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MOURIR DANS LA DIGNITÉ

Belle initiative de l’AQDR

Par: Joffre Grondin

Regarder la mort en face, tôt ou tard il faut le faire. Mieux vaut s'y préparer

La commission spéciale Mourir dans la dignité ne s’est pas présentée en Chaudière-Apalaches. On pourrait facilement insinuer qu’ils ont pensé que nous n’étions pas assez dignes, mais nous n’insinuerons pas. L’occasion était belle et l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, l’AQDR Beauce-Etchemins, l’a saisi et a décidé de tenir des journées pour démystifier la question et soutenir la prise de décision individuelle.

Après Lévis et Montmagny, la troisième journée se tenait à la Salle Paroissiale de Saint-Georges. Comme l’a présenté l’animateur, Éric Sedent, du groupe Ésorg, cette rencontre avait pour but de « comprendre la situation actuelle dans notre société en matière de fin de vie et ses impacts sur notre propre vie ».

Aidée de l’excellent Document de consultation de la commission spéciale, et après des extraits de conférences et des ateliers de 5 ou 6 personnes où l’on répondait à deux questions très précises, une plénière permettait de mettre en commun les vues des participants. Le tout mené avec la touche emphatique et délicate de l’animateur. Ceux qui ont participé à ce genre d’ateliers de travail connaissent l’importance de ce travail.

Des conférences et des termes à éclaircir

Différents conférenciers prestigieux ont fourni des réflexions et des études très fouillées toutes différentes, mais dans lesquelles un point revient : la définition des termes. Il faut savoir de quoi on parle. On déplore l’ignorance ou la confusion entre les concepts.

 Des termes

Il faut distinguer entre euthanasie, provoquer intentionnellement la mort ; le suicide assisté, aider quelqu’un à se donner la mort, actes qui sont illégaux au Canada et d’autres termes, qu’on pourrait presque qualifier de plus utiles, et qui sont légaux.

L’animateur, Éric Sedent, du groupe Ésorg

Des choses légales comme l’arrêt de traitement, pour maintenir la vie ; le refus de traitement, une personne peut refuser de recevoir des traitements pour la maintenir en vie.

Légales aussi, sont la sédation palliative, médication pour rendre inconsciente la personne ; la sédation terminale, même chose, mais jusqu’au décès.

Finalement, les soins palliatifs, qui sont des soins pour soulager la souffrance plutôt qu’à guérir et dont l’objectif est le confort de la personne.

Acharnement thérapeutique

Probablement le terme le plus connu et le moins apprécié. Ce sont des traitements intensifs au stade terminal pour prolonger la vie sans espoir réel d’améliorer son état.

Certaines choses sont très importantes

L’aptitude à consentir aux soins se comprend facilement, il faut faire les choses quand on est encore capable de les faire. Le testament de vie, les instructions que donne une personne concernant les décisions à prendre en matière de soins dans l’éventualité ou elle ne pourrait plus le faire elle-même.

Il y avait une écoute remarquable dans les ateliers... et des rires.

Laisser des instructions les plus précises possible sur ce qu’une personne souhaite est la meilleure manière de faciliter les choses pour tout le monde. Pour pouvoir faire respecter ses dernières volontés, il faut les faire connaître.

 Les questions (un peu résumées)

Dans quelles circonstances auriez-vous le sentiment de perdre votre dignité ? Quelles attentes avez-vous, face… à toute l’équipe soignante… à l’attitude de vos proches ? Quelles seraient pour vous les meilleures conditions pour terminer vos jours ? Qu’est-ce qui vous fait le plus peur ? Quelle est l’importance de faire connaître vos volontés et les conditions optimales pour vivre une fin de vie dans la dignité et le respect de vos volontés ?

 Les réponses

Elles furent belles, à ne pas en douter. De la mort idéale : «  Mort subite sur ma chaise à cent ans en me berçant sur la galerie » à la pire : « abandonné, inutile, seul, sans autonomie en mettant les siens dans l’embarras », tout a été couvert entre les deux.

Une journée pour entendre, partager et réfléchir. Les opinions se sont formées, ont changé ou se sont renforcées au cours de la journée

Le déroulement de la journée a été empreint d’une grande sérénité, avec de temps à autre des bouffées d’émotions, normales dans un tel contexte.

Hélène Morin, présidente de l'AQDR, à l'écoute dans un atelier

On ne peut que féliciter l’initiative de l’AQDR qui a su organiser cette journée. La mort est une des très rares choses dont on peut être sûr. Il faut s’y préparer dans la connaissance et le calme.

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