Ajoutez ce site comme page de démarrage

Une première en Beauce, et Imax en plus.

Une Fondation créée par des jeunes à la Poly

 

Marc-Olivier Bourget-Lavallée, directeur du projet Poly-MAX 3D, André Roy, enseignant, Jean-Raphael Doyon, président du comité des jeunes de la Fondation

Le 23 décembre 2010, des lettres patentes créant une entreprise étaient déposées au registre selon la loi sur les compagnies du Québec. Ça se produit peut-être tous les jours, mais cette fois, ce n’était pas banal. Sous le nom AIDE AU DÉVELOPPEMENT MÉDIATIQUE POUR LES JEUNES DE LA POLYVALENTE DE SAINT-GEORGES, le numéro d’entreprise délivré officialisait la création d’une Fondation, monté par des jeunes et pour des jeunes du secondaire.

Débuté dès septembre, beaucoup de travail était fait, mais beaucoup restait à faire. Que s’était-il passé ?

De la brillante récupération

Ayant appris que la commission scolaire renouvelait un grand nombre d’appareils, l’idée a germé d’une Fondation qui pourrait récupérer ces appareils informatiques, cinématographiques et photographiques désuets, mais encore fonctionnels, pour les vendre aux citoyens de la région, les prêter ou les donner aux élèves dans le besoin.

Empruntons les mots de Jean-Raphaël Doyon, un élève associé au dossier comme président du comité des jeunes de la fondation. « Le but était de faire un groupe qui viendrait en aide aux élèves de notre polyvalente, autant sur le plan financier que sur le plan de l’apprentissage » en offrant tout ce qui peut aider à des activités rattachées aux domaines médiatiques, soit par prêts, soit par dons de matériel de tout genre, d’un appareil photo à un ordinateur, en passant par la caméra vidéo.

Un comité efficace et bien structuré

Pour arriver à structurer le projet, un comité est formé. Il se réunira en moyenne deux fois par semaine pour décider des différentes étapes du déroulement du projet et de l’organisation du travail. On note l’implication dans ce comité de onze jeunes et d’André Roy, professeur en art médiatique, du technicien en informatique Georges Morisset, et d’un directeur. L’appui du Service des technologies de l’information de la CSBE est assuré.

Georges Morisset, technicien en informatique. Le fond de couleur verte est choisi pour créer des effets spéciaux.

Toutes les propositions sont faites par le comité des jeunes cependant et sont uniquement axées dans le domaine médiatique, domaine incluant plusieurs métiers : on parle ici de sonorisation, photographie, cinématographie, infographie, du concept virtuel 2D, de l’animation 3D, etc.

L’indispensable matériel

La CSBE fait un don de cent ordinateurs de table ainsi que de trente portables. Grâce à l’aide inestimable de Georges Morisset, le matériel pourra être préparé pour la distribution. Il a fallu nettoyer, imager, réinstaller les applications, les mettre à jour,  défragmenter le disque, etc., sur chaque appareil. Chapeau !

Remonter un ordinateur, c'est du sérieux. C'est pas la concentration qui manque.

Le concours québécois en entrepreneuriat

Il s’agit d’une première en Beauce et dans beaucoup plus grand encore sans doute. La Fondation participe cette année au concours québécois en entrepreneuriat. Est-ce qu’elle pourra rafler la première place avec ce projet ? C’est possible. Ne serait-ce que par leur valorisation du sentiment de réussite et d’appartenance à leur école, les jeunes le méritent certainement.

La Fondation prévoit ainsi recueillir plus de 12,000 dollars.

Conception originale pour la Fondation

Le concours québécois en entrepreneuriat

Une fondation créée par des élèves du secondaire étant du jamais vu dans la région, l’ADMJPSG est inscrite au concours québécois en entrepreneuriat 2010-2011. Est-ce qu’elle pourra rafler la première place avec ce projet entrepreneurial ? C’est possible. Ne serait-ce que par leur valorisation du sentiment de réussite et d’appartenance à leur école, les jeunes le méritent certainement.

 

Voici le projet Poly-MAX 3DImax à la Poly. Ce pourrait être le titre d’un roman d’aventure jeunesse, mais ce n’est pas le cas. La technique 3D est connue à la Polyvalente de Saint-Georges. Un film d’une dizaine de minutes a été réalisé, film qu’on peut visionner avec des lunettes spéciales, polarisées horizontalement d’un côté et verticalement de l’autre. Oubliez les lunettes rouge et vert.

Comment IMAX est arrivé chez GRAPIM est une bien belle histoire.

GRAPIM (Graphisme et communication par l’image) est le « bébé » d’André Roy. Il s’y consacre depuis au moins une douzaine d’années et il a fait découvrir les professions médiatiques à un très grand nombre d’élèves et suscité des carrières tout en restant à la fine pointe de la technologie.

Plusieurs élèves sont déjà impliqués dans le bénévolat technique, soit comme caméramans, photographes, monteurs, en sonorisation, etc.  Et voici qu’entre en scène un jeune homme qu’André qualifie avec enthousiasme de « petit génie » qui propose de travailler sur la technique du 3D. Il s’appelle Marc-Olivier Bourget-Lavallée. En fouillant sur internet, il a appris, beaucoup appris. Le mot est autodidacte.

Et c’est parti. Une caméra 3D coûte environ 30,000 $ ; trop cher ! Aidé par le CIMIC pour la taille et le montage des pièces d’aluminium nécessaire, Marc-Olivier en « patente » une. Les deux caméras sont comme deux yeux qui « voient » en trois dimensions. Dans le projet Poly-Max 3D, deux de ces caméras doubles seront utilisées pour créer des films en trois dimensions.

Tout un bricolage! L'espacement des caméras est très important, c'est pourquoi une des caméras est à l'envers. L'image est ensuite retournée. Très astucieux

Il faut un écran spécial pour le 3D. Le débrouillard André s’arrange pour trouver une retaille auprès de la compagnie. Retaille qui fait quand même un mur complet. Le « vrai » écran très spécial qui sera installé à l’auditorium fera 12 mètres de longueur, frisant le 6 de hauteur, soit 40 pieds par presque 19 pieds.

Encore une fois la collaboration précieuse du CIMIC entre en jeu. Une structure en aluminium, articulée sera bientôt terminée ; les plans sont faits, le montage est en cours. L’écran sera à l’avant de la scène pour les projections. Par contre, l’écran de douze mètres se doit d’être reculé ensuite. C’est pourquoi la structure est articulée à l’aide d’un loquet, car l’écran 12m par 6 en entier devra pencher pour reculer — roulettes incluses — et passer sous l’éclairage pour aller se ranger contre le mur arrière de l’auditorium où il sera ancré. Quelle belle réalisation ? Bientôt près de chez vous comme ils disent.

Tout le reste a été adapté selon le même principe de « on se débrouille ». Les photos sont révélatrices.

On entend souvent des gens de pouvoir se déclarer navrés par l’état de l’éducation. Effectivement, collectivement c’est navrant. Par contre, en étudiant l’Histoire, on constate que ce ne sont pas des collectivités, mais des individus, quelquefois seuls, quelquefois avec une équipe, oeuvrant à l’intérieur d’un système tolérant, qui ont donné l’impulsion du changement pour avancer quelque chose de neuf, une autre façon de faire.

André Roy cabotine pour la caméra et le photographe plus rapide que son ombre le saisit... Les jeunes filles demeurent imperturbables. Connaissez-vous beaucoup de gens qui sont heureux comme ça le lundi matin à 9 heures cinq ?

Un bon jardinier vous dira comment sont importants le terreau, la lumière, les précautions prises pour que les plantes s’épanouissent. Ceux qui appuient et aident les réalisations de nos jeunes sont des facteurs aussi indispensables que le terreau et la lumière pour les plantes. Soyons fiers des réalisations de nos jeunes et bravo ! Bravo, dans le désordre, la Poly, André, Marc-Olivier, Jean-Raphael, Georges, le CIMIC et … la direction, sans laquelle rien n’aurait pu passer.

Intéressé par un ordinateur (125$) ou un portable (175$)?  Prix très modique. 418 228-5541, poste 4069

 

PBeauceville
CarteDanaki
St-Côme
Raymond Vachon
SHSartigan
CarteVetementsSevigny

Chercher dans les archives

Chercher par date
Chercher par catégorie
Chercher avec Google

Galerie photo