Ajoutez ce site comme page de démarrage

Mythes et légendes amérindiennes au Centre Marie-Fitzbach

Hugues Nolet-Voyer, Solange Gingras, André Giroux et Michel Chouinard vous invitent à leur exposition intitulée « Mythes et légendes amérindiennes », présentée au Centre d'art et d'exposition de Saint-Georges, au troisième étage du Centre culturel Marie-Fitzbach.

Hugues Nolet-Voyer, Solange Gingras, André Giroux et Michel Chouinard vous invitent à leur exposition intitulée « Mythes et légendes amérindiennes », présentée au Centre d'art et d'exposition de Saint-Georges, au troisième étage du Centre culturel Marie-Fitzbach.

 

Par Yvon Thibodeau

Parmi les quatre expositions qui se déroulent présentement au Centre d’art et d’exposition de Saint-Georges, l’une d’entre elles « Mythes et légendes amérindiennes », compte certainement parmi les plus prestigieuses qui furent présentées en ces lieux. Las amateurs d’art et d’histoire seront ravis de pouvoir contempler une trentaine d’oeuvres, fruit du travail de quatre artistes de la région.

Parmi ces derniers, le sympathique André Giroux, qui réside à Saint-Prosper et qui se décrit comme étant un « sculpteur de la nature ». C’est au cours de l’été 2000, lors d’une visite au Symposium de sculpture de Saint-Georges, qu’il fit la connaissance de Maurice Harvey, artiste professionnel de Saint-Jean-Port-Joli, qui avait obtenu un contrat afin de sculpter l’immense totem du Parc-des-Sept-Chutes.

 

Jeudi dernier, 135 personnes ont assisté au vernissage des cinq expositions présentées par des artistes de grands talents. Les artistes furent à même de fournir une foule de renseignements aux personnes désireuses d’en connaître plus sur leur travail.

Après s’être inscrit à quelques cours afin de perfectionner son art, celui qui compte parmi ses ancêtres des membres de la Nation huronne et algonquine a développé une forme d’art assez inusitée, qui consiste à sculpter les racines d’arbres qu’il trouve sur le lot à bois qu’il possède, tout en s’inspirant de légendes autochtones. D’où lui vient cet amour de la nature? « Mon père a toujours été en contact avec la nature, s’étant livré au trappage d’animaux sauvages durant toute sa vie. Il m’a légué cet héritage qui faisait en sorte que la passion qui l’habitait s’est transmise dans mes gênes, ce qui a toujours guidé ma vie », m’a confié avec fierté le fils de Léo Giroux, qui est depuis parti, comme son fils me l’a dit, rejoindre ses ancêtres.

Quant à Hugues Nolet-Voyer, petit-fils du compositeur d’opéra J. Ulric Voyer, il est natif de Saint-Romuald et possède son atelier de peinture à Beauceville. Lui également peut se targuer d’être un descendant d’amérindien, puisque dans ses veines coule du sang iroquois. Peintre autodidacte, il compte plusieurs centaines de tableaux à son actif, et il lui arrive de restaurer des fresques d’églises ou des tableaux précieux qu’on lui confie. Il a participé à plusieurs expositions, solo ou de groupes, un peu partout au Québec et même en Europe. Deux de ses oeuvres furent sélectionnées pour faire partie du livre « La Beauce en peinture », et il a aussi agi en tant qu’enseignant.

Le Grand Chef Guy Frigon en a profité pour remettre à Hugues Nolet-Voyer, une plume d’aigle en guise de remerciement pour perpétuer la tradition autochtone, notamment en présentant une exposition comme celle présentée dans notre ville.

Trente et une oeuvres d’inspiration amérindienne font partie de cette exposition. Soit 17 peintures sur peaux de chevreuils, trois superbes meubles sur lesquels l’artiste Hugues Nolet-Voyer a peint des scènes magnifiques, ainsi que onze sculptures sur souches, réalisées par l’artiste André Giroux. L’art amérindien et les sculptures sur souches, oeuvres du trio Danaki et d’André Giroux, plairont assurément à tous les visiteurs, autant par leur beauté que par ce qu’elles peuvent nous enseigner sur la Culture autochtone.

La tradition amérindienne comporte plusieurs mythes et légendes, et André Giroux se fait un plaisir de vous faire partager ses connaissances sur le sujet, notamment en vous expliquant ce que signifie ce regard mystique.

André Giroux pose fièrement devant son oeuvre « Neptune ». Que de sagesse dans ce visage, que l’artiste a fait ressortir de la prison de bois qui le retenait.

L’artiste peintre Lise Veilleux et son époux semblent fort bien apprécier les informations que leur transmet le sculpteur André Giroux.

Depuis quelques années, il peint également sur des meubles, selon une technique qu’il a développée et qui donne à ses pièces un attrait et une finesse comme on en voit rarement. Ceux qui se rendront visiter son exposition y découvriront une nouvelle forme d’art, qui a vraiment soulevé mon étonnement lorsqu’on m’en a livré le secret. Le Beaucevillois d’adoption peint également sur des peaux de chevreuils recyclées, préparées pour cet usage par deux autres artistes de la région, soit Solange Gingras, Huronne, et Michel Chouinard, Abénaquis, résidant tous les deux à Sainte-Rose de Watford. « Mon but consiste à marier l’art amérindien avec le travail d’artiste de métier », nous confie Hugues Nolet-Voyer, très fier d’ajouter à son nom de famille celui de sa mère.

Solange Gingras est née à Notre-Dame-de-Montauban, sur le bord de la rivière Batiscan, dans le comté de Portneuf. En l’an 2000, elle se joint à une communauté autochtone du nom de « Clan du Chevreuil », où on lui a appris l’art de la fabrication des tambours, en se servant de babiche et de peaux de chevreuil. Quant à son conjoint, Michel Chouinard, ses ancêtres demeuraient à Saint-Victor, mais lui-même a passé la majeure partie de sa vie dans la région du Mont-Mégantic. Il est depuis quelques années revenu s’établir en Beauce. Très jeune, son oncle Aimé lui a appris à chasser et à trapper, lui faisant même rencontrer un certain Georges Nicholas, un amérindien qui tannait des peaux d’animaux et confectionnait des raquettes et des tambours. De son père, il a appris la survie en forêt, le jardinage et tout ce qui a trait aux plantes médicinales.

N’étant pas fait pour oeuvrer dans le monde des affaires, après une dizaine d’années il oriente sa vie vers la spiritualité, ce qui le porte à enseigner ce qu’il a appris aux personnes qui désirent en connaître plus et qui sont intéressées par la tradition amérindienne. C’est ainsi qu’un jour, la Providence mit sur la route de Solange et de Michel le peintre Hugues Nolet-Voyer. De là naquit l’association que ces trois descendants d’Autochtones formèrent et qui porte le nom de Danaki.

Cette magnifique pièce sur laquelle on peut voir l’empereur Napoléon Bonaparte dans une pose qui lui est familière vaut à elle seule le déplacement.

L’exposition « Il était une fois…des insectes et des hommes », présentée en collaboration avec l’Insectarium de Montréal et les Amis de l’Insectarium.

« Le Monde à tes pieds », exposition de photographies présentée par les élèves et professeurs du Cégep Beauce-Appalaches.

La boutique du Centre d’art vous permet d’acquérir des oeuvres réalisées par des artistes et artisans de chez nous, à des prix très abordables.

Plusieurs autres expositions se poursuivront au Centre d’art et d’exposition jusqu’au 10 avril, notamment « Les plans de la ville », présentée par Hugo Nadeau et Marylou Fortier. «Le Monde à tes pieds», exposition de photographies présentée par les élèves et professeurs du Cégep Beauce-Appalaches. « Il était une fois…des insectes et des hommes », en collaboration avec l’Insectarium de Montréal et les Amis de l’Insectarium. Également, le collectif d’arts visuels, exposition de peintures par quelques artistes faisant partie de la corporation Artistes et Artisans de Beauce.

Toutes les photos sont d’Yvon Thibodeau

CarteDanaki
St-Côme
Raymond Vachon
SHSartigan
CarteVetementsSevigny
PBeauceville

Chercher dans les archives

Chercher par date
Chercher par catégorie
Chercher avec Google

Galerie photo