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Gaston Rodrigue et le p’tit Bazar

Par: Joffre Grondin

Denis Fugère, Gaston Rodrigue, Marcelle Houde, Claudie L Champagne et

Le p’tit Bazar : Denis Fugère, Gaston Rodrigue, Marcelle Houde, Claudie L Champagne et Antoine Gravel.

On pourrait résumer le spectacle intimiste donné par Gaston Rodrigue et le p’tit Bazar à l’église Saint-Paul de Cumberland dimanche dernier, 14 juillet en trois mots : répertoire, instrumentation, ambiance. Placez les mots dans n’importe quel ordre ; pour le résultat, ils sont aussi importants l’un que l’autre. Le résultat est  : un spectacle différent.

« J’essayais de trouver un concept original » lance Gaston Rodrigue au début de la prestation de la nouvelle formation. Il a trouvé. Gaston Rodrigue et le p’tit Bazar est une trouvaille, autant par le choix des instruments que par le répertoire, exclusivement français.

En Beauce, s’il est facile de trouver pianos et guitares, les contrebasses et les accordéons musette ne courent pas les rues. Avec un répertoire d’outre-Atlantique Bécaud, Piaf et Brassens, Clerc et de « par icitte » Charlebois, George d’Or, Daniel Bélanger et même, je vous le donne en mille, du Willie Lamothe avec De mille en mille, accordéon musette inclus, la prestation du p’tit Bazar se glisse dans une catégorie peu fréquentée qu’on pourrait appeler « éclectique ».

Éclectique, ou aussi bigarré, complexe, composite, contrasté, dissemblable, diversifié, hétéroclite, hétérogène, mixte, multiple, varié. Vous avez l’idée. En y ajoutant un peu de folklore genre Marie Picard, pour faire lever les sourcils et dessiner des sourires dans la salle on a un éclectisme souriant. C’est la meilleure catégorie, foi de Capitaine Bonhomme.

Les trois mots

On a donc un répertoire original, qui s’éloigne de ce qu’on entend habituellement, et de plus, en français. C’est un ajout de richesse francophone, de mélodies connues, mais trop peu exploitées en Beauce.

Gaston, Antoine et Marcelle dans une composition picturale qui pourrait s'appeler "Concentration".

Gaston, Antoine et Marcelle dans une composition picturale qui pourrait s’appeler « Concentration ».

On ne peut dissocier le son global obtenu de l’instrumentation. Tout est lié. Une contrebasse, c’est une basse évidemment, mais avec non seulement un son particulier, très bois, mais également un « look », un visuel tout à fait distinctif. Dans une salle de dimension modeste comme l’église Saint-Paul, c’est une merveille. Le grand jeune homme très concentré était Antoine Gravel.

Accordez-vous, c’est si beau l’accordéon qu’y disait. Le populaire instrument à vent et à clavier a été inventé à Vienne en 1829 par Damien, et développé en France par Buffet en 1837. Tapez accordéon sur Google et vous serez renversés tant il y en a de sortes.

L’accordéon-musette que Denis Fugère nous a permis d’apprécier en ce beau dimanche du 14 juillet, fête des Français, était d’un dépaysement tout à fait agréable ; le personnage est souriant, sympathique et s’avance vers le public comme on entre dans une piscine dans les grandes chaleurs de l’été.

Une photo avec Marcelle Houde en arrière plan et Denis Fugère en premier plan qui montre bien l'ambiance de cette heure spéciale

Une photo avec Marcelle Houde en arrière plan et Denis Fugère en premier plan qui montre bien l’ambiance de cette heure spéciale

Nous n’avons pas mentionné les percussions discrètes, mais efficaces de Marcelle Houde, la complice et compagne de Gaston, et sa voix mature, pleine et reposante. Une voix qui a pu transmuter la fougue de la jeunesse en douceur. L’amour fait bien les choses et bien des choses, ce qui nous mène à l’autre moitié, le Gaston.

Le Gaston, au piano, qui a reçu des conseils du Yvon Lacasse, porteur de feu, musicien de grand talent aux doigts agiles, qui a fait les belles soirées des bars de la région. Il faudrait sûrement consacrer une page à cet homme de 120 livres qui tenait à tenir son bout pour transporter du matériel qui pesait plus que son poids. Le feu se transmet.

 Le Gaston guitariste, pianiste, mais surtout l’éclectique toujours en recherche a trouvé un son original. N’oublions pas le troisième mot, l’ambiance. Dans un tel contexte intime, l’interaction entre les membres d’un groupe est quelque chose qui ne peut pas tromper le public, si elle n’est pas sincère. La grande expérience des membres du groupe et leur complicité transparaissaient. C’est ce qui fait souvent la différence.

Deux jolies femmes... Marie Picard...

Deux jolies femmes… Marie Picard…

Artiste invitée

Claudine Lagueux-Champagne était l’artiste invitée. Elle a interprété une chanson du groupe Galant tu perd ton temps, composé de 5 femmes et d’un percussionniste: Marie Picard, en compagnie de Marcelle Houde. Les paroles sont simples : Veiller, veiller, veiller, Marie Picard encore un verre, il est pas tard, il est minuit moins quart ; mais les harmonies vocales se complexifient avec les répétitions.

En fait, avec Gaston Rodrigue et le p’tit Bazar nous assistons à une augmentation de la variété de l’offre musicale en Beauce. Et le public répond très positivement.

Longue vie au p’tit Bazar !

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