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UN CONTE DE NOËL POUR NOËL Y’A RIEN DE TEL

Dans la grande chaîne de la vie, nous vous présentons…

Par: Joffre Grondin

Dubois Desbois transportant du bois dans les bois

DUBOIS, DESBOIS Coureur de bois (sans virgule)

Voici la non tragique histoire de Desbois Dubois, appelé par tous Dubois, Desbois dont le seul rapport avec Noël est d’être né et décédé un vingt-cinq décembre d’années non notées par l’histoire, que voulez-vous.

Sa devise, « Hêtre ou ne pas hêtre » tenait non du calembour, mais d’une déficience orthographique chronique qui, loin de le hanter toute sa vie, lui procura cette prestance gonflée à vide qu’affichent les têtes heureuses de toutes les civilisations qui nous ont allègrement menées au vingt et unième siècle sans aucune intention particulière.

Desbois était le fils adoptif de Yvan Dubois, commerçant de bois et de Pruche Dufresne, mégère à peine apprivoisée. La mère biologique de Dubois, Desbois, Framboise Frétillante fut dévorée par un ours en maraude alors qu’elle sortait de la tente de sa tante Bleuet Sauté.

Yvan Dubois, qui passait par là le lendemain, pas du tout par hasard, l’apprit de Veau Cracheur le malappris du village. Après le réconfort fourni par Bleuet Sauté, il sortit Dubois, Desbois des bois debout sur son voyage de bois, Desbois assis en bois, je veux dire en bas du voyage de bois.

Le petit Desbois, qui n’avait que six ans, n’avait déjà aucun talent. Il ne sut jamais comprendre le principe du nom et du prénom, ni de l’usage de la virgule d’ailleurs.

Inscrit à l’état civil comme Dubois, Desbois et à l’école comme Desbois Dubois, il peina trois ans en première année sous la tutelle de Mademoiselle Patience-Éva Paurée  pour finalement signer DD, graver en fait, parce qu’il ne le fit que trois fois au cours de son existence, sans raison particulière, sur des bouleaux dont la blancheur lui rappelait les rames de papier de son alma mater qu’il avait couverte d’un ardent scribouillage.

Incapable de saisir l’essence du commerce paternel, car il ne démêlait pas les essences ni le sens du bois, Desbois coupa court et reprit le chemin du bois.

Complètement perdu trois heures plus tard, ce fut Fleur des Bois qui cherchait du bois qui ramena Dubois, Desbois des bois où il s’était perdu. Sorti du bois en quelque sorte, il fut adopté par la tribu vivant dans le bois et de Fleur des Bois en particulier. Il se découvrit la vocation de ce qu’il appela coureur de bois et fournit toute sa vie la tribu en bois.

Jamais leur fils ne sut s’il avait pris le nom de son père ou le nom de sa mère. Par contre tous s’accordaient pour dire qu’il tenait de sa mère. On dit qu’il fonda Victoriaville où il vécut longtemps, heureux et apprécié. Il passa de vie à trépas un jour de Noël en fendant du bois. Ceux qui l’ont trouvé ont juré qu’il avait comme un sourire. Reconnu pour sa désarmante franchise, on l’appelait Robin des Bois-Francs.

C’est pas beautiful ça!

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