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Cinquante-deux ans plus tard

J’ai enfin retrouvé ma « maîtresse »

Par: Yvon Thibodeau, collaboration spéciale

Après 52 ans, Yvon Thibodeau retrouve sa "maîtresse", Cécile Quirion-Morin

Après 52 ans, Yvon Thibodeau retrouve sa « maîtresse », Cécile Quirion-Morin

Après avoir passé les vingt-sept premières années de sa vie à Beauceville et y avoir effectué une partie de ses études ; après avoir enseigné au Couvent des Soeurs du Bon-Pasteur ainsi qu’au Collège des Frères de la Charité de Saint-Georges ; après avoir quitté sa Beauce natale afin de refaire sa vie dans la région de Laval, Cécile Quirion revient célébrer son 80e anniversaire de naissance en Beauce, et nous présente son livre « Une beauceronne monologue sa p’tite vie »

On parle souvent des dangers que représente l’utilisation d’Internet, oubliant la plupart du temps que cette nouvelle technologie n’a pas que des côtés négatifs. Une preuve nous en a été fournie le 26 mai dernier alors que j’ai pu, grâce à Internet, rencontrer celle qui fut mon enseignante au tout début des années 60, et que je n’avais pas revue depuis plus d’un demi-siècle.

Mme Cécile Quirion-Morin et les membres de sa famille s'étaient donné rendez-vous à Beauceville le 27 mai dernier  PHOTO Yvon Thibodeau

Mme Cécile Quirion-Morin et les membres de sa famille s’étaient donné rendez-vous à Beauceville le 27 mai dernier PHOTO Yvon Thibodeau

Après avoir inscrit les mots « Cécile Quirion Beauce », le fils de cette dernière, Daniel Morin, a pu prendre connaissance d’un reportage que j’avais réalisé il y a environ deux ans pour Beauce Magazine. Dans le reportage qui avait comme titre « Souvenirs scolaires », je parlais de mes anciens professeurs, et j’avais inclus plusieurs photos de mes camarades de classe.

Quelques courriels plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de pouvoir effectuer un véritable voyage au coeur du passé, et de serrer dans mes bras l’enseignante qui fut sans contredit la plus jolie et la plus gentille qu’il m’ait été donné de connaître !

Des retrouvailles fort émouvantes

La rencontre tant attendue eut lieu au restaurant Normandie de Beauceville. Au cours des trois heures passées en sa compagnie et celle de ses proches, « Mlle Quirion » m’a avoué qu’elle a toujours conservé un souvenir nostalgique de cette belle époque.

Êtes-vous là? La classe de 5e année B de 1960-1961. Première rangée: Yvon Thibodeau, Michel Jacques, Gaétan Talbot, Bernard Cliche, Réjean Grégoire, Nelson Carrier, Daniel Labrecque, Christian Drouin. (Cécile Quirion, enseignante)Deuxième rangée: Régis Beaudoin, Roger Bourque, André Ferland, Michel Beaudoin, Jean-Marc Lévesque, Jacques Turcotte, Marcel Veilleux, Bernard Fortin.Troisième rangée: Roger Turcotte, Jean-Yves Fecteau (Lessard), ???? Talbot, Jean-Yves Roy, Jean-Luc Quirion, Fernand Doyon, Michel Fecteau, Renaud Poulin. A ma connaissance, cinq élèves sont décédés, soit: Gaétan Talbot, Roger Bourque, André Ferland, Jacques Turcotte, Jean-Yves Roy. Photo: Wilfrid Beaudoin

« Je ne voulais pas que mes élèves me considèrent comme un professeur, mais plutôt comme leur grande soeur », me confia celle qui m’avouera plus tard qu’elle a toujours préféré enseigner aux garçons plutôt qu’aux filles. Raison invoquée par l’ex-enseignante octogénaire : « lorsqu’on réprimandait une jeune fille suite à un comportement inadéquat, dans la majorité des cas, elle pouvait nous bouder durant quelques jours, ce qui n’était pas le cas pour les élèves de sexe masculin ».

Plutôt que d’employer la méthode forte avec ses élèves, celle qui était détentrice d’un brevet B et qui recevait annuellement la fabuleuse somme de 1 300 $ préférait agir avec psychologie à l’endroit de ses protégés.

L'école Dionne, située sur la 6e avenue à Saint-Georges, portait autrefois le nom de Collège des Frères de la Charité. Cécile Quirion y a enseigné aux garçons de 5e année

L’école Dionne, située sur la 6e avenue à Saint-Georges, portait autrefois le nom de Collège des Frères de la Charité. Cécile Quirion y a enseigné aux garçons de 5e année

Dans le livre qu’elle est venue nous présenter, la cadette d’une famille de treize enfants nous fait part de l’étonnement des gens « d’la grande ville montréalaise » qui, en l’écoutant parler, semblaient se dire « mais doussé qu’à peut ben v’nir celle-là? » Et cette dernière de répondre : « J’arrive d’la Beauce avec tout c’qui vient avec. Essaie donc de déraciner une vieille pommette de 80 ans comme moi ? » (Les profits de la vente du livre « Une beauceronne monologue sa p’tite vie » seront remis à l’Hôpital Sainte-Justine)

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