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Deux Beaucerons à travers les États-Unis

  
 
 
 

Simone Bernard et Viateur Quirion dans le parc Yosemite.

 

NDLR : Simone Bernard, que nous avons connue pour son implication dans la Corporation Artistes et Artisans de Beauce, a entrepris, avec son conjoint, Viateur Quirion, un voyage en Californie.  Précisons que Viateur a travaillé dans le domaine des communications un peu partout au Québec.  À notre suggestion, Simone Bernard  nous décrit leur périple.

 Par Simone Bernard

Depuis trois ou quatre ans, mon conjoint Viateur  rêvait…retourner en Californie, mais cette fois-ci en auto et pour une durée de deux mois environ.  Wow! Deux mois partis, laisser la maison pour une aussi longue période, ça m’effraie un peu, beaucoup même.  It’s a long long way from home

 Mais quand? 

À première vue, je serais partie en juin.  Pas question!  C’est trop chaud!  Septembre c’est décidé, mais pas plus tard!   L’hiver, la neige, faut penser retour fin octobre/début novembre.  Un  itinéraire du Club Automobile, un GPS, le cellulaire et un ordinateur pour donner et recevoir des nouvelles de la famille, sans oublier le plus important, des assurances au cas…voilà pour les préparatifs

Lundi, 13 septembre, la clé dans la porte, quelques vêtements chauds pour le retour et nous partons vers Sherbrooke pour les douanes à Stanstead.  Les premiers dix jours sont plus de la route.  Arrêts obligatoires : coucher,  essence et toilettes.  Comme nous coucherons environ cinquante fois, nous optons pour quelque chose de bien, mais pas de luxe.  Je pense aux punaises de lit, mais nous n’en rencontrons pas heureusement.  La plupart de nos hôtels ont déjeuners copieux et internet compris.  Habituellement une pause-café en après-midi et le souper, voisin du coucher si possible

Et la nourriture

Énormément de fast food , surtout près de nos hôtels et si ce sont des restaurants « ordinaires » les portions sont énormes.  Ce qu’ils appellent « entrée » est le plat principal chez nous.  Il faut que je raconte ce qui nous est arrivé dans un coin reculé.  Nous sommes dans l’Utah,  au milieu de l’après-midi et n’avons pas mangé depuis le matin.  2 restaurants dans ce bled.  Nous prenons le premier du bord, l’autre est une pizzeria.  3-4 personnes à une table, le serveur arrive et vient s’asseoir avec nous, s’informe d’où nous venons, parlons un peu de tout avec lui, garçon très amical. À un moment donné, je lui dis que je trouve les portions énormes dans ce pays.  Il commence à nous expliquer où ils s’approvisionnent en bœuf et en saumon, que tout est santé, etc. 

Après toutes ces informations, V. décide de prendre un steak  et moi qui ne suis pas très viande, je choisis une salade.  Tout est beau.  La viande de V. est un peu trop saignante, pas de problème, une minute de plus de cuisson et c’est parfait.  V. demande un café.  Ils ne servent pas de café régulier.  La facture arrive et je vois la « face » de mon conjoint s’allonger…96 $. Un steak (très bon en passant)  50 $ et ma salade 20 $.  Je ne me souviens plus si V. a pris une bière( nous sommes au Utah et la bière…)  et moi un 7 Up.  V. sort sa Visa.  Cet endroit ne prend pas de carte.  Viateur a un 100 $ dans ses poches, il lui donne et nous prenons la porte au plus vite!!!  Rendus à l’auto, nous réfléchissons.  Nous sommes-nous fait avoir ou sommes-nous naïfs?  Nous n’avons jamais vu le menu et personne n’a parlé de coût.  Plus tard dans la suite de notre voyage, lorsque, ex. une « entrée » dans un parc est un peu plus coûteuse…Bah!  Quand on peut manger un steak à 50 $ on peut bien se permettre cette dépense.  Sauf à cet endroit, sans faire de spécial, le coût total d’un repas se situe aux environs de 30 $ 35 $.  C’est la raison de notre surprise.  Nous sommes plus attentifs pour la suite.

 Et les couchers…

 Les Best Western et les Holidays Inn Express sont nos préférés.  Nous prenons des chambres  ordinaires.  Nous sommes à ces endroits pour la nuit seulement et repartons après le déjeuner.  Inutile selon nous de prendre quelque chose de luxueux.  Les chambres sont propres, lits confortables, déjeuners et internet compris.   Quoi demander de plus?  Nous payons entre 90 $ et 130 $ U.S. et si possible moins, mais rarement.   Il est arrivé à Pacifico, Californie, de payer 170 $ pour une très belle chambre avec vue sur l’océan.  On ne peut faire autrement.   En prime, l’eau du Pacifique dans la porte-patio.  Et le déjeuner n’est pas compris…Dans les grandes villes, il arrive souvent que ce soit coucher et internet seulement.  Nous ne réservons jamais notre hôtel pour le lendemain.  Nous sommes à l’aventure… nous pouvons décider de demeurer plus longtemps à un endroit.  La plupart de ces réservations se font par internet… devant l’entrée de l’établissement ou dans un Starbucks Coffee.

En couchant dans les mêmes bannières, on nous remet une carte-client et ce numéro nous « donne » presque  automatiquement une chambre.  Ce sont des trucs que l’on apprend en cours de route.   Pour certains de ces hôtels,  l’accès internet gratuit (code) est à l’endos de notre carte magnétique, impossible à ce moment de réserver sur le seuil de l’établissement ou dans le stationnement.

 À deux reprises, nous devons rouler quarante milles de plus à la noirceur dans les montagnes pour une chambre (nous avons raté une sortie) et une autre fois, 75 milles de noirceur aussi, sur une route en lacet avec la falaise qui descend vers la mer et des autos qui nous poussent, pas d’endroit pour doubler ni pour coucher.  Nous avons hâte de voir la fin.  Cette route est une des plus belles au monde, mais pas lorsqu’il fait nuit Pacific coast  highway.

  La banlieue de Los Angeles,

La famille.  V. avait 2 frères qui demeuraient l’un à La Palma et l’autre à Buena Park.  Les deux  sont décédés, mais il y a toujours les belles-sœurs,  neveux et nièces.  Et V. a travaillé plusieurs années en Californie pour General Telephone et avait sa maison.  De là l’idée de faire ce voyage en auto même si nous y sommes allés à plusieurs reprises en avion et pour moi, une première fois en auto au printemps en 1973.  Voyage de trois semaines au total avec mon auto, une Maverick.  Fallait être jeunes, dans une auto si peu confortable, pas d’air climatisé et surtout 3 semaines en tout.

 Le 27 septembre, le lendemain de notre arrivée chez Mireille, 115 F. environ 45 C.  record de température.  L’autre belle-sœur n’a pas ce « luxe »…l’air climatisé.  Elle vient passer un bout d’après-midi avec nous.  À quelques minutes de Mireille,  réside un couple, Louise et Gilles,  natif de Beauceville, comme Mireille.

 Une Beaucevilloise en Californie, Louise Cloutier, qui était bien heureuse de revoir Simone Bernard.

 Nous  passerons une dizaine de jours dans la banlieue, entrecoupés de sorties dont nous rendre à San Francisco. 

 Les neveux sont intéressés à savoir ce que j’ai aimé le plus, ma ville préférée.  Des villes, nous n’en visitons pas tellement.  Si nous parlons « centre-ville affaires », ils sont tous pareils : gros édifices et beaucoup de béton.  Mais je peux parler de la place laissée aux piétons dans les villes où nous sommes passés.

 Denver, Colorado

Très bel endroit pour flâner, section de rue réservée pour piétons, seuls les autobus autorisés et gratuits  peuvent y circuler et décor inusité : des pianos ici et là où chacun/chacune peut y jouer sa mélodie.   Et cet après-midi, record de température, 19 septembre, 96 F.  On nous parle au visitor center  d’un festival de la bière.  Quelle bonne idée par cette chaleur!  Après beaucoup de recherches  pour ce fameux festival…nous apprenons qu’il est terminé depuis quelques jours.

 

Salt Lake City, Utah

 Ville et État où les mormons règnent.  Si vous passez par l’Utah, faites un détour chez les mormons à Salt Lake.  Ils l’ont l’affaire!  Je ne parle pas de leur religion, L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, de leurs croyances, ni de polygamie. (Ils sont polygames, mais cet état matrimonial est défendu aux États-Unis comme au Canada).  Ils ont un quadrilatère « rempli » de toutes sortes d’édifices qui leur appartiennent et un spécialement pour la généalogie.  Ils n’entreprennent rien s’ils n’ont pas l’argent requis.  Tout est d’une propreté et d’une richesse exemplaires.  J’ignore combien chacun contribue monétairement à son église en plus du bénévolat que chaque fidèle accomplit  dans sa communauté. 

  Nous rencontrons Sister Rosenberg, une  belle jeune fille blonde peut-être début vingtaine, qui est en formation à Salt Lake pour un an et demi.  Elle vient de la Finlande.  Son frère est au Canada pour entraîner des jeunes au hockey.  Les jeunes mormons sont très visibles  à cause de leur habillement qui est démodé et très pudique.  Les dames sont à la mode, mais encore là « on n’en voit pas plus qu’il faut! »  On nous fait faire le tour de leurs principaux édifices, c’est immense et comme je mentionne plus haut très, très propre. Celui qui nous fait visiter me demande d’aller jeter un regard dans les toilettes pour dames.  C’est impeccable!  C’est immense!  Et pour compléter : elles sentent BON!!!

  La hiérarchie chez les hommes, ce sont des APÔTRES.  C’est un futur apôtre qui nous  « entreprend ».  Il nous fait faire le tour de plusieurs salles et étages, à un endroit, il y a des photos d’apôtres venant de différentes villes américaines, du Canada et d’autres pays, mais aucune photo de femmes.  J’en demande la raison.  Chez les mormons, comme chez les catholiques et certaines autres religions, les femmes sont à la maison pour élever les enfants…Et le futur apôtre nous raconte que lorsqu’il arrive chez lui, si ses enfants pleurent, il ramasse ses bâtons de golf et …part.  Chez les mormons, pas de gambling (même si quelques-uns disent le faire) pas de caféine, d’alcool, de tabac, etc.   Les couples vivent l’un pour l’autre, etc.  Dernier point.  Pour trouver une adresse dans Salt Lake, tout part du TEMPLE .  0 Temple West, 0 Temple South etc.  Très facile de s’y retrouver.

 Kansas City, ville située en partie dans le Kansas et le Missouri.

Quel merveilleux centre-ville!  Tout ça grâce en grande partie à Hallmark (les cartes).  J’imagine cet « espace » dans le centre-ville de Saint-Georges sauf que je ne sais pas trop où situer ces installations.  Nous cherchons un visitor center et le GPS nous amène chez Hallmark  « Cent ans d’histoire ».  Très intéressant avec un échantillonnage de toutes leurs créations. 

 Ce n’est pas ce que nous cherchons, mais ça vaut le détour.

 

 Ce sont les villes que j’ai aimées, mais d’autres s’ajouteront tout le long du voyage.    Je nomme les principales.

 

  De Los Angeles vers le nord…

Des émissions de télévision ont porté le nom de certaines villes de la côte ouest qui ont fait rêver beaucoup de personnes : Santa  Barbara, Alerte à Malibu.  De très beaux endroits situés sur les plages du Pacifique.  Un peu plus loin, Solvang avec ses maisons de style danois, vient ensuite Andersen célèbre pour sa soupe aux pois.  Et puis Carmel, ville où Clint Eastwood fut maire.  Quel calme dans cette ville!  Ville remplie de Galeries d’art.  

 Rien après 21 heures.  Nous n’avons pas encore mangé, nous arrivons de nos 75 milles de noirceur…Nous allons à la station-service chercher notre souper.

 

 San Francisco, Californie

Très beau coup d’œil : Pour le paysage tout en côtes, la végétation, l’architecture, etc.  Mais les côtes, les rues en pentes, les nombreux escaliers me donnent des problèmes à un genou (Grosse surprise pour ce bobo). En même temps, nous visitons Alcatraz qui est devenue un parc national.  J’imaginais cette prison très éloignée de la terre, mais non.  Un bon nageur peut atteindre la terre ferme si les requins sont végétariens.  On dit qu’il y eut plusieurs évasions, mais aucune n’a réussi.

 Mon conjoint me dit : Tu dois essayer le câble, car.  C’est plus qu’une attraction touristique.  Mais il faut y aller même si j’ai eu la peur de ma vie.  C’est un petit autobus (genre tramway) qui monte et descend les côtes en ligne droite sur des kilomètres.  Ma description très rudimentaire : 2 personnes le « conduisent », un chauffeur et un « freineur ».  Imaginez Beauceville côté Est, vis-à-vis du pont, des pentes très accentuées, des plats, des pentes, etc. sur des kilomètres.  Je suis debout à l’arrière, à l’extérieur, mes bras font deux fois le tour du poteau tellement j’ai peur et je suis gelée.  Et pour m’énerver encore plus, 5-6 jeunes adultes s’excitent lorsque le « freineur » ralentit aux intersections, le mécanisme fait un bruit d’enfer.   Parvenu au bas de la côte, ce tramway s’arrête sur une plate-forme circulaire en bois et il est tourné à « force d’hommes ».  Ma peur remonte à un accident d’autobus scolaire dont les freins ont lâché dans une côte à Beauceville.  Pour plus de détails sur le câble, car voir sur Google, Cable car, San Francisco.

 

 Ozona, Texas

Au déjeuner, tous les téléviseurs de la salle à manger sont ouverts, tous à la même chaîne, et tous les yeux sont rivés sur un écran ou l’autre : ALERTE MÉTÉOROLOGIQUE, une tornade est annoncée et sur notre trajet.  C’est sérieux!  Une couple d’heures plus tard, la sirène.  Pour les habitués, ce signal signifie que la voie est libre, la tornade a changé de trajectoire.  OUF!

 Houston, Texas

Samedi fin d’après-midi.  V. relaxe dans un Starbucks  Coffee.  Il se détend avant de se lancer dans la meute comme il dit.  WOW!!! 6 voies, 140 km/h et plus.  À cette vitesse, je m’attends à tout.  Dans mon journal de bord, j’écris aux miens ce soir-là que nos mères et mes beaux-frères devaient être assis sur les nuages pour nous protéger…  Je peux dire qu’au Texas ça roule!!!  80 milles /h.  Mais est-ce respecté???  L’autoroute 10 est droite, très droite, mais aussi très ennuyante!!!

Un moment de détente pour Viateur.

  

*Nouvelle-Orléans, Louisiane.

Très belle ville qui a goûté à plusieurs actes de la nature, dont le dernier KATRINA.  (Le plus haut poteau bleu indique le niveau de l’eau.) Nous logeons dans le French quarter  au Holiday Inn.  Très agréable, très coloré  comme ville.  Très, très humide : le Mississippi, le golfe du Mexique et le lac Pontchartrain entourent cette ville.  Certaines parties de la ville sont à six pieds sous le niveau de la mer.  Plusieurs maisons sont sur pilotis, d’autres sur une élévation de terre.   Les  gens disent que le gouvernement s’est empressé de reconstruire le quartier français à cause des touristes et très lent pour les autres parties de la ville. 

 

Les poteaux bleus indiquent la hauteur de l'eau lors de l'ouragan Katrina.

Maison sur pilotis

Nous sommes là peu de temps avant l’Halloween et pour trois couchers.  V. a lu il y a longtemps que la rue Bourbon est un incontournable. Il faut y aller le soir, c’est une cacophonie épouvantable!!!  Imaginez une rue sur plusieurs kilomètres fermée à la circulation sauf pour les véhicules d’urgence avec des restaurants, des  bars, des clubs érotiques et des espaces en plein air où chacun peut y aller avec son talent musical.  Il fait chaud, toutes les portes et fenêtres sont ouvertes et chaque commerce a son groupe, son band et naturellement pas le même style.  Les gens se promènent dans la rue avec leur verre de boisson.  La police est très présente, à pied, à cheval, en quatre roues, en moto et en auto.  Et cette animation continue jusqu’à 7 heures a.m.  Nous soupons 2 fois sur cette rue.

  Le premier soir, nous mangeons sur le balcon d’un restaurant.  Je ne pensais pas être capable de manger dans un tel vacarme.  À mesure que le temps passe, on s’habitue!  La fois suivante, la température est un peu plus fraîche, c’est à l’intérieur d’un autre resto au 2e étage.  Cette fois-ci je mange un peu plus exotique : entrée, quelque chose aux crevettes (je n’ai pas aimé) les crevettes au complet sans oublier les pattes dans une sauce …ensuite je choisis de l’alligator en saucisses.  Finalement la présentation ressemble à un hot dog à l’alligator et comme dessert,  pouding au pain.

 Et à part la chaleur, il pleut très souvent, pas longtemps, mais lorsqu’il pleut, il pleut.  L’humidité se comprend.

 Las Vegas. Nevada.

Las Vegas est une ville artificielle.  Nous y sommes allés à quelques reprises.  J’ai déjà « investi » 20.00 $ dans les casinos…cette ville ne m’intéresse pas.  La Statue de la Liberté côtoie la Tour Eiffel et le Pharaon.   Nous y couchons  à 2 reprises pendant notre voyage.  C’est à Las Vegas que notre Céline nationale fait salle pleine à tous les soirs  et que Le Cirque du Soleil présente depuis plusieurs années différents spectacles.  À cause de ces productions, plusieurs Québécois résident dans cette ville avec femme/ conjoint et enfants.

 En dehors de la Strip, ( rue des hôtels) il y a une vie normale avec : maisons unifamiliales, écoles, épiceries, cinémas, hôpitaux, etc.

 

  Tupelo, Tennessee

Ville où Elvis Presley est né.  Nous pensons tous que c’est à Memphis, mais non, c’est à Tupelo.  Très  petite maison.   Quelques années après sa naissance, la famille déménage à Memphis

La maison où est né Elvis Presley et la plaque que l'on peut lire.

L’Utah et ses parcs :

 Arches Park, Brice et Zion sont des parcs nationaux naturels, des canyons très différents l’un de l’autre, soit la couleur des rochers, la forme, les arches et aussi l’âge de ces pierres.  Ils sont la suite de nos Rocheuses et se continuent avec le Grand Canyon.  Ce dernier, le Colorado coule au fond de ces précipices.  Il est défendu de s’aventurer à pied dans ces parcs sans équipement, i.e. de l’eau en quantité, de bonnes chaussures, un chapeau, un bâton de marche, demeurer dans les sentiers, attention aux animaux sauvages et autre avertissement, ne pas s’aventurer seul!

 

Photo de l'un des arbres dans le parc Muir, en Californie

Viateur devant un arbre dans le parc Yosemite

   En Californie

Les parcs Muir et Yosemite sont mes préférés.  Les arbres m’attirent plus que les pierres.  Ce sont des séquoias qui mesurent jusqu’à 250 pieds de haut et peuvent vivre 600 ans.

  À  savoir…

Impossible de faire le plein avec une carte de crédit dans certains États de l’ouest sans entrer à l’intérieur et  montrer notre passeport ou une carte d’identité. On demande le code postal à la pompe. Le nôtre a  six cases, le leur, cinq…    Aux restaurants, hôtels, etc, pas de problème.

 Les vêtements…

Comme toujours, nous en apportons trop.  Et ils doivent résister à la laveuse et à la sécheuse.  Tous les hôtels où nous logeons sont équipés de salle de lavage.  Les coûts et la grandeur des appareils varient d’un établissement à l’autre et le prix n’est pas en fonction du format.   Souvent le temps de séchage alloué n’est pas suffisant pour une « brassée »  il faut rajouter une période complète, ce qui est trop. Il en coûte au maximum 2.00 $ par appareil, mais par.0.25.  En Nouvelle-Orléans, il me manque 0.25 pour le 2e séchage qui est de 1.25 $.  Je « mesure » mes 0.25 CAD.  Avec  les 0.25 US. Ils me semblent égaux.  (Notre chambre est au bout du monde pour retrouver V.)  J’insère mon 0.25 cad. Aussitôt entré, aussitôt ressorti!!!   Quelle insulte!

 Puis la température…

Jusqu’à la fin d’octobre, j’ai toujours mes « gougounes » et ce n’est pas par bravade.  En Arizona, à Flagstaff, il y a de la neige en bordure de la route et lors de notre entrée pour coucher, il grêle.  Nous sommes dans les montagnes.  Le lendemain à Phoenix, nous revenons en été.  Nous enlevons nos vêtements légers à l’Halloween, à Nashville, Tennessee et je remise mes gougounes jusqu’à l’été prochain.  Il y a beaucoup d’écarts de température comme être à 35C à midi et nous retrouver à 9C en fin d’après-midi.  Nous faisons en moyenne 500 km par jour.  Les variations de température s’expliquent par le niveau d’altitude où nous sommes.  Il aurait fait très chaud si nous avions fait cette virée à l’été…

 À ce temps-ci de l’année, plus nous montons vers le nord, plusieurs endroits sont fermés.  Un vignoble en Virginie, un château dans un autre endroit…

 Je n’ai pas parlé…

 Des milles de plages de sable blanc le long du golfe du Mexique.  De l’eau très chaude de ce golfe, des maisons et arbres ravagés par  les ouragans et les tornades dans cette partie des États.  Ni parlé de Hoover Dam , du pont à cet endroit qui enjambe le Colorado, pont qui sera ouvert le lendemain de notre passage   Je n’ai pas parlé des bayous en Louisiane, de… de…de…et de…il y a tellement à raconter.

 

Maisons et arbres ravagés dans le Golfe du Mexique

 Le retour…

Nous revenons au Canada par le Maine /Amstrong.  En arrêtant aux douanes canadiennes,  l’agente demande depuis quand nous sommes partis.  13 septembre.  Des petites cloches ont dû sonner dans sa tête. ( 2 mois partis….ils doivent avoir plus que ce qui est permis!!! ) La veille, nous sommes allés sur le site de Douanes Canada.  Nous savons que nous sommes « blancs comme neige ».  Elle questionne et nous répondons.  Elle parle de notre auto neuve (elle ne voit pas le logo de Hyundai Beauce à l’avant) sûrement achetée aux USA si nous lisons dans sa tête.  V. répond : Pas si neuve que ça, nous sommes allés au garage!  Et v’là le questionnement suivi de notre étonnement.  La pièce de 400 $ mise dans notre auto doit être déclarée…!!!  Et à travers ses questions, il y a quelques fois des secondes de réflexion de notre part, 2 mois partis,  pour cette dame et n’avoir rien acheté, c’est louche.  J’aurais bien aimé revenir avec des produits originaux, mais ce n’était que du made in China.

  Après ce petit interrogatoire, on nous fait avancer et ranger sur le côté.  2 agents sortent gantés avec une table à « 2 étages ».  Nous attendons à l’écart et la fouille commence.  Tout y passe et se retrouve sur la table.  On vérifie l’intérieur, le plafond, les coutures, notre sac de linge sale, etc.  Le plus drôle dans tout  ce branle-bas, nous avons 2 bouteilles de vin et une bouteille de rhum.  Ces achats sont mentionnés à l’agente.  Lorsque ces messieurs terminent leur inspection, l’un demande à V.  Où est le rhum?  V. arrive à l’auto et donne le rhum placé simplement sur le siège arrière…Ces agents se sont acharnés à trouver ce que nous n’avions pas.  Ils ont tout remis en place et nous repartons.  * Mes quelques achats se sont faits dans des Visitor center. À ces endroits, il y a un peu de «local ».

 Ce que j’ai détesté…

La vitesse sur les « freeway »  Notre vitesse moyenne que ce soit V. ou moi se situe  la plupart du temps à 130-140 km/h et plus…  À 110-120 km/h, nous nous faisons pousser.  Les policiers sont partout.   Nous sommes très surpris de ne pas récolter de contraventions ou d’en trouver une ou plusieurs dans notre boîte aux lettres.  À plusieurs endroits, la vitesse est surveillée du haut des airs.

Les camions-remorques sont très présents, trop présents.  J’ai la frousse lorsque je les aperçois dans le rétroviseur.  Ils occupent 2 voies de large assez souvent, comme s’ils coursaient et peut-être est-ce le cas.   Pendant quelques minutes, rien en avant, rien en arrière et puis ça recommence.  Et V. dort.

 Analyse…bilan

Est-ce que j’ai trouvé ces deux mois trop longs?  Moi qui au début, imaginais ce voyage sans fin…interminable.   Non, je n’ai pas vu le temps passer, trop à voir et avec les communications aujourd’hui, il n’y a plus de distance.  Nous avons eu l’occasion de parler aux enfants grâce à Skype presque tous les jours, recevoir et donner des nouvelles à nos frères et sœurs.  Les amis envoyaient des courriels nous parlant de la pluie, du froid.  J’ai su plus tard que plusieurs avaient sorti leur carte des États-Unis et nous suivaient tous les jours.  Ils faisaient le voyage avec nous.  Nous avons eu plus de contacts avec les nôtres pendant cette période que lorsque nous sommes à la maison.  Étaient-ils  inquiets?

 Ce que nous modifierions si…

 Être plus informés sur chacun des États où nous sommes passés.  Nous avons raté plusieurs centres d’intérêt parce pas assez préparés.

  Environ 19 000 kilomètres.  Plus d’une vingtaine d’états,  en faisant  le centre des États-Unis pour aller et revenir par le sud à cause de la possibilité de neige.

Merci à la vie, rien de négatif, des anecdotes à raconter…Et je repartirai(s)…     It’s a long long way from home…

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