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VILLAGE DES DÉFRICHEURS

La passe de l’écureuil

Par: Joffre Grondin

Le conseil d'administration du Village des Défricheurs tient son assemblée générale avec la gestionnaire Karine Vachon-Soulard et le maire Pierre Grenier en costumes d'époque.

Pour sa 22e assemblée générale annuelle, le conseil d’administration du Village des Défricheurs est plus que satisfait d’annoncer que se termine une autre année positive à tous les niveaux. La dette de 50,000 $ a notamment été réduite de 45,000 $, et ce, en trois années seulement. Le conseil d’administration a vraiment géré l’organisme de façon responsable et transparente. 

Madame Jessica Boutin, la gestionnaire a accompli un excellent travail. Sa remplaçante depuis juin dernier, madame Karine Vachon-Soulard, détient une maitrise en muséologie et elle a « à coeur le développement de notre organisme », comme l’affirme le maire et président du Village, Pierre Grenier. Il certifie aussi son sourire contagieux, son dynamisme et la qualité de sa gestion.

Examinons les activités, la clientèle, le budget, les objectifs, et ce que cet écureuil venait faire dans cette galère, comme écrirait Molière.

Activités très variées

Le Village a pris un virage jeunesse cette année et des activités sont maintenant offertes aux écoles sous forme d’ateliers de 45 à 50 minutes. On profite des journées familiales, qui sont des journées à thèmes (trucs de météo, fêtes d’autrefois), pour introduire les Chrono-Détectives pour les Sherlock Holmes en herbe.

Un peu dans la même veine, le Camp de théâtre patrimonial de deux semaines pour des étudiants fins primaire début secondaire affichait complet. Les efforts des participants ont été célébrés par un spectacle qu’ils ont donné au Théâtre du Ganoué.

Le nouveau conseil d'administration du Village des Défricheurs. Deux nouveaux administrateurs debout à gauche, Jimmy Giroux et Steve Pomerleau.

Certaines activités sont continues, comme les visites guidées, les différentes expositions au Manoir, le Jardin de Grand-mère et les énigmes de la Forêt Légendaire. Celle concoctée pour la fête d’Halloween a connu un succès phénoménal que les organisateurs ont hâte de reconduire en version améliorée l’an prochain.

La participation des Feux Follets au Café du Conteux sous la direction artistique de Pauline B Paré et Chantal Grenier est inestimable pour le Village et a connu un franc succès. Les soirées de contes et légendes seront de retour et la collaboration avec Harold Gilbert sera renouvelée.

Le concours de citrouilles géantes lors de la fête de l’automne a réuni 520 personnes et on a réussi à tirer trois éditions de la Gazette du Village des Défricheurs.

Achalandage et rétention

Il est intéressant de constater que les visiteurs proviennent à 60 % de Chaudière-Appalaches et de la région de Québec et à 37 % de la rive Sud avec un petit 3 % d’un peu partout et pour la publicité, la principale de loin demeure la recommandation par les pairs. Il n’est pas rare de revoir quelqu’un pour la troisième fois. Comme efficacité d’outil promotionnel, le dépliant est passé de 10 à 18 % comme moyen d’attirer les visiteurs. L’année 2011 a été la meilleure des cinq dernières années en terme d’achalandage avec 4964 visites. La proportion d’enfants demeure stable à 20 %, même si des efforts sont faits pour l’augmenter.

Budget

La gestion est serrée et efficace, nul doute là-dessus. Cependant, la gestionnaire, Karine Vachon-Soulard, résume très bien la situation : « les fonds amassés permettent tout juste le fonctionnement de base annuel de notre organisme et toutes les rénovations, salaires, projets de développement et autres restent à financer grâce à des subventions et des dons ». « L’entretien du village est un processus permanent », rappelle le maire.

Objectifs 2012 : bénévoles et bacon

Le Village fonctionne grâce à une impressionnante équipe de bénévoles. Pour éviter le cauchemar d’avoir un manque de deux personnes, une heure avant un événement, il faut stabiliser les équipes de bénévoles, un pas nécessaire dans la recherche d’efficacité. Cela contribue également à faire baisser la tension artérielle de la personne qui cherche lesdits bénévoles.

Pour le paragraphe bacon, il est facile de constater que le Village des Défricheurs est un site et un potentiel unique en région qu’il faut continuer à développer. Pour l’an qui vient, le maire rêve d’un « gros » commanditaire qui permettrait de non seulement survivre, mais de mettre de l’avant un des nombreux projets dont rêve un maire devant le foyer avec un verre de vin un soir d’hiver… sur une peau d’ours avec la mairesse.

La passe de l’écureuil

Il y avait la passe du chien qui tousse. Il y a maintenant la passe de l’écureuil. Dans la vie, il y a des choses qu’on trouve drôles… après. Et c’en est une. Dans ce cas-ci, on n’avait pas l’air d’être suffisamment après pour que monsieur le maire la trouve vraiment drôle. Il a quand même eu un petit sourire.

Expliquant les détails du budget, Pierre Grenier, en était dans les dépenses à l’item électricité. En comparant 2010 à 2011, il expliquait, avant que quelqu’un le demande, la grande disparité en électricité en coût des deux années : 4 229 $ comparés à 6 035 $, donc 1 806 $ de différence. Hydro Québec n’était pas en cause.

Le sous-sol avait été inondé, en hiver, pendant deux semaines. N’ayez crainte, qu’il a dit, « tout a été sauvé, on n’a rien perdu de nos collections ». Mais, poursuivit-il, on a dû faire fonctionner une génératrice pendant deux semaines avant de régler le problème. De là le montant supplémentaire.

Un peu penaud, même si ce n’était aucunement sa faute, il fait la lumière sur la cause. Le drain du Manoir était bouché. « Et quand on a débouché ça, il est sorti plein de morceaux de plastique », c’était un…

Il y a maintenant un grillage devant la sortie du drain. Pierre Grenier et Karine Vachon-Soulard ont pu retrouver le sourire.

Ce qui était arrivé est que la sortie du drain du manoir avait été choisie comme domicile par un écureuil qui avait utilisé tout ce qui était à sa portée, y compris le plastique du drain lui-même, pour bloquer cette arrivée d’eau qui nuisait à son confort. Peu à peu, il avait réussi à provoquer un phénomène de constipation intense. Presque incroyable. Mais c’est déjà arrivé. Ce n’est pas la première fois. Demandez autour de vous.

En anglais ils disent, The right man in the right place at the right time, mais en français on aime mieux « le bon écureuil à la bonne place dans le bon temps ». Dans quelques années, ça fera partie de la légende du Village des Défricheurs. On érigera un monument à l’écureuil, qui sait !

C’est ainsi que se termine une autre des belles histoires du Village des Défricheurs.

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Raymond Vachon

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