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« Le plus beau Noël de ma vie »

NOËL À LAMBEAU FIELD 2

Par: Joffre Grondin

Je vous avais promis que ce n'était pas pour les souris. Ce que c'est n'est pas loin, mais vous fera souri...re

Il y a très longtemps, plus de cinquante ans, un adolescent d’une quinzaine d’années commençait à s’intéresser au football américain, on ne sait pourquoi. Il y a évidemment le plaisir de découvrir, d’étudier et de finir par comprendre le jeu et ses stratégies. C’est une première phase. Avec la connaissance vient la capacité d’apprécier ce qui se passe et de développer des préférences pour une équipe en particulier.

Quand on est dans un pensionnat loin de chez soi, regarder une partie de football à la télévision avec des amis le dimanche après-midi, et en direct s’il vous plait devient un rare plaisir.

Avec les années, l’adolescent maintenant un homme, était devenu un fan des Packers de Green Bay. Esprit naturellement curieux, il en savait long sur le jeu, l’équipe, les joueurs, les statistiques, mais il y a plus. Une partie de football est un moment de détente, une façon de nettoyer les tensions de la semaine, de faire le vide et… tous les amateurs le savent, regarder une partie seul, c’est bien, mais la regarder une partie avec des amis est une autre affaire.

En fait, regarder une partie seul, c’est presque se priver, car c’est un événement qui a une dimension sociale. Il faut au moins être deux. Une partie de football a un rythme, des moments de pause pour faire des commentaires, des réflexions, des analyses, des farces et renouveler tout ce qui se mange et se boit. Deux, trois, quatre ou cinq personnes ensemble, c’est le bonheur.

L’ultime

Si vous avez la chance d’avoir une fille, et qu’elle regarde la partie avec papa, vous avez là un terrain commun, une communication, bref, une combinaison gagnante. Et c’est exactement ce qui est arrivé dans le cas qui nous occupe. La vie ne va pas toujours bien, et quelquefois franchement mal, mais elle fournit des compensations pour que l’équation soit balancée.

Et la vie se passe ; les petites filles grandissent et les papas vieillissent, mais les Packers sont toujours là.

En fait, ils sont là depuis maintenant 92 ans, dans la même petite ville sur le lac Michigan. Le premier stade qui datait de 1925 a été remplacé en 1957 par un stade tout neuf qui a été nommé Lambeau Field en l’honneur de Curly Lambeau, un des deux fondateurs de l’équipe.

Voici enfin les vedettes, Yves Charland et sa fille Marie-Claude, avec le Lambeau Field comme arrière-plan

Et nos deux adeptes des Packers avaient vraiment très envie d’en voir une « pour vrai ».

Si on allait les voir

On ne sait pas trop comment ça arrive, mais la vision s’installe lentement et le père mijote, mijote, et mijote et finit par parler à sa fille du projet. Si on allait les voir. Mais, c’est presque impossible. Tout est vendu d’avance.

C’était sans prévoir l’économie américaine, qui en battant de l’aile, a obligé certains détenteurs de billets d’abandonner leur privilège — contre rémunération adéquate, que voulez-vous — d’assister à l’une des 8 parties régulières de la saison au Lambeau Field. Et un miracle mineur se produit.

Bon, ce n’est pas vraiment un miracle, mais quand toutes sortes d’événements se synchronisent et nous fournissent une opportunité à laquelle nous ne pouvions que rêver, mais que nous avons, tout étonné, saisie, il est beaucoup plus court de dire que c’est « quasiment » un miracle au lieu d’expliquer que toutes sortes d’événements se sont synchronisés et… que Jim, le gendre, trouve deux billets sur internet.

Reprenons. Et c’est le quasiment miracle qui se produit.

En décembre 2011, on a en poche deux billets pour la partie qui opposera les Bears de Chicago — les adversaires ataviques — aux Packers de Green Bay, le 25 décembre à 7 h 20 PM, CST au Lambeau Field. Fébrilité, excitation, préparation, faut planifier les billets d’avion. On va voir les Packers, on va voir les Packers, on va voir les Packers. Ya ! Ya ! Ya ! Ya ! Ya !

Faut pas oublier, le Lambeau Field Atrium, l’accueil, est un bâtiment, mais le stade est ouvert. Décembre c’est froid. Il faut prévoir s’habiller. Le froid n’a jamais arrêté personne pour une partie, mais… Info, info, info. La température moyenne pour le soir du 25 décembre est de 17,6 degrés Farenheit, donc -8 degrés Celcius. Mieux vaut prévoir, en cas. Être gelé coupe la jouissance. Et on veut jouir au maximum. Ya ! Ya ! Ya ! Ya ! Ya !

Planifions

Comme la petite arrive à Montréal, ils conviennent de se rendre à Burlington, Vermont (quel état extraordinairement beau en paysages) pour voler jusqu’à Philadelphie, et de là, direction Chicago, pour ensuite prendre un jet régional de Chicago à Green Bay.

La magie agit

C’est au cours de ce vol régional, dans un avion de 50 passagers que l’ambiance, certains diraient la magie s’est révélée. En parlant avec une dame occupant le siège à l’arrière du leur, Marie-Claude — c’est le nom de la petite fille maintenant une femme — après avoir confié qu’elle et son papa allaient voir les Packers, demande innocemment à cette dame, qui vient de San Diego en Californie, s’il y avait d’autres gens dans cet avion qui allaient voir la partie.

La madame — je la vois, les yeux allumés, sourcils levés, un peu surprise — répond que… tout le monde dans cet avion va voir « the game ». Et, fait hors de l’ordinaire sur un vol, les gens se demandent d’où ils viennent et se font la conversation.

Entre l'aéroport et le stade, la distance est assez courte.

Tout ça avant même l’atterrissage. Le pilote avait un as dans sa manche.

Mais ça devra attendre à demain, alors que nous nous rendrons au stade très tôt, pour ne rien manquer. Ya ! Ya ! Ya ! Ya ! Ya !

C’EST À SUIVRE.

LA PARTIE 1 EST ICI : http://beaucemagazine.com/?p=5563

LA PARTIE 3 EST ICI :  http://beaucemagazine.com/?p=5606

 

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