million de personnes âgées. De ce nombre, environ 30 000 personnes résident en centre d’hébergement et de soins de longue durée dans les 460 CHSLD du Québec. La liste de 32 centres de l’AQRP est basée sur les rapports qu’elle a reçus. 32 sur 460, il en manque beaucoup. Pourquoi n’ont-ils pas répondu ?

« Le ministre, M. Réjean Hébert, doit maintenant agir. Nous lui demandons de déposer un plan national d’amélioration au sortir de la commission parlementaire qui aura lieu cet automne à propos des conditions de vie des adultes hébergés en CHSLD », a déclaré la présidente de l’AQRP, Mme Lyne Parent.

Le problème n’est pas nouveau. Le présent gouvernement a un an et ne l’a pas réglé, le précédent gouvernement ne l’avait de toute évidence pas réglé, car il l’a transmis.

Pourquoi les services sont-ils déficients ? La question brutale serait-elle : les propriétaires cherchent-ils le profit avant tout, ou le bien-être des résidants, incluant un profit raisonnable ? Manque-t’il de fonds, ou sont-ils tout simplement mal utilisés ? Les employés sont-ils heureux et fiers de leur travail dans les conditions qui prévalent, ou sont-ils débordés et incapables de « faire une bonne job », ce qui déprime une personne qui veut donner un bon service ?

Beaucoup de questions, si peu de réponses. Visiter un parent dans un CHSLD de temps à autre permettrait peut-être de comprendre mieux ce problème.

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