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MOULIN LA LORRAINE

Programmation 2013 et première cuvée

Par: Joffre Grondin

Eddy Lecours, président du CA du Moulin La Lorraine, était heureux d'inaugurer une nouvelle année de programmation de grande qualité

Eddy Lecours, président du CA du Moulin La Lorraine, était heureux d’inaugurer une nouvelle année de programmation de grande qualité

Le Moulin La Lorraine lance sa nouvelle programmation. La cuvée 2013  vise l’excellence et l’inédit… comme d’habitude. Les habitués connaissent le Hall du Moulin, qui présente cette fois Marie Jacques ; la Salle des Courroies avec le duo Daigle et Lahos, très original, et le peintre Armand Côté en vedette dans la salle Pierre-Beaudoin. Une cuvée de départ qui promet une belle année.

C’est le samedi 23 février dernier que la première cuvée de 2013 a été présentée. Les amants des Arts ne pourront manquer ces expositions. Les artistes sont extrêmement différents dans leur expression, mais leur traitement du temps est aussi différent. On peut avancer assez facilement qu’ils sont en quelque sorte complémentaires, ce qui donne une unité en trois facettes au programme dans son ensemble.

Un pétale de temps : Marie Jacques

Marie Jacques, grande voyageuse devant l’éternel, avoue rechercher les plus belles images du monde et de vivre l’histoire des lieux comme si le temps n’existait pas. Une façon de peindre qu’elle qualifie de réalisme inspiré lui permet d’arrêter le temps sur un moment unique. Elle s’évade aussi dans un monde imaginaire et se crée des personnages dont elle fixe dans le temps certains moments de leur existence, une technique qu’elle nomme Parallèle coloré. C’est cet aspect de l’artiste que vous êtes invités à apprécier au Moulin La Lorraine du 23 février au 5 mai.

Un tableau de Marie Jacques. Un style très distinctif

Un tableau de Marie Jacques. Un style très distinctif

Temps double en 3-D : un duo dynamique

Jean-François Lahos, celui qui préfère le bois, et Jean-Marc Daigle, plus métal, se sont rencontrés à l’université. L’Ontologie sérieuse à géométrie variable est présentée dans la Salle des Courroies, et les deux artistes révèlent que les oeuvres ont été conçues pour cette salle, ce qui est tout à fait évident aussitôt que vous pénétrez dans la salle. Les deux artistes ont une démarche tout à fait originale qui se veut une création collective et en mutation.

La subtilité de la production et de l’enchainement entre les oeuvres combinant bois et métal nécessite une explication pour pouvoir apprécier les créations tridimensionnelles. Il faut avouer dès le départ que les deux jeunes hommes sont brillants et articulés et que le plaisir d’écouter la description de la mise au monde de leur montage tout en admirant les résultats serait digne d’un petit documentaire que les aficionados pourraient savourer.

Bois et métal entouré de pierre

Disons au moins que les deux ont créé ensemble une sculpture d’argile, la « matrice d’exploration O ». Chacun a ensuite créé, selon son modus operandi, une oeuvre dont le partenaire s’est inspiré pour en faire une autre. Donc, de un à deux à quatre. « Cette approche propose une illustration de la genèse d’un acte créatif fixée dans un espace-temps restreint », disent les créateurs.

Jean-François Lahos et Jean-Marc Daigle près d'une de leurs créations

Jean-François Lahos et Jean-Marc Daigle près d’une de leurs créations

Rappelons que le duo avait précisé que les oeuvres avaient été conçues spécialement pour cette salle. C’est pourquoi on constate que les montages de bois et de métal sont comme dans un écrin de pierre. « Il y a une vibration entre les oeuvres, les oeuvres se parlent », lancera Jean-Marc Daigle, voulant verbaliser la continuité de symétrie présente dans le résultat de la synergie entre les associés.

Il ne vous reste qu’à vous rendre au Moulin et d’essayer de déduire l’ordre de création. Les auteurs donnent un indice pour la première oeuvre basé sur « O ». Jean-François « enveloppe la forme O à l’aide d’une pellicule métallique polyhédrale qui sera par la suite… ». Jean-Marc, lui, donne naissance « à une proposition organique propre à sa démarche sculpturale formelle, c.-à-d., en métal et en bois… » Hé ! Hé ! Hé ! « O » est près de la porte. C’est à votre tour.

La matrice en argile originelle qui a servi de point de départ aux deux créateurs, vue sous différents angles

La matrice en argile originelle qui a servi de point de départ aux deux créateurs, vue sous différents angles

Un temps flottant dans l’espace : Armand Côté

En pénétrant dans la vaste salle Pierre-Beaudoin, les oeuvres figuratives stylisées du peintre Armand Côté nous accueillent. Armand Côté vit de son art depuis 30 ans. Graphiste de formation, il a développé une utilisation unique des médiums mixtes au cours des années. Statuons tout de suite sur l’évidence, Armand Côté est un peintre de grand talent, en recherche et en évolution continue. On ne risque pas de se tromper en disant que ses oeuvres sont élevantes, reposantes et qu’il est facile d’y entrer et de se promener un moment dans le tableau.

En grande partie autodidacte, récipiendaire de divers prix, dont le premier prix du festival d’été de Québec décerné par Albert Rousseau (1890-1982, qui était un peintre avant de devenir une salle).

La collection est présentée sous deux thèmes. Le premier donne son nom à l’exposition : Théâtres en couleur montre « des personnages qui nous racontent une petite histoire sur eux-mêmes », explique l’auteur. Une sorte de petit monde en soi, un tableau qui donne vie à un espace où le temps est contenu.

Tableaux esquisses, le deuxième thème, est une suite du premier qui compare « deux façons de travailler » confie le peintre ; la grosse différence étant les colorations amenées. Où cela va-t-il mener ? La réponse sera dans la prochaine exposition en avril à la salle Albert-Rousseau.

Le peintre Armand Côté devant son "Autoportrait".

Le peintre Armand Côté devant son « Autoportrait ».

On remarque dans un coin, un petit tableau qui semble regarder autour de lui en se demandant ce qu’il fait là. On reconnaît une interprétation d’un autoportrait à la sanguine de Léonard de Vinci. Théâtre en couleurs ? Tableaux esquisses ? Question sans réponse. Léonard aurait sûrement admis que c’est du beau travail.

L'autoportrait de Léonard de Vinci "amélioré" par le peintre Armand Côté

L’autoportrait de Léonard de Vinci « amélioré » par le peintre Armand Côté

Les Amis du Moulin 

Le Moulin La Lorraine n’a pas de subventions gouvernementales. Il peut compter sur la Fondation Lorraine et Jean Turmel, de dons d’entreprises, et sur les Amis du Moulin pour son fonctionnement. Pour seulement 35 $, on peut devenir un Ami du Moulin et ainsi contribuer à la survie et l’épanouissement d’un joyau culturel.

Des artistes chevronnés comme le peintre Armand Côté, François Fréchette et bien d’autres sont en vedette au Moulin. On peut consulter la programmation complète sur le site www.moulinlalorraine.ca

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