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Fête de l’automne au Village des Défricheurs

Par: Joffre Grondin

Y’en a pas un de pareil

En ce magnifique dimanche de septembre, à peine sorti du stationnement, on devrait peut-être dire à peine descendu de voiture pour faire d’époque, les yeux du visiteur sont accueillis par un panneau blanc, devant le magasin général, sur lequel il semble y avoir des petits objets. Barre à gauche toute. On s’approche. Ce sont des chalumeaux qu’on utilisait quand on entaillait les érables autrefois. Tous différents. Certains sont même en bois.

Arrêté avant d’être entré

On ne peut pas manquer de voir la vieille pompe qui date de l’an de grâce 1937. Les petits curieux s’avancent pour regarder le prix. Le compteur indique 0,42 $ du gallon impérial. !!!????  Quel était le prix du litre en ces temps bénis ? iPhone, application Conversions: 1 gallon impérial = 4,546 litres, utilitaires, calculette, 0,42 divisé par 4,546 = 0,9238891 $. Neuf cennes du litre. Viande à chien!  Note à moi-même, vérifier si c’est vrai.

Un petit coup d’oeil à droite avant d’entrer dans le Magasin Général. L’air heureux de son sort, le représentant des produits de la Ferme JN Morin, est assis derrière une table chargée de petits pots au succulent contenu. Du local en bocal. On retrouvera de ces produits dans les paniers que recevront les gagnants de différentes activités.

Il représente la Ferme JN Morin et il a l'air de de penser que lorsqu'on a de bons produits, c'est pas gênant!

Le tresseur de raquettes

En entrant finalement sur le site ce qui frappe sont les raquettes, soit accrochées ou sur une longue table. Finalement, une feuille accroche l’oeil et déclare « Yvan Bédard, Non-Voyant, Tresseur de raquettes ». Coup d’oeil à gauche, il est là. Un voyant qui passe à côté d’un non-voyant sans le voir. Faut le faire. Faut croire que c’est pas parce que tu vois que tu vois, si vous voyez ce que je veux dire.

En ce moment il explique à une dame que le bois est du frêne. De ses débuts, il affirme que on père lui avait dit qu’il ne pourrait jamais tresser des raquettes. Mais il ajoute : « J’ai une tête de cochon. Ça m’a pris trois mois à apprendre ». Sa première raquette lui a pris 2 mois. « J’aimerais bien avoir l’autre » l’a encouragé son paternel.

Aujourd’hui, il lui suffit d’une heure et demie pour tresser une raquette. 105 $ la paire. Il en a des petites, des grandes, des genres ovales, les bouts sont ronds. Ignorance totale quant à laquelle coûte 105 $. Si les raquettes vous intéressent, le Village des Défricheurs peut vous renseigner.

Le journaliste n’a pas eu à dire un mot. La dame a fait tout le travail ; elle ne m’a même pas vu. Merci madame inconnue.

Le tas de quelque chose sur le gazon

En allant voir les vieux moteurs, la tête me tourne sans m’avertir et mes yeux identifient deux personnes sur la galerie de la maison Veilleux.

La Maison Veilleux et Jennifer Ottaway

En me revenant, ils notent — les yeux — qu’il y a comme un tas de quelque chose sur le gazon. On a placé une couverture sur un banc avec des choses dessus et le reste a été éparpillé sur le gazon. La chose qui bouge à gauche est une personne sur une chaise. Penchée sur le banc, la personne écrit. Les moteurs vont attendre, on s’approche.

C'était pour montrer ce qu'était l'hiver. Au Burkina Faso, il n'ont pas compris. Mais regardez bien. Il y a toutes sortes de choses cachées dans cette peinture.

Après quelques instants de conversation avec Jennifer, elle pointe une peinture (qu’on pourrait décrire comme bleu et blanc) et déclare « C’est elle que j’ai apportée au Burkina Faso pour leur montrer ce qu’était la neige ». Regard fixe sur la toile. Incompréhension totale. Cependant, la personne est très sympathique. Un petit bout de film et on se dirige vers les moteurs antiques. Une autre chose à vérifier.

Les moteurs antiques

Anciens, vieux d’accord. Réservons le terme antique pour Rome, la Grèce et l’Égypte. E pur, si muove aurait dit Galilée, Et pourtant, ils tournent. Grâce à des amants de la mécanique, tous ces vieux moteurs ont été préservés et gardés fonctionnels. Comparés aux standards d’aujourd’hui, ils ne font pas le poids, mais tel n’est pas le point. Ils nous démontrent clairement le chemin que nous avons fait en si peu d’années.

N'oublions pas qu'ils fonctionnent tous!

Il faut s’imaginer un temps où chacun de ces moteurs était à la fine pointe de la technologie. Ce faisant, on peut mesurer les réalisations de ceux qui nous ont précédés en utilisant ce qu’ils avaient sous la main. Ils ont fait beaucoup avec peu.

Un maire, une vision

C’est en approchant de la Forge que l’on rencontre le maire du Village. Comme tout bon maire, il doit se préoccuper d’économie.

Au-delà du costume, Pierre Grenier consacre autant de temps que tout maire à la bonne gestion de son village.

La dette de 139,000 $ sera réglée l’an prochain. Les visiteurs rapportent 30,000 $ sur un budget de 110,000 $. La gestion des dernières années a été extrêmement serrée. Plusieurs toits et des trottoirs ont été refaits. Les bénévoles sont responsables en grande partie de la vitalité du Village.

Mais, le futur serait plus sûr si un mécène ayant une vision pouvait s’impliquer. La vision n’est pas donnée à tous, mais l’espoir est toujours permis. Il faut voir.

VOICI LA SECTION : J’AI VÉRIFIÉ

Prix de l’essence

On apprend sur le site plus bas, que de 1950 à 1973, le prix du gallon US de l’essence était environ 0,50 $, ce qui fait 0,13 $ le litre. On y apprend aussi qu’avant 1980, il ne dépassait pas 0,70 $, donc 0,18 $ le litre. Jusqu’à la fin des années 90, le prix ne dépassait pas 1,20 $, donc 0,32 $ du litre. Vérifiez sur le site suivant :

http://benoit-consommation.blogspot.com/2008/02/la-dmocratisation-de-lautomobile.html

Artiste-peintre Jennifer Ottaway

Une vérification avec une artiste-peintre nous apprend que la toile en question est un camaïeu, qui est selon Wikipedia « devenu synonyme de peinture réalisée avec les différents tons d’une seule couleur ». Dans ce cas-ci, l’évaluation est que l’artiste a « beaucoup d’imagination » et qu’il y a des visages et animaux cachés. Le plus évident étant, à gauche, un visage mécontent. Il y a plusieurs autres visages d’animaux que l’on peut discerner.

Jennifer Ottaway, c’est quelqu’un. C’est une personne hors du commun. Née d’une famille millionnaire de Toronto, se ramasser itinérante à Montréal, pouvoir acheter une maison avec une terre pour 350,000 $ sur l’île d’Orléans et finalement apparaître sur le parterre de la maison Veilleux à Saint-Prosper, il y a de quoi être surpris. Lisez son histoire ici : http://www.madame.ca/VotreVie/societeettravail/j-ai-ete-itinerante-n232333p1.html

Finalement

Trois petites filles avec leur papa. Son meilleur chef-d'oeuvre.

Au bout du compte, on y voit beaucoup de monde au Village des Défricheurs. À l’entrée du Manoir, l’artiste très polyvalent Yann Farley attendait dans la file. Nous l’avons croqué avec ses trois filles.

Trois chefs-d’oeuvre pour finir. Pas mal. Belle après-midi tout compte fait.

 

Raymond Vachon
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