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Poésie nature à Saint-Benjamin

Par: Joffre Grondin

Régine Perras reçoit le premier prix, 100 $, du concours de poésie de Nicholas Giguère, poète animateur de la soirée.

C’est dans le cadre de la Route des créateurs que s’est tenue la deuxième édition de la soirée poétique à l’OTJ de Saint-Benjamin, sous le thème « Poésie nature » ce vendredi 28 septembre. La soirée mettait en vedette des poètes reconnus dans le milieu régional et provincial, mais également le talent poétique local. Une trentaine de personnes s’étaient rassemblées dans une atmosphère très conviviale.

On se rappelle que le concours, cogité par Nicholas Giguère et Jean-Claude Gagnon, était ouvert seulement aux résidants de Saint-Benjamin. Nicholas, le poète animateur nous a informés que le comité avait reçu 7 inscriptions, mais nous avons appris plus tard qu’il s’était accordé une licence poétique, car il n’y en avait que 6. Ce sera la saga du poète disparu.

En prenant en considération le fait que la municipalité compte 975 habitants, cela donne un poète par 162 habitants, ce qui est très acceptable finalement. En fait, on est persuadé qu’ils sont plus nombreux, mais il s’agit de les faire se révéler. C’est le défi qu’auront les prochaines éditions, mais n’anticipons pas et revenons à nos présents moutons.

Poètes invités

Nicholas Giguère et Berthier Guay sont de Saint-Benjamin, Hélène Bouffard de Lac Etchemin, Tallis Michaud de Saint-Léon-de-Standon et le tsunami poétique beauceron, Hugo Nadeau, de Saint-Zacharie. Jean-Claude Gagnon, l’abominable Homme des lettres et Denis Belley, le Bouddha d’Arvida, arrivaient de Québec.

Hélène Bouffard donne des ailes à ses paroles sur un fond sonore de Denis Belley, en mode attentif et introspectif

Les juges, par la voix de Nicholas Giguère, ont déclaré être « très contents de la qualité et de la diversité des textes » des participants, Clarisse Bolduc, Vincent Lessard, Régine Perras, Guy Morin, Fernande Loubier et Éric Guénette.

Le premier prix a été à Régine Perras pour ses poèmes La gratuité de la nature et Le réveil de la nature. La qualité des textes a convaincu les juges d’accorder des mentions spéciales à Éric Guénette et Guy Morin.

Tout ce beau monde a fait la lecture de leurs oeuvres. Les sujets étaient très variés, du sérieux au léger au franchement drôle. Jean-Claude Gagnon y a été de son harmonica, Denis Belley de sa guitare pour accompagner Hugo Nadeau qui avait inventé un verbe du nom perroquet, « je perroque, je perroque » disait-il.

Le bouddha d’Arvida, (dont le maître serait le dalaï d’Alma) , est lui-même une sorte de maître de l’absurde qui y a été d’un texte où il était question de quelqu’un dans la forêt qui « avait attrapé un boa constrictor mêlé au scandale de la constriction ». Le genre de texte où on n’ose pas rire trop fort pour ne pas manquer le prochain jeu de mots.

Tallis Michaud chante en français et en Abenakis. Un vrai florilège.

Tallis Michaud

Elle s’avance presque en dansant et parle et chante et ondule en s’accompagnant d’un tambour. Soudain, c’est un chant en abénaquis dont elle nous explique le texte et qu’elle livre d’une voix bien modulée, pure et juste, a capella. C’est en ré mineur, sans pratiquement faillir d’un comma. Vous pouvez vérifier si vous ne me croyez pas.

 Tallis M

Des personnes de l’assistance ont été invitées à lire leurs poésies, dont Claudette Bilodeau et Dolores Boucher. La qualité de leur poésie n’a absolument pas déparé la soirée.

Dolores Boucher a lu un émouvant poème sur sa mère, composé pour son 90e anniversaire de naissance.

Le plus important. Une belle ambiance et une audience très satisfaite de sa soirée. Longue vie à la soirée poétique.

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