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À LA POURSUITE DU VOTE PERDU

Par: Joffre Grondin

Votons avec sagesse

ÉDITORIAL

La démocratie ressemble à ces images qui sont dessinées en utilisant uniquement des petits points. Chaque point pris individuellement ne dit rien, mais en prenant du recul on voit apparaître l’image globale, le visage de la démocratie croqué sur le vif. Chaque élection montre un visage différent. Nos ancêtres ont décidé que c’est ainsi que la sagesse du peuple s’exprimait le plus efficacement.

Si chaque individu décide lui-même pour qui voter, au meilleur de sa connaissance, en étant intimement persuadé que sa décision est la meilleure, quelle qu’elle soit, la démocratie refleurira.

Quand on parle de démocratie, on parle de collectivité. Pour que la démocratie fonctionne, il est nécessaire que presque tout le monde vote. La valeur du vote repose sur le fait que le peuple dans son entier prendra la bonne décision pour la conjoncture du moment. Les raisons qui poussent le citoyen à voter pour l’un ou l’autre des candidat(e)s ne sont pas importantes en elles-mêmes, c’est le fait de les exprimer qui est important.

Les raisons qui ont déterminé le choix des individus sont toutes différentes, mais toutes sont bonnes, qu’elles soient futiles ou fouillées, longuement mûries ou prises sur l’impulsion du moment, qu’elles embrassent des idées profondes ou s’attardent sur un détail. Elles sont toutes nécessaires pour la validité du résultat global.

Les fins fins

Donner à certains individus une plus grande valeur que d’autres pour n’importe quelle raison est une perversion de la démocratie. Prétendre que quelques individus éclairés pourraient créer un meilleur système suppose que ces individus voudraient le bien de la collectivité.

Dans la pratique, ceux qui veulent le bien du peuple le prennent tout simplement. Il y a des gens puissants qui, sans le dire ouvertement, ne veulent pas de la démocratie. La situation est à leur avantage, alors pourquoi changer ? Les inégalités sociales grandissantes depuis 30 ans sont éloquentes.

Comment ça se passe

Entremêlé dans diverses proportions dans le discours politique, se trouve une partie d’information et une partie d’opinion qui veut convaincre. La prolifération des médias est telle que ce discours devient un tsunami où on veut convaincre les citoyens et où ces mêmes citoyens sont incapables techniquement de vérifier les différentes assertions. Certains adorent cette situation. Non seulement ils ont leur idée, mais ils adorent convaincre, ce qui va accélérer le processus qui mène à « overloader » les autres.

Il vient un moment où le citoyen décroche, souvent pour rester sain d’esprit. Se faire une idée rapidement et y tenir est la première façon de décrocher. Le problème se trouve réglé. Devoir fait. Tension disparue. Notons la popularité grandissante du vote par anticipation. La deuxième est de décider de ne pas voter.

Échanger ou convaincre

Échanger sur différents sujets est reposant et agréable. Convaincre, par contre, c’est amener quelqu’un à notre point de vue. Quand l’échange est teinté de « je vais te convaincre », ce n’est plus reposant et notre quota est vite atteint. Les gens se retirent d’une façon ou d’une autre.

Complexifier tous les enjeux et vouloir trop convaincre de tous bords tous côtés pour avoir le plus de votes a produit le contraire de l’effet désiré. La participation est en baisse constante. On a convaincu un pourcentage élevé de la population de ne pas voter, soit parce que c’est trop compliqué de décider ou que « ça ne changera rien de toute façon » ou pire « C’est tous des… ».

Pensons en tacticien

Une réflexion profonde d’un dixième de seconde permet de saisir que si vous ne votez pas pour eux, il est plus rentable que vous ne votiez pas ; ça fait un vote de moins contre. Une bonne organisation se chargera de faire sortir le vote de ceux du bon bord. Tous vont vous dire très sincèrement d’aller voter évidemment.

Dans une démocratie, chacun s’exprime par son vote.

À partir du moment où vous avez décidé de voter, vous vous êtes « acheté de l’ouvrage » comme on dit. Il vous faut au moins savoir pour qui voter. Et pour cela, il faut au moins une raison. On a entendu que travailler c’est trop dur, mais pour certains, décider c’est encore plus dur. Si « Je ne connais rien en politique, ça ne m’intéresse pas » vous décrit, voici la solution pour vous.

Il s’agit de savoir que la sagesse globale dépasse celle de l’individu. Écoutez ce qui se dit, prenez ce qui fait votre affaire. Si vous sentez que quelqu’un veut vous convaincre, méfiez-vous. Vous changez d’idée quand vous voulez. Votre conclusion sera toujours la meilleure. L’important est que vous donniez votre idée.

Le système ne repose pas sur vos épaules, il demande simplement votre participation pour fonctionner. Chacun doit ajouter sa pierre pour que le monument soit complété.

Et si ça ne marche pas

Si ça ne marche pas quand tout le monde donne son idée, il faudra changer de système. Depuis deux mille ans, on n’a pas trouvé mieux. Faudra se creuser le ciboulot pas à peu près.

 

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