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« IL » EST REVENU

Par: Joffre Grondin

Gadoche, Gratia, la truite, Ludger et Monsieur Tanguay ont un gros party

En effet, Ludger Morin est revenu juste à temps pour la générale présentée hier soir par le Théâtre des Hauts-de-forme. Harold Gilbert signe écriture et mise en scène de la pièce « Le grand retour de Ludger Morin ».

Suite au décès du père de Ludger, le drame s’abat sur la bourgade de Roche Brûlée. Ces vingt-neuf comédiens de tous les âges, parfois tous en scène redonnent vie à l’accent beauceron d’autrefois à travers des personnages très colorés, Gadoche Duquet le quêteux, le personnage et l’interprète sont tous les deux excellents, Flavie l’amoureuse, Gratia, la couleuvre qui sait ce qu’elle veut, Albéric Laverdière, le beau-frère intense de Willie Thompson qui finit par croire que le ciel est en train de lui tomber sur la tête.

On ne peut tous les mentionner, car il faut vous les laisser découvrir, mais n’oublions pas Jolicoeur, l’avocat de Québec qui plaide pour la réparation de son essieu cassé, et qui fait battre le coeur d’une certaine jeune fille, Hormidas, le méchant contremaître, de même que beaucoup d’autres personnages qui meublent les rebondissements de l’intrigue et qui sont rendus de façon très crédible par les acteurs, souvent très jeunes.

Il faut le dire, Édouard Busque, joue Ludger avec brio.

Ludger et Flavie dans un sérieux tête à tête

On parle beaucoup d’amour. Amour perdu, amour recherché, amour idéalisé, amour qui s’est refroidi, etc. L’auteur, Harold Gilbert traite le sujet avec sérieux, joue avec les émotions sombres et légères, et infuse une bonne dose de réparties humoristiques dont les réactions de l’audience confirment l’appréciation : on rit.

Technique

La pièce est construite de plusieurs scènes de longueur variable, dont aucune n’est trop longue. Les décors, comme le précise l’auteur, « sont minimalistes », et ce sont les comédiens qui font les changements de décor. Il faut avouer qu’ils sont aussi efficaces à changer les décors qu’à interpréter leur rôle. Et les décors sont peut-être minimalistes, mais bien pensés et font ce qu’ils doivent faire, créer l’ambiance pour que le spectateur se concentre sur le jeu et le déroulement.

La bande sonore était en parallèle. Minimaliste et efficace. L’accordéoniste avait l’air de jouer pour vrai.

Dans certaines scènes, il y a beaucoup de personnages sur scène par petits groupes de discussion, et leurs dialogues doivent ressortir chacun leur tour pour ensuite s’atténuer, un peu comme dans un film où la caméra va chercher dans la foule les propos de certains groupes en passant de l’un à l’autre. Sans connaître la difficulté de la performance, c’est très bien réussi. L’effet est très agréable. On croit survoler la foule.

Et de plus, étant donné que c’était la générale, la performance ne peut que s’améliorer.

Hormidas, le méchant contremaître enlevant le pain de la bouche de Willie. Gadoche n'a rien pu faire.

Accent et applaudissements

Selon l’âge que vous avez, votre perception et votre compréhension de l’accent seront différentes. Cependant, les comédiens « sonnent » début vingtième siècle dans le Québec profond. C’était comme ça. Il y a encore des gens qui parlent pas mal comme ça. Rien de mal là-dedans.

Constatation

Après le premier tiers de la performance, l’audience a commencé d’applaudir entre chaque scène, jusqu’à la fin. On aurait dit que les spectateurs suivaient les marées montantes et descendantes d’émotions. On constate un plus.

Si vous voulez savoir qu’est-ce qui est arrivé au veau de Demrise et qui a gagné le concours de tir au poignet ultime, vous serez à la polyvalente Saint-Georges à 19 h 30 les samedis 5 et 12 novembre ou à 13 h 30 le dimanche 6 novembre.

Billets

Auprès des comédiens, à la Librairie Sélect, au 418 774-1981 ou encore au 418 228-9510

Raymond Vachon
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